Tennis

Rafael Nadal, roi à New York

TVA Sports et AFP

Publié | Mis à jour

Rafael Nadal a peiné, mais a tout de même défait Daniil Medvedev 7-5, 6-3, 5-7, 4-6, 6-4, dimanche, en finale des Internationaux des États-Unis.

L'Espagnol a eu besoin de près de cinq heures pour parvenir à ses fins. Son haletant duel contre le coriace Russe a duré quatre heures et 50 minutes de jeu, à seulement quatre minutes du record du match le plus long de l’histoire du tournoi new-yorkais. 

L'athlète de 33 ans a ainsi mis la main sur un 19e titre du Grand Chelem, s'approchant à un seul du record détenu par son rival de longue date Roger Federer.

Le numéro 2 mondial est également devenu l'égal de John McEnroe à Flushing Meadows avec ses quatre titres, à un du record de l'ère moderne codétenu par Federer, Pete Sampras et Jimmy Connors.

«Quatre titres ici, c'est très important pour moi, surtout vu la difficulté que j'ai eue à gagner ce soir», a déclaré Nadal après avoir essuyé des larmes en attendant la cérémonie de remise de trophée. 

«Ç'a été un match fou alors que j'en avais le contrôle», a-t-il ajouté, avant de donner rendez-vous au public «l'année prochaine».

Quant à son adversaire qui lui a donné tant de mal, «on a vu pourquoi il est déjà 4e mondial à 23 ans», a déclaré Nadal, alors que Medvedev passera officiellement de la 5e à la 4e place de l'ATP lundi quand le nouveau classement sera publié.

«Il aura d'autres occasions de gagner ici, c'est sûr, alors bonne chance!», a-t-il lancé à Medvedev.

Le Russe, lui, a commencé par rendre hommage au vainqueur: «19 titres du Grand Chelem, c'est incroyable. C'est tellement dur de jouer contre toi. Ce que tu as fait pour le tennis, ces centaines de millions d'enfants qui te regardent et à qui tu donnes envie de jouer au tennis...»

«Au 3e set, dans ma tête j'ai commencé à me demander ce que j'allais bien pouvoir faire comme discours après une défaite rapide en trois sets... et puis j'ai joué les points un par un et c'est allé beaucoup plus loin», a-t-il raconté.

Puis, il s'est adressé au public qui, après l'avoir sifflé durant deux matchs pour son mauvais comportement au 2e tour, l'a très bruyamment encouragé durant la finale et longuement applaudi sur le podium.

«Cette fois, je le dis sans ironie: c'est grâce à votre énergie que j'ai réussi ce match. C'est grâce à votre soutien au 3e set, parce que vous vouliez que le match dure un peu plus, que j'ai pu aller plus loin. Vous m'avez hué parce que j'ai dit et fait des choses pas bien, mais on peut changer et je vous aime!», a-t-il lancé sous une immense acclamation. 

Deux saisons exceptionnelles

Nadal connaît une saison exceptionnelle malgré des débuts minés par les blessures. La fin de l'été approchant, il a déjà décroché deux titres du Grand Chelem, à Roland-Garros et aux Internationaux des États-Unis, perdu une finale aux Internationaux d'Australie et une demi-finale à Wimbledon, en plus de remporter deux Masters 1000, à Rome et à Montréal.

À 23 ans, Medvedev, lui, saura se consoler dans quelques jours lorsqu'il regardera à froid ce qu'il a réussi cette saison et plus spécialement cet été.

Victoires à Sofia, finale à Washington, finale à Montréal, victoire à Cincinnati et de nouveau finale à Flushing Meadows: 36e mondial il y a un an, il sera officiellement 4e à la publication du classement de l’ATP, lundi.

Et il est d'ores et déjà qualifié, aux côtés de Novak Djokovic, Nadal et Federer, pour le Masters de Londres qui réunira les huit meilleurs joueurs de la saison.

Ce magnifique parcours estival lui aura peut-être coûté les ultimes forces nécessaires dimanche soir.