Impact de Montréal

«Nacho» Piatti peut enfin jouer

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On ne peut pas dire qu’Ignacio Piatti connaît une saison 2019 à la hauteur de ses attentes.

Voyez le reportage de Nicolas A. Martineau dans la vidéo, ci-dessus.

Le vétéran de 34 ans n’a participé qu’à neuf parties de MLS en raison de trois blessures qui lui ont fait rater un total de 22 rencontres.

«Je n’ai pas joué beaucoup de matchs cette saison et je viens d’en jouer deux en quatre jours, donc c’est bien», a-t-il avancé jeudi matin.

On comprend que pour un homme qui mange du foot, rester à l’écart est un véritable supplice.

«Cette année, ç’a été difficile pour moi mentalement avec les blessures. J’ai toujours continué d’aller de l’avant pour cette équipe.»

Nacho devait avoir congé ce week-end, histoire d’être d’attaque pour le match retour de la finale du Championnat canadien à Toronto, mercredi prochain.

Les plans pourraient changer en raison des blessures, mais même quelques heures avant le départ de l’équipe pour Los Angeles, il a laissé planer le mystère.

«Je suis venu préparé pour voyager, on va voir», a-t-il simplement dit.

Enfin de l'engagement

On ne saura peut-être jamais si la visite de Joey Saputo dans le vestiaire de l’Impact après la défaite de samedi dernier y est pour quelque chose, mais l’équipe a disputé l’un de ses meilleurs matchs depuis le début de l’été, mercredi, contre le Toronto FC.

On reprochait beaucoup au Bleu-blanc-noir de manquer d’engagement, d’être apathique depuis le début du mois de juillet.

C’est une autre équipe qu’on a vue lors de cette victoire de 1 à 0 devant une foule dispersée, mais drôlement animée.

L’Impact, qui avait accordé un but dès la 27e seconde contre Cincinnati samedi dernier, a été l’agresseur en début de partie contre Toronto.

On parle après tout d’une équipe qui a accordé 10 buts dans le premier quart d’heure d’un match depuis le début de la saison. Ce début de rencontre plus musclé n’est donc pas insignifiant.

Mince avance

Il ne faut toutefois pas se bercer d’illusions ; si la victoire est belle, l’avance demeure très mince.

Se présenter au BMO Field avec une priorité d’un but pour affronter les 90 dernières minutes de cette finale canadienne, mercredi prochain, est une situation plutôt inconfortable pour l’Impact, qui n’a gagné qu’un seul duel à l’étranger depuis le 8 mai.

Et cette victoire était justement en Championnat canadien lors du match retour contre Calgary en demi-finale.

Mais on parle d’une bonne équipe de seconde division qui a bien lutté, mais qui était aussi très heureuse de s’être seulement frayé un chemin aussi loin dans la compétition.

Contre le Toronto FC, les choses seront certainement différentes. Les joueurs de Greg Vanney ont d’ailleurs défait l’Impact 2 à 1 au BMO Field il y a moins d’un mois. Ils étaient revenus de l’arrière avec deux buts sans riposte dans la dernière demi-heure de jeu.

Premier but

L’Impact va donc devoir amorcer le match retour un peu de la même façon qu’il l’a fait mercredi soir, avec le couteau entre les dents.

En effet, marquer le premier but devra être la priorité montréalaise afin de mettre toute la pression sur les épaules des Rouges.

Les buts inscrits à l’étranger servent de facteur de départage en cas d’égalité. Ainsi, comme l’Impact a blanchi le TFC à la maison, s’il devait prendre une avance de 1 à 0 à Toronto, soit 2 à 0 au total des buts, le club ontarien devrait alors marquer au minimum trois fois pour l’emporter.

Tout ça nous ramène au dernier affrontement entre les deux équipes à Toronto, le 24 août. C’est l’Impact qui avait ouvert le pointage. Il est donc capable de le faire.

Priorité

Même si l’équipe lutte toujours pour obtenir une place en éliminatoires dans la MLS, le rendez-vous de mercredi prochain à Toronto doit devenir sa priorité.

L’Impact est à 90 minutes d’obtenir son billet pour la Ligue des champions de la CONCACAF en 2020 et tous les partisans se rappellent à quel point ils ont vibré lors de l’aventure de 2015 qui s’est étirée jusqu’en finale. L’Impact était passé à 45 minutes de causer la surprise et de battre le prestigieux Club América de Mexico.

Certes, la culture nord-américaine valorise les séries, mais la nouvelle formule mise en place dans la MLS cette saison ne favorise pas du tout le onze montréalais.

En effet, la MLS a mis à la poubelle les séries aller-retour et tous les tours éliminatoires sont désormais déterminés sur un seul match présenté sur le terrain de l’équipe la mieux classée. S’il se qualifiait, l’Impact ne jouerait pas à domicile.

Ça ne fait donc aucun doute, l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera doit miser toutes ses billes sur le Championnat canadien, peu importe les conséquences sur le match contre le Galaxy à Los Angeles, vendredi.

Gérer l'effectif

L’Impact a pris la direction de Los Angeles, jeudi soir, où il affrontera le Galaxy, vendredi soir.

En temps normal, Wilmer Cabrera devrait mettre tous ses œufs dans le même panier et tout miser sur cette rencontre qui pourrait lui permettre d’engranger de précieux points dans la course aux séries.

Mais voilà, l’Impact risque de manquer de temps pour se qualifier puisqu’il ne lui reste que trois parties à jouer pour neuf points disponibles.

Il se trouve actuellement à trois points du Revolution de la Nouvelle-Angleterre et de la septième place dans l’Est, la dernière donnant aux éliminatoires. Les Revs ont toutefois quatre rencontres à disputer pour un potentiel de 12 points.

Bref, l’Impact a toujours des chances mathématiques de se qualifier, mais personne ne va miser sa maison sur une possible participation aux séries.

Gestion

C’est donc en sachant tout ça qu’on se dit que Wilmer Cabrera va devoir gérer son banc pour préserver ses éléments les plus importants.

C’était son intention, mais le dernier match lui a lancé trois balles courbes qui vont le forcer à être inventif.

Maxi Urruti a quitté en raison d’une blessure au genou en deuxième demie et n’a pas fait le voyage à Los Angeles, de sorte que l’on considérait emmener Ignacio Piatti en Californie.

Il devait initialement rester à Montréal en fin de semaine pour être frais et dispos pour le match de mercredi à Toronto.

C’est plus flou dans le cas de Bojan Krkic. L’entraîneur soutient qu’il a ressenti une douleur après avoir effectué un tir, mais le joueur ne semblait pas comprendre pourquoi il le retirait de la rencontre peu avant la pause de la mi-temps.

Crampe au cerveau

Au moins, Cabrera pourra utiliser Saphir Taïder vendredi soir puisqu’il ne pourra pas disputer le match retour de la finale.

Le milieu de terrain a écopé d’un carton jaune stupide en agrippant le drapeau d’un juge de lignes en fin de rencontre et sera suspendu pour accumulation de cartons.

C’est dommage parce qu’il jouait l’un de ses meilleurs matchs depuis longtemps. Il apportait une autre dimension offensive à une attaque qui avait plus de mouvement.