Les Partants

«Ce fut émotif pour Charles»

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Charles Hudon a perdu 17 livres au cours de l’été afin de retrouver l’explosion de jadis. Pour y parvenir, il a travaillé avec son préparateur physique Stéphane Dubé, qui est également son confident.

Écoutez l'entrevue avec Stéphane Dubé aux «Partants» dans la vidéo, ci-dessus.

L’attaquant almatois est ainsi revenu à un poids de 179 lb après que les Canadiens de Montréal lui ont demandé d’ajouter du muscle à son gabarit de 5 pi 10 po, une exigence qui l’a transformé, croit l’entraîneur.

«Charles ne sera jamais un "power forward". C’est la réalité. En augmentant son poids, on l’a peut-être dénaturé de ses qualités athlétiques et ce qui faisait de lui un excellent joueur, a expliqué Dubé à l’émission «Les Partants», mardi, à TVA Sports.

«À la fin de la saison, l’organisation lui a demandé de perdre un peu de (masse). Le but était de le ramener à son poids d’il y a quelques années, lorsqu’il était beaucoup plus explosif.»

Dubé croit qu’être plus léger ne peut qu’avantager Hudon, qui jouera possiblement son avenir avec le Bleu-blanc-rouge au camp.

«C’est une question de maximiser et d’optimiser le type de joueur qu’il est, note-t-il. Charles est un fabricant de jeu. Il a besoin d’espace et il se sert de sa vitesse.»

Une rencontre émotive

Dubé a passé une bonne partie de l’été avec Hudon, auteur de cinq points en 32 rencontres en 2018-2019. Il est donc au fait de ses inquiétudes en vue de la prochaine campagne.

«Je suis avec Charles depuis sa première année midget, a-t-il raconté. Pendant la saison on se parle beaucoup et ce n’était pas facile.

«Il est venu s’asseoir dans mon bureau et nous avons eu une très bonne discussion sur le plan de préparation. Puisque les Canadiens n’étaient pas des séries, nous avons eu le temps de dresser un bon plan.

«Il a traversé certaines choses et je dois avouer qu’il s’est comporté comme un professionnel. Ce fut émotif (pour Charles) après sa rencontre de fin de saison, mais une fois qu’on s’est rencontré, je lui ai dit ‘contrôle ce que tu peux contrôler’.»

Il faut rappeler que le patineur de 25 ans n’avait pas de contrat en vue de l’automne et que ses jours à Montréal semblaient comptés, lui qui n’a pas joué depuis le 19 février. Il pourra bientôt se faire valoir après une période d’incertitude qui l’a visiblement ébranlé.

«Un athlète qui est prêt physiquement, la confiance le suivra. Si t’as un examen et que tu n’as pas étudié, tu n’auras pas confiance. On s’est dit qu’on ferait nos devoirs tout l’été. On a eu un très bon plan de match.»