Crédit : Eric Bolte-USA TODAY Sports

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Les 10 raisons de la chute de l’Impact

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L’Impact de Montréal n’est pas encore complètement écarté de la course aux séries dans la Major League Soccer (MLS), mais force est d’admettre que plusieurs déceptions ont marqué la saison 2019 de l’Impact.

-Les blessures d’Ignacio Piatti

Sans «Nacho», l’Impact en arrache. Saphir Taïder a réussi à prendre le rôle de vétéran laissé par Piatti, mais il manque la touche de magie que l’Argentin ajoute pour mettre le feu au Stade Saputo. Souffrant du genou droit ou des adducteurs, «Nacho» n’a disputé que huit des 30 rencontres de MLS cette saison.

-Le manque d’originalité à l’attaque

Sans Piatti, les actions offensives de l’Impact se déroulent souvent de la même façon. Un ailier ou un défenseur latéral s’avance jusqu’au coin du terrain, tente un centre, qui, la plupart du temps, est raté. Il n’y a pas de grand joueur de tête comme un Didier Drogba ou un Kei Kamara pour marquer ce genre de but pour l’IMFC. L’arrivée de Bojan et de Lassi Lappalainen, qui ont plus tendance à couper vers le centre, est rafraîchissante, mais porte peu fruit.

-L’identité

Avec le congédiement de Rémi Garde et de son adjoint Joël Bats, le propriétaire Joey Saputo a encore une fois eu la mèche courte. En huit ans en MLS, six entraîneurs se sont succédé à la tête du club, laissant peu de temps à un pilote d’amener sa touche spéciale à l’effectif. De trop nombreux changements compliquent la tâche de toute organisation souhaitant se donner une identité concrète.

-La charnière centrale

Depuis le départ de Laurent Ciman en 2017, l’Impact a très peu de stabilité en défense centrale. Cette saison, Victor Cabrera et Rudy Camacho sont les seuls naturels à cette position. Avec le transfert de Zakaria Diallo vers Lens, Jukka Raitala et Bacary Sagna ont dû occuper cette place ne leur étant pas naturelle.

-La défense en général

Montréal est, au moment d’écrire ses lignes, la deuxième pire équipe de la MLS défensivement. Les hommes de Wilmer Cabrera ont accordé 56 buts et en ont marqué 42. Le gardien Evan Bush, après un excellent début de saison, a ralenti, mais il doit obtenir plus d'aide de ses coéquipiers.

-Maximiliano Urruti

Maximiliano Urruti a disputé énormément de minutes cette saison, et souvent, des matchs complets. Garde s’est évertué à le faire jouer, même si celui-ci n’aidait pas du tout l’attaque. L’Argentin a parfois manqué d'essence à quelques mètres du filet.

-Les phases arrêtées

Non seulement l’Impact accorde trop de buts sur les coups de pied de coin et les coups francs, mais il n’en marque pas plus en pareilles circonstances. Il manque un joueur qui pourrait tirer un peu mieux, sans être nécessairement du calibre de Drogba. En 2017, le délégué à cette position était le Suisse Blerim Dzemaili, qui avait une bonne frappe à ras le sol.

-Deux petites séquences de victoires

L’Impact a fait preuve de très peu de constance en MLS cette saison. Il a collé deux victoires à seulement deux reprises cette saison. Le onze montréalais a aligné des gains en avril et en juin, et jamais plus de deux. Difficile d’expliquer cette situation, mais il faut dire que l’Impact a aussi été blanchi à huit reprises.

-Des joueurs peu impliqués

Voici un problème qui est partiellement réglé. Harry Novillo et Omar Browne ont pris beaucoup d’énergie à Garde avant que ceux-ci ne voient la fin de leur entente avec l’Impact. Les deux ailiers ont plus fait parler d’eux à l’extérieur du terrain que sur celui-ci.

-D’autres blessures...

Outre les blessures de Piatti, plusieurs autres joueurs en ont subi au bien mauvais moment. Le métronome de l’Impact, Samuel Piette, a raté plusieurs matchs et laissé un grand trou au milieu de terrain. Camacho et Cabrera ont dû soigner plusieurs petits bobos. Une autre blessure sous-évaluée est celle de Mathieu Choinière, qui était sorti avec le couteau entre les dents avant d’être ralenti.