Cyclisme

Greg Van Avermaet remporte encore le Grand Prix cycliste de Montréal

Publié | Mis à jour

À force de toujours monter sur le podium au Canada, Greg Van Avermaet a finalement retrouvé son chemin jusqu’à la plus haute marche au 10e Grand Prix cycliste de Montréal, dimanche. 

Sur l’interminable sprint ascendant de l’Avenue du Parc, le Belge de la formation CCC a profité de la souffrance des favoris pour jaillir dans les derniers mètres pendant que tous les autres mouraient assis sur leur selle.

Le Grand Prix cycliste de Montréal était présenté à TVA Sports et sur TVA Sports direct.

Troisième à Québec, le champion olympique en titre n’en pouvait plus d’attendre une autre victoire après l’unique sacre enregistré dans la métropole en 2016. Il avait toutefois promis d’essayer encore. La frustration accumulée s’est envolée d’un trait.

«C’est vraiment une super victoire. Je suis monté trop souvent sur le podium sans gagner et finalement, je réussis à l’emporter. Je vais prendre le temps de savourer», a expliqué le champion qui n’a pas voulu parler immédiatement des Mondiaux à venir.

Dans un final d’enfer, Van Avermaet a devancé de quelques longueurs l’Italien Diego Ulissi (UAE Emirates), vainqueur en 2017, et l’Espagnol Ivan Garcia (Bahrain-Merida), un jeune coureur de 23 ans qui arrache une place d’honneur chez nous pour la première fois. Tim Wellens (Lotto-Soudal) a bien failli surprendre, mais le Belge a dû se contenter du 4e rang.

Sous un ciel nuageux et des milliers de spectateurs, le gagnant a franchi la ligne en 6 heures 9 minutes 38 secondes, bouclant les 18 ascensions de la côte Camilien-Houde et les 219,6 kilomètres à une vitesse moyenne de 35,7 km/h, soit un rythme un peu plus lent que par les années précédentes.

Malgré une distance plus longue, le groupe de survivants était quand même composé d’une vingtaine d’hommes dans le dernier droit. Même si la course a débuté bien doucement, le véritable spectacle, plus enlevant qu’à Québec, a commencé avec près de six tours à faire.

Des Canadiens en tête

Une échappée de cinq coureurs a réussi à prendre le large dès les premières minutes, mais les professionnels du WorldTour n’ont pas voulu épauler les quatre Canadiens qui se sont sacrifiés. L’écart a vite grimpé à environ dix minutes sur le peloton et tous les favoris.

Charles-Étienne Chrétien (Canada), Nickolas Zukowsky (Canada), Matteo Dal-Cin (Rally UHC), Ryan Anderson (Rally UHC) et le champion israélien Guy Sagiv, tous membres de trois équipes invitées pour les Grands Prix cyclistes, ont été boudés de manière flagrante par les grandes équipes. Zukowsky a été le dernier à rendre les armes dans cette aventure qui a duré plus de 185 km et plus de cinq heures.

Avec une cinquantaine de kilomètres à faire, le vétéran Svein Tuft a lentement tiré un trait sur sa belle carrière en perdant contact avec le peloton. En quelques kilomètres à peine, l’écart a fondu de deux minutes sous l’impulsion notamment de Deceuninck, Trek-Segafredo et Astana.

Près de Polytechnique, Guillaume Boivin n’a pu suivre le rythme du groupe étiré au maximum. Le jeune Remco Evenepoel, 19 ans, a décidé de lancer les hostilités avec une solide attaque au sommet.

Avec Julian Alaphilippe, un autre Français, Benoît Cosnefroy, a cru un moment qu’ils pouvaient aller au bout ensemble, mais Peter Sagan a fourni un effort énorme pour briser leurs espoirs.

«Je suis déçu, j’aurais bien rêvé d’un doublé français ici à Montréal avec Julian même si nous ne sommes pas de la même équipe. C’est interminable cette dernière montée.»