Canadiens

Et si Karl Alzner causait la surprise?

Publié | Mis à jour

Dans son récent blogue, notre descripteur Félix Séguin écrivait qu’il y a beaucoup de «si» à l’aube de la nouvelle saison des Canadiens de Montréal.

En voici un autre : et si Karl Alzner causait la surprise et se taillait un poste avec le grand club? Le défenseur de 30 ans a déjà déclaré à TVA Sports qu’il ne voulait pas retourner à Laval, où il a disputé 34 rencontres la saison dernière.

D’après notre analyste Renaud Lavoie, le Tricolore lui donnera l’occasion de se prouver au camp d’entraînement et oubliera la dernière campagne.

«Est-ce vraiment possible qu’à 4,625 millions$ on l’envoie encore à Laval? Ça coûte cher!», a-t-il nuancé à l'émission «JiC», jeudi, sur nos ondes.

«Les Canadiens n’ont pas fait son acquisition pour l’envoyer (dans la Ligue américaine) et lui nous dit qu’il veut jouer dans la Ligue nationale.»

Plusieurs partisans se demandent en fait pourquoi le directeur général Marc Bergevin n’a pas racheté son entente de 23,125 millions$, à laquelle il reste trois saisons.

«L’an prochain, ç’aurait coûté quatre millions de dollars sous le plafond salarial. C’est beaucoup trop cher», rappelle Renaud Lavoie.

Une autre chance

Ceci étant dit, tout porte à croire que la meilleure résolution est de laisser la chance au coureur et que le scénario idéal est qu’il fasse taire ses détracteurs.

Il semble que c’est la voie que les décideurs du CH ont préféré explorer à quelques semaines du calendrier 2019-2020.

«C’est le message qu’on a lancé. On va donner une chance à Karl Alzner de commencer la saison à Montréal.»

Mais que doit faire le vétéran pour retrouver sa place parmi les six premiers défenseurs? L’an dernier, on lui reprochait sa vitesse et sa mobilité alors que d’autres défenseurs ont su convaincre l’entraîneur-chef Claude Julien.

«On me répète que ce n’est pas nécessairement la vitesse ou le coup de patin (le problème). C’est son style de jeu, souligne l’analyste.

«Son style homme à homme de l'époque des Capitals de Washington, ce n’est pas comme ça qu’on joue en zone défensive à Montréal. On ne joue pas homme à homme.

«Karl Alzner est comme un ordinateur que tu "reboot". Tu lui dis ‘"non! Je sais que tu as passé ta vie comme ça, mais ici ce n’est pas comme ça qu'on joue".», a imagé Renaud Lavoie.

Changement de style

Là où le vétéran personnifie un modèle pour ses camarades, c’est la façon dont il se comporte dans le vestiaire. Son attitude a été irréprochable depuis qu’il a été soumis au ballottage par le club, l’hiver dernier.

Tout ce qu’il lui reste à faire avant que s’amorce la saison, c’est de prouver qu’il a saisi le message et qu’il peut toujours jouer dans la Ligue nationale de hockey.

«Dès les premiers matchs préparatoires, on va remarquer s’il a changé son style. Qu’il s’adapte au style plus moderne du jeu.

«Tout ce dont on parle aujourd’hui, c’est que [...] tout le monde a perdu du poids. Pourquoi? La vitesse. J’ai parlé à des gens des Maple Leafs de Toronto aujourd’hui et c’est la même chose là-bas.»

L’animateur Jean-Charles Lajoie soulève un point intéressant dans le cas d’Alzner en ce qui concerne la LNH d’aujourd’hui.

«Si tu n’as pas une bonne première passe, t’es mort. Je pense que c’est le grave problème de Karl Alzner.

«Les équipes qui affrontent les Canadiens le savent. Lorsque la rondelle se trouve du côté d’Alzner, il est pris pour faire une première passe.»

Sachant que les cinq premiers postes sont presque déjà réservés, Brett Kulak inclus, il y aura une lutte féroce pour le rôle de sixième défenseur.

Outre Alzner, Mike Reilly, Xavier Ouellet et Christian Folin seront tous dans la course pour le même emploi.

Voyez le segment «La mise en échec» avec Renaud Lavoie et Jean-Charles Lajoie en vidéo, ci-dessus.