Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Impact

L’Impact devra être presque parfait

Publié | Mis à jour

Après une excellente première moitié de saison qui l’a mené au second rang de l’Association Est, l’Impact se retrouve en position fâcheuse et risque de rater les séries éliminatoires pour une troisième saison consécutive.

L’équipe est en pleine chute libre depuis le début du mois de juillet et se retrouve aujourd’hui en huitième place avec 37 points, deux de moins que le Revolution de la Nouvelle-Angleterre qui détient la septième place qui vient avec le dernier billet pour le tournoi automnal.

Le Bleu-blanc-noir dispose de quatre matchs afin de gagner du terrain, mais les Revs ne seront pas la cible à atteindre. De fait, ceux-ci n’ont perdu que deux matchs depuis que Bruce Arena a repris l’équipe à la mi-mai.

C’est plutôt ailleurs que se situe la course et elle regroupe six équipes classées de la quatrième à la neuvième position.

Lutte serrée

La lutte est très serrée puisqu’entre le D.C. United (42 points), qui occupe la quatrième place, et l’Orlando City SC (35 points), qui est neuvième, il n’y a que sept points d’écart.

Et tout ce beau monde se bat pour quatre places en séries éliminatoires. Il y aura donc deux équipes qui seront exclues au début du mois d’octobre et pour le moment, l’Impact est l’une de ces deux formations.

Au cœur de la lutte, nous avons donc D.C. United, les Red Bulls de New York, le Toronto FC, la Nouvelle-Angleterre, l’Impact et Orlando.

Ce qui est le plus étrange dans tout ça, c’est que hormis la Nouvelle-Angleterre et Toronto, tout le monde connaît une deuxième moitié de saison très difficile.

Prenons la moyenne de point par match pour tracer un portrait plus clair. Les Revs (1,77) et Toronto (1,58) sont clairement au-dessus de la mêlée. Les Red Bulls, (1,17), D.C. (1,15), Orlando (1,08) et l’Impact (1) suivent.

Pas commode

Jetons maintenant un coup d’œil au calendrier. Commençons par celui de l’Impact. Outre une visite au Galaxy de Los Angeles la semaine prochaine, les trois derniers matchs seront disputés à domicile contre Cincinnati, mais aussi les Red Bulls et Atlanta, ce qui ne sera pas commode.

Et pourtant, selon la MLS, l’Impact a l’un des calendriers les plus simples de fin de saison avec un index de 1,19.

Il ne faut pas oublier qu’à travers ces quatre rencontres, le Bleu-blanc-noir disputera aussi deux matchs au Toronto FC dans le cadre de la finale du Championnat canadien.

Dans cette fin de saison, il affrontera trois équipes qui sont mieux classées que lui. Ce n’est rien de bien encourageant.

Les autres

Petit tour d’horizon des autres prétendants. D’abord du côté de D.C., on a deux matchs à domicile (Seattle, Cincinnati) et deux autres à l’étranger (Portland, Red Bulls) contre deux formations mieux classées et deux autres légèrement derrière. Ce n’est pas si mal à première vue.

Dans le cas des Red Bulls, ils disputeront deux matchs à domicile et trois à l’étranger. Les deux rencontres au Red Bull Arena seront contre Philadelphie qui est second dans l’Est, et D.C, deux équipes mieux classées.

À l’étranger, il y aura un voyage regroupant des arrêts à Seattle et Portland et une visite au Stade Saputo en tombée de rideau. Les Taureaux ont clairement le calendrier le plus compliqué des équipes toujours dans la course.

Malgré tout, la MLS juge que celui de la Nouvelle-Angleterre l’est encore plus en lui accordant un coefficient de 1,63, le 4e plus complexe de l’index compilé par la ligue.

Les hommes de Bruce Arena vont recevoir Salt Lake et New York City FC au Gillette Stadium et vont disputer trois rencontres à l’étranger contre Orlando, Portland et Atlanta. Quatre de ces équipes sont mieux classées que les Revs.

Pour finir, parce qu’on accorde encore une petite chance à Orlando même si elle demeure mathématique, ceux-ci vont recevoir la Nouvelle-Angleterre et Chicago et visiter Houston de même que Cincinnati.

Compliqué

Quand on regarde tout ça, on se dit que les séries pour l’Impact, c’est compliqué, mais possible. Malgré les beaux discours, l’équipe n’est plus réellement maîtresse de sa destinée et aura besoin d’un peu d’aide.

Et les embûches vont aussi venir de l’interne puisque Nacho Piatti, qui a raté presque toute la saison, avait recommencé à s’entraîner avec le groupe la semaine dernière et qu’il a recommencé à s’entraîner à l’écart cette semaine et son statut demeure incertain.

Il y a une chose que l’on sait par contre, c’est que les partisans, déjà échaudés dans bien des cas par le congédiement de Rémi Garde, ne toléreront pas une autre fin de saison en queue de poisson.

L’an dernier, l’Impact a raté les séries par quatre points. Cette année, il va devoir au minimum remporter le Championnat canadien.