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Bianca Andreescu prisée par les commanditaires

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Récente championne des Internationaux de tennis des États-Unis, la Canadienne Bianca Andreescu prévoit reprendre le collier à l’occasion du tournoi de Pékin qui se déroulera du 28 septembre au 6 octobre.

C’est ce qu’a indiqué son entraîneur Sylvain Bruneau durant une conférence de presse organisée par Tennis Canada, mardi, à Montréal.

Ainsi, la détentrice du cinquième rang mondial profitera de quelques journées de repos avant de se diriger vers la Chine pour un événement dit obligatoire de première catégorie de la WTA. Soulignons que ce tournoi sera présenté sur les ondes de TVA Sports. 

Une bonne performance de l’Ontarienne, qui a aussi enlevé les grands honneurs à la Coupe Rogers et à Indian Wells cette année, pourrait l’aider davantage dans sa tentative d’accéder aux Finales de la WTA qui auront lieu du 27 octobre au 3 novembre à Shenzhen.

Elle occupe le quatrième échelon pour 2019 et les huit meilleures obtiendront leur place.

Bianca Andreescu prisée par les commanditaires

La victoire d'Andreescu à Flushing Meadows lui ouvre grandes les portes des coffres des commanditaires qui vont devoir dorénavant débourser beaucoup plus pour s’associer à la joueuse de tennis.

L’Ontarienne de 19 ans a déjà deux ententes avec des marques internationales, Nike et BMW, mais ce n’est qu’un début, selon des experts du marketing.

«Elle est très recherchée maintenant, a dit le professeur de marketing David Soberman de l’Université de Toronto au "Globe and Mail", lundi. Le prix pour l’avoir sera beaucoup plus élevé pour les commanditaires.»

La chaine québécoise de restaurants végétaliens Copper Branch s’en frotte les mains, elle qui avait conclu une entente avec Andreescu en mars dernier, avant ses victoires à la Coupe Rogers et à New York.

Son image est affichée dans des restaurants et sur le site web de l’entreprise. Cet accord aurait valu 50 000 $ à la joueuse de tennis, selon le «Globe and Mail», mais M. Soberman estime qu’elle pourrait maintenant toucher deux ou trois fois plus pour un contrat similaire.

Origines roumaines

Ses origines étrangères lui donnent aussi un avantage, puisqu’elle pourrait être plus recherchée par des marques européennes ou américaines.

«C’est une femme avec de fortes racines roumaines, avec un nom roumain et ses parents sont nés en Roumanie. En Europe de l’Est, elle serait très populaire», a dit le professeur de l’Université de Toronto, cité par le quotidien de la métropole ontarienne.

L’agence internationale Octagon Sports gère les affaires d’Andreescu.

Cependant, l’important pour elle, ce n’est pas d’accumuler les contrats, mais de bien choisir ses commanditaires, selon Vijay Setlur de l’Université York à Toronto.

«Si elle prend trop de partenariats, cela entrera en conflit avec son entraînement, ses horaires de pratiques et même ses parties, a-t-il dit au "Globe and Mail". Donc, elle doit être sélective avec ce qu’elle accepte, pas seulement du point de vue de l’image, mais pour des questions pratiques en ce qui concerne son horaire.»

Ultimement, l’attrait de la cinquième joueuse mondiale sera dicté par ses performances futures sur le terrain, mais si elle poursuit sur sa lancée, Andreescu aura l’embarras du choix sur les entreprises qu’elle compte représenter.