New York Islanders v Pittsburgh Penguins - Game Three

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Pool Pro

Ces joueurs qui pourraient vous faire perdre votre pool

TVA Sports

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Il y a ces joueurs qui constituent des valeurs sûres dans un pool de hockey. D’autres, parfois plus obscurs, peuvent servir de carte cachée et vous permettre de vous distinguer de vos concurrents. 

Et il y a aussi ceux, aussi talentueux soient-ils, qui devraient allumer une lumière rouge dans votre esprit au moment de les sélectionner. En voici quelques-uns. 

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Patrik Laine, attaquant, Jets de Winnipeg

Le franc-tireur des Jets n’est toujours pas sous contrat. Il aurait même refusé la plus récente offre de contrat de la direction, un pacte à court terme d’une valeur annuelle de plus de 5 millions $. 

À l’instar de William Nylander, l’an dernier, c’est déjà une préoccupation pour les poolers – surtout les keepers

Autre souci, il a compilé de longues séquences (15, 12 et 16 matchs) sans marquer en deuxième moitié de saison, lorsque les points sont cruciaux pour gagner son pool.  

La méfiance est de mise! 

Evgeny Kuznetsov, attaquant, Capitals de Washington

Le camarade d’Alex Ovechkin a été un rouage important dans la conquête des Capitals en 2018, mais il est dans de beaux draps un an plus tard. Déjà mêlé à une histoire de cocaïne en mai dernier, le Russe a échoué à un examen antidopage aux derniers Championnats du monde et il a été suspendu de toute compétition internationale pendant quatre ans. 

Heureusement pour lui, la LNH semble plus clémente à l’égard de ce narcotique et l’attaquant rejoindra les «Caps». Mais cet épisode embarrassant lui jouera-t-il entre les oreilles au point d’affecter son jeu? De plus, il ratera les trois premiers matchs des siens à la suite d’une sanction de la ligue. 

Sa production a aussi ralenti en 2018-2019. Après une campagne de 27 buts et 83 points, il a conclu le dernier calendrier avec une récolte de 21 buts et 72 points. 

Il y a un risque ici. 

Patrice Bergeron, centre, Bruins de Boston

Patrice Bergeron est un tout un joueur de hockey, cela ne fait aucun doute. Le Québécois est un pilier des deux côtés de la patinoire et il se comporte comme un vétéran exemplaire. Sauf qu’il n’est pas à 100%. 

Le patineur de L’Ancienne-Lorette a reçu une injection de plasma (PRP) pour l’aider à guérir en juillet. Il pourrait toutefois être ralenti par une blessure à l'aine durant le camp d’entraînement, malaise dont il souffrait déjà pendant les dernières séries éliminatoires, lors desquelles il a été dominant avec 17 points en 24 rencontres.
  

De plus, il a été à l’écart du jeu entre le 16 novembre et le 22 décembre l’an dernier en raison de blessures aux côtes et à la clavicule. 

Si Bergeron n’est pas en santé et qu’il a une place importante dans votre pool... vous connaissez la suite. 

Evgeni Malkin, attaquant, Penguins de Pittsburgh

À 33 ans, les meilleures années d’Evgeni Malkin sont-elles derrière lui? La question se pose. 

Ses 21 buts comptés en 2018-2019 représentent son pire rendement en six saisons, lui qui en avait enfilé 42 pendant la campagne précédente... c’est une baisse de 50%! 

Son cumulatif de 72 points est aussi une déception lorsqu’on tient compte qu’il a frôlé le plateau des 100 points en 2017- 2018. Il est le premier à s’adresser des critiques. 

«L’an dernier, tout était de ma faute. [...] Je n’ai pas offert mon jeu à 100 %. Je crois toujours être meilleur que ça.» 

Le Russe pourrait jouer avec Alex Galchenyuk, dont l’arrivée est bien vue par l’équipe d’entraîneurs. Reste à voir si Malkin pourra retrouver sa forme d’antan tôt dans la saison. 

Phil Kessel, attaquant, Coyotes de l’Arizona

Le divorce était inévitable avec les Penguins et, heureusement pour lui, Phil Kessel a pu choisir sa destinée. 

L’ailier américain, qui n’a pas raté une seule rencontre en saison régulière depuis 2010-2011, jouera donc sous les ordres d’un instructeur qu’il apprécie en Rick Tocchet. 

Mais soyons réalistes : il n’y a pas de Sidney Crosby, d’Evgeni Malkin ni de Jake Guentzel dans le désert de l’Arizona. 

Il est est prématuré de conclure que Kessel et Clayton Keller produiront à un rythme effréné à leur première saison. 

Si «Phil the Thrill» ne trouve pas un compagnon de trio capable de l’alimenter, il s’avèrera un «flop» dans le pool de celui qui lui témoigne une confiance aveugle. 

Brady Tkachuk, attaquant, Sénateurs d’Ottawa

Le danger avec Brady Tkachuk, c’est de lui prédire une saison du tonnerre et de le recruter bien haut dans le repêchage de votre ligue en pensant qu’il sera un vol. 

Oui, les Sénateurs ont fait de l’Américain la quatrième sélection à l’encan de 2018. Oui, le fils de Keith a ensuite conclu sa campagne initiale dans les majeures avec une impressionnante récolte de 22 buts et 45 points. 

Mais personne n’est à l’abri de la guigne de la deuxième année. Surtout à Ottawa, où rien n’est plus incertain. 

Tkachuk n’a que 19 ans et il fait toujours ses classes dans le circuit Bettman. Prudence! 

Erik Gustafsson, défenseur, Blackhawks de Chicago

En défense, Erik Gustafsson figurera bien haut dans la littérature des palmarès de poolers. Après tout, le Suédois a surpris la planète hockey avec 60 points en 79 rencontres avec les «Hawks» l’an dernier. 

Mais soyons honnêtes. C’est un peu surréel pour un défenseur de 27 ans qui n’avait jamais disputé plus de 35 matchs dans la LNH, les deux saisons précédentes. 

De plus, l’équipe a fait l’acquisition de Calvin de Haan pendant l’été et l’espoir Adam Boqvist pourrait brouiller les cartes cet automne après avoir fait écarquiller les yeux au camp de développement. 

Rien n’est impossible, mais ne jouez pas votre chemise en prédisant une campagne à la hauteur dans le cas de Gustafsson. 

Robin Lehner, gardien, Blackhawks de Chicago

Il y a un an, Robin Lehner sortait d’une cure de désintoxication. Il révélait à la planète hockey son addiction à l’alcool et la bipolarité dont il souffre. Il venait de signer un contrat avec les Islanders, une équipe qui pouvait surprendre, mais on ne savait pas à quel point le gardien pourrait faire la différence après des saisons difficiles à Buffalo. 

Lehner a fait mentir ses détracteurs : sa fiche de 25-13-5 a aidé les Islanders à se qualifier pour les séries. Avec son coéquipier Thomas Greiss, il a mis la main sur le trophée William Jennings, remis au duo de gardiens ayant accordé le moins de buts. 

Et il a accepté le trophée Bill Masterton, décerné au joueur ayant le plus fait preuve de persévérance, en plus d’être finaliste au trophée Vézina, attribué au gardien par excellence. 

Mais voilà : à New York, Lehner partageait la tâche avec Greiss et misait sur l’une des meilleures défensives du circuit. 

Pourra-t-il faire la même chose avec Corey Crawford, dont la santé est nébuleuse? Maintiendra-t-il le rythme si sa charge de travail augmente? Et si Crawford revient en pleine forme, la charge de travail de Lehner risque d’être moindre. 

Moins de matchs = moins de victoires = moins de points pour les pooleurs. 

Tout ça constitue beaucoup de points d’interrogation. Attention, danger!