Impact de Montréal

La finale contre Toronto, un «catalyseur tardif»?

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Le défenseur de l’Impact Daniel Lovitz a dû mentionner au moins cinq fois, mardi, que la finale du Championnat canadien contre Toronto est une «grande opportunité» pour la formation montréalaise.

Le premier match de cette finale aller-retour, dont le vainqueur se retrouvera en Ligue des champions de la CONCACAF, aura lieu mercredi soir au Stade Saputo.

L’Impact s’y présentera en pleine tourmente alors que les contre-performances s’accumulent et que le spectre d’une participation aux éliminatoires de la MLS se fait de plus en plus élusif. Qui plus est, le Toronto FC joue bien par les temps qui courent.

Il y aurait lieu d’être pessimiste, mais Lovitz refuse cette avenue.

«C'est une formidable opportunité, a-t-il indiqué en marge de l’entraînement de l’équipe. On en a parlé un peu hier: jouer une finale, ça n'arrive pas si souvent dans une carrière, encore moins contre tes plus grands rivaux, donc en ce sens, c'est un coup de circuit pour nous, indépendamment du contexte de notre saison en MLS.»

Lovitz espère que cette finale sera une sorte de «catalyseur tardif» pour l’Impact alors qu’il reste malgré tout trois matchs à jouer en saison régulière de la MLS.

Le gardien Evan Bush a lui aussi parlé d’«opportunité» et de «catalyseur» pour décrire ce rendez-vous.

«C'est une bouffée d'air frais, je pense, a-t-il admis. Une opportunité pour nous de tourner la page au sujet du dernier weekend et des dernières semaines et de se concentrer sur quelque chose qui est important pour nous, pour le club et pour les partisans. Dans le passé, il nous est arrivé de nous relancer en nous servant de ce genre d'occasions comme un catalyseur.»

Le défenseur Jukka Raitala, de son côté, en fait une «question de mentalité».

«Nous ne traversons pas un bon moment, ce n'est pas un secret, mais si on peut faire un bon résultat demain... c'est un sport intéressant: un seul bon résultat peut tout changer, a observé le vétéran finlandais. C'est pourquoi on doit rester concentrés, croire en nous, et on devra le montrer dès la première minute, demain. »

Tout reste possible

En tant qu’ancien du TFC, Lovitz sait très bien que les matchs Montréal-Toronto ont parfois tendance à partir dans tous les sens et à causer des surprises, peu importe l’état de forme des deux équipes.

«J'ai été des deux côtés de cette rivalité et je sais que tout peut arriver sur un match (...) l'avantage qu'on a, c'est qu'ils vont se voir dans une bonne séquence tout en nous voyant comme étant en difficulté, et peut-être qu'ils vont lever le pied, ou qu'ils ne prendront pas le match au sérieux», a-t-il avancé.

Par ailleurs, la clé du match de mercredi sera de ne pas concéder de but au Toronto FC, ont insisté Bush et Raitala. La règle des buts à l’étranger a le don de faire mal dans les affrontements aller-retour.

En tout cas, Raitala a manifestement envie de participer à la Ligue des champions, où l’Impact a vécu une belle aventure en 2015.

«C'est énorme, a-t-il souligné. J'en ai entendu parler par les gars qui y ont participé ici. Ils ont adoré ça, c'est une grande expérience, les matchs sont difficiles, contre des clubs fantastiques, donc j'espère vraiment qu'on va gagner la coupe et qu'on ira l'année prochaine.»

Voyez le reportage de Nicolas A. Martineau dans la vidéo ci-dessous: