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Canadiens

CH: les séries, c’est loin d’être sûr

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La course aux séries s’annonce des plus féroces dans l’Association de l’Est au cours de la prochaine saison. Pas de doute, les Canadiens auront fort à faire !

Le Lightning de Tampa Bay, les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto demeurent les meilleures formations dans la division Atlantique. Ils devraient accaparer les trois premières positions, qui donnent un laissez-passer automatique aux séries.

Les Capitals de Washington, les Islanders de New York et les Penguins de Pittsburgh possèdent encore les éléments pour terminer parmi les trois premières équipes dans la division Métropolitaine.

Or, les prétendants seront encore plus nombreux que la saison dernière pour les deux dernières places donnant accès aux séries.

Sur papier, les Panthers de la Floride et les Devils du New Jersey sont les équipes les plus améliorées parmi les formations aspirant aux séries.

Les Flyers de Philadelphie, les Sabres de Buffalo et les Rangers de New York ont procédé aussi à de bonnes acquisitions. Les Hurricanes de la Caroline seront encore à surveiller.

Quant aux Blue Jackets de Columbus, ils ont perdu beaucoup avec les départs de Sergei Bobrovsky, Artemi Panarin et Matt Duchene, qui sont allés chercher fortune ailleurs. Mais ils pourraient faire un bout de chemin et causer même des surprises.

En ajoutant le Tricolore, on parle de huit équipes pour deux places disponibles.

La route sera longue et sinueuse.

Équipes en position de prendre part aux séries

Valeur sûre # 1: Lightning de Tampa Bay

  • 62-16-4
  • 128 points
  • 325 buts pour
  • 222 buts contre

Voilà une équipe qui a beaucoup à se faire pardonner. Après avoir fait miroiter la Coupe Stanley à ses partisans toute la saison, le Lightning s’est effondré bêtement en quatre matchs devant les Blue Jackets de Columbus au premier tour des séries. Cette dure leçon devrait lui servir de motivation cette saison.

Quelques modifications ont été apportées à la défense. Anton Stralman et Dan Girardi ont quitté à la faveur d’Erik Cernak et Jan Rutta, qui se sont greffés à la formation après avoir été rappelés de la Ligue américaine la saison dernière. Le Lightning a fait l’acquisition, par ailleurs, du vétéran Luke Schenn.

Le personnel offensif est le même avec ses têtes d’affiche, comme Nikita Kucherov, Steven Stamkos, Brayden Point qui n’est pas encore sous contrat par contre, Yanni Gourde et Tyler Johnson.

Le tandem de gardiens sera formé d’Andrei Vasilevskiy, lauréat du trophée Vézina, et du nouveau venu Curtis McElhinney.

Le Lightning ne connaîtra peut-être pas une saison de 128 points comme l’an dernier. Mais ses joueurs savent maintenant que l’important est d’atteindre le pic au bon moment.

Valeur sûre # 2: Capitals de Washington

  • 48-26-8
  • 104 points
  • 278 buts pour
  • 249 buts contre

D’aucuns s’accordent pour dire que la Coupe Stanley est le trophée le plus difficile à remporter dans le sport nord-américain. Imaginez si vous la gagnez deux années d’affilée!

Sacrés champions il y a deux ans, les Capitals ont trébuché face aux Islanders en première ronde des séries la saison dernière. Mais ils forment encore une équipe de premier plan.

Alex Ovechkin joue encore comme à 20 ans. Âgé de 34 ans, il ne semble pas vouloir ralentir. Il joue avec la même passion et la même hargne.

La ligne du centre est solide avec Evgeny Kuznetsov, Nicklas Backstrom et Lars Eller. T.J. Oshie, Jakub Vrana et Tom Wilson, en dépit de son côté détestable, sont capables de marquer des buts.

On peut se demander, cependant, si les problèmes hors glace de Kuznetsov ne nuiront pas à son jeu. On sait qu’il a été déclaré positif à la cocaïne aux derniers Championnats du monde. Il a été suspendu de toutes compétitions internationales pendant quatre ans.

John Carlson demeure le chef de file de la brigade défensive. Le robuste Radko Gudas, obtenu des Flyers de Philadelphie en retour de Matt Niskanen, apportera la dimension physique que procurait Brooks Orpik, parti à la retraite.

Valeur sûre # 3: Bruins de Boston

  • 49-24-9
  • 107 points
  • 259 buts pour
  • 215 buts contre

Qu’on les déteste à s’en confesser ou qu’on les adore, les Bruins répondent toujours présents.

Ils reviennent avec la même formation qui a subi une amère défaite aux mains des Blues de St. Louis en finale de la Coupe Stanley, le printemps dernier.

Patrice Bergeron et Zdeno Chara ont vieilli d’un an, mais ils valent encore leur pesant d’or. Bergeron est un joueur solide et intelligent.

Et que dire de Chara ?

Il n’est plus l’excellent défenseur qu’il a déjà été, mais il continue d’en imposer par sa présence, son expérience et son leadership. C’est une force de la nature !

Le noyau est encore solide avec les Brad Marchand, David Pastrnak, David Krejci, Jake DeBrusk, Charlie Coyle, Torey Krug et Charlie McAvoy, qui est en quête d’un gros contrat à ce moment-ci.

Les Bruins misent aussi sur un des meilleurs duos de gardiens de la LNH avec Tuukka Rask et Jaroslav Halak.

Certains se demandent si la formation actuelle n’a pas épuisé sa dernière chance dans sa poursuite de la coupe.

La question est légitime, mais une chose est sûre, les Bruins n’abandonneront pas facilement.

Valeur sûre # 4: Maple Leafs de Toronto

  • 46-28-8
  • 100 points
  • 286 buts pour
  • 251 buts contre

Le jeune directeur général Kyle Dubas a brassé la soupe pendant l’entre-saison.

Il a échangé Nazem Kadri, Nikita Zaitsev, Connor Brown et Patrick Marleau, en plus de ne pas offrir de nouveaux contrats à Jake Gardiner, qui a signé hier avec les Hurricanes, et Ron Hainsey.

Sa meilleure acquisition est le défenseur Tyson Barrie qui, en sa qualité de défenseur mobile et productif, comblera un grand besoin au sein de la formation torontoise. En plus de Barrie, Dubas a obtenu l’attaquant Alexander Kerfoot, un bon centre de troisième trio, dans la transaction qui a envoyé Kadri à l’Avalanche du Colorado.

Les défenseurs Cody Ceci et Ben Harpur ont été acquis des Sénateurs d’Ottawa en retour de Zaitsev et Brown.

Le vétéran Jason Spezza, embauché à titre de joueur autonome, sera le centre du quatrième trio.

Dubas n’a toutefois pas terminé son travail. Il lui reste à trouver un terrain d’entente avec Mitch Marner. Espérons pour lui que les négociations contractuelles ne seront pas aussi longues que celles qu’il a eues avec William Nylander l’an dernier.

Les attentes sont élevées à Toronto. Si une participation aux séries se veut une formalité, une quatrième élimination d’affilée en première ronde des séries pourrait signifier le chant du cygne pour Mike Babcock.

Valeur sûre # 5: Islanders de New York

  • 48-27-7
  • 103 points
  • 228 buts pour
  • 196 buts contre

On ne donnait pas cher de la peau des Islanders lorsque John Tavares leur a faussé compagnie sur le marché des joueurs autonomes, l’an dernier.

Mais, au contraire, rien n’a paru. Dirigés de main de maître par Barry Trotz, qui avait mené les Capitals aux grands honneurs l’année précédente, les Islanders ont rivalisé avec les Capitals pour le premier rang de la division Métropolitaine.

Les négociations contractuelles avec Anders Lee ont été ardues, mais le capitaine s’est finalement entendu avec le directeur général Lou Lamoriello lors de la journée d’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Les Islanders ont décidé, par ailleurs, d’accorder une chance à l’attaquant Derick Brassard, qui espère relancer sa carrière après avoir joué avec trois équipes la saison dernière.

L’attaque demeure diversifiée avec les Matthew Barzal, Josh Bailey, Brock Nelson, Jordan Eberle et Anthony Beauvillier.

En dépit du départ de Robin Lehner pour Chicago, les Islanders restent tout de même solides devant le filet avec le duo formé de Thomas Greiss et Semyon Varlamov, embauché à titre de joueur autonome.

Valeur sûre # 6: Penguins de Pittsburgh

  • 44-26-12
  • 100 points
  • 273 buts pour
  • 241 buts contre

Les Penguins vieillissent, mais ils forment encore une équipe compétitive.

Qui n’aimerait pas miser sur un duo Crosby-Malkin comme deux premiers centres ?

Il sera intéressant de voir comment Alex Galchenyuk, acquis des Coyotes de l’Arizona en retour de Phil Kessel, se débrouillera aux côtés de Malkin.

Ça pourrait faire des flammèches !

Avec un passeur comme Malkin, Galchenyuk pourrait atteindre le plateau des 30 buts, comme il l’avait fait à sa quatrième saison avec le Canadien.

Sidney Crosby demeure évidemment l’homme de la situation. À 31 ans, il a connu une sixième saison de 100 points l’an dernier, ce qui était une première en cinq ans pour lui.

L’ancien de l’Océanic de Rimouski joue toujours avec la même passion. Il est un modèle pour ses coéquipiers.

Jake Guentzel est devenu un très bon marqueur en jouant à ses côtés. Le jeune homme de 24 ans a franchi le cap des 40 buts pour la première fois de sa carrière la saison dernière. Tout indique que ce ne sera pas sa dernière.

À la défense. Kris Letang est revenu en force avec une production offensive de 56 points et un différentiel de plus 13.

Équipes aspirantes aux séries

Aspirant # 1: Panthers de la Floride

  • 36-32-14
  • 86 points
  • 267 buts pour
  • 280 buts contre

La meilleure décision de Dale Tallon a été d’embaucher Joel Quenneville au poste d’entraîneur en chef. Celui qui a mené les Blackhawks de Chicago à trois conquêtes de la Coupe Stanley en six ans va implanter une structure solide et une culture gagnante chez les Panthers.

Quenneville va réussir là où son prédécesseur Bob Boughner a échoué à ses deux saisons derrière le banc. Boughner a été incapable de faire des Panthers une équipe plus responsable en défense.

Lors de la saison 2017-2018, les Panthers ont terminé 18es au chapitre des buts accordés dans la LNH. Ils ont glissé en 28e position la saison dernière, ce qui n’a pas plu à Tallon. Le directeur général des Panthers a payé le gros prix pour satisfaire les exigences salariales de Sergei Bobrovsky, mais le gardien russe devrait lui en donner pour son argent.

Les nouveaux venus Brett Connolly, Anton Stralman et Noel Acciari devraient aider aussi la cause des Panthers. Si l’équipe performe aussi bien qu’on est en droit de le penser, elle sera assurément des séries.

Aspirant # 2: Devils du New Jersey

  • 31-41-10
  • 72 points
  • 222 buts pour
  • 275 buts contre

Les Devils ont de la chance dans les jeux de hasard. Pour la deuxième fois en trois ans, ils ont remporté le premier choix à la loterie du repêchage. Ils en ont profité pour sélectionner Jack Hughes, eux qui avaient mis la main sur Nico Hischier deux ans auparavant.

Les Devils salueront, par ailleurs, l’entrée en scène de P.K. Subban. On ne sait pas combien de temps l’ancien défenseur du Canadien demeurera au New Jersey, mais il y a lieu de croire qu’il fera bien les choses à sa première saison avec l’équipe.

Le capitaine, Taylor Hall, qui n’a pris part qu’à 33 matchs la saison dernière, sera de retour à son poste. Il sera d’autant plus motivé qu’il jouera avec l’objectif de faire sauter la banque, lui qui en est à la dernière année de son contrat.

Le directeur général Ray Shero a accordé un contrat d’un an d’une valeur de 5 millions à Wayne Simmonds et une entente de deux ans à Nikita Gusev.

Aspirant # 3: Flyers de Philadelphie

  • 37-37-8
  • 82 points
  • 244 buts pour
  • 281 buts contre

À l’instar des Panthers, les Flyers sont allés chercher un entraîneur d’expérience en la personne d’Alain Vigneault. La présence de Michel Therrien à ses côtés va donner du piquant lors des matchs contre le Canadien.

Le directeur général, Chuck Fletcher, a fait l’acquisition du gros joueur de centre Kevin Hayes, que les Jets de Winnipeg avaient obtenu des Rangers avant la date limite des transactions.

Hayes aidera sans doute la cause des Flyers, mais son contrat pourrait vite devenir un boulet. Un contrat de 50 millions pour sept ans à un joueur qui montre une moyenne de 46 points par saison, c’est passablement cher.

Les Flyers ont ajouté du punch offensif à leur brigade défensive en obtenant Matt Niskanen des Capitals de Washington, en retour du robuste Radko Gudas.

Le jeune Nolan Patrick, deuxième choix au repêchage de 2017 derrière Nico Hischier, devrait apporter une plus grande contribution, lui qui a récolté 30 et 31 points à ses deux premières saisons.

Si le gardien Carter Hart continue ce qu’il a commencé la saison dernière, les Flyers seront au plus fort de la course aux séries.

Aspirant # 4: Canadiens de Montréal

  • 44-30-8
  • 96 points
  • 249 buts pour
  • 236 buts contre

Êtes-vous prêts à parier sur les chances du Canadien? Pourquoi pas! Mais dites-vous bien que votre pari va vous donner des vertiges tout l’hiver.

Reste que rien n’est impossible. Pas grand-monde croyait à cette équipe l’an dernier. Les plus pessimistes tournaient en dérision les changements effectués par Marc Bergevin pendant l’entre-saison.

On disait que Max Domi n’avait marqué que neuf buts avec les Coyotes de l’Arizona la saison précédente. On rappelait que Tomas Tatar n’était pas de la formation des Golden Knights de Vegas en finale contre les Capitals de Washington.

Or, les nouveaux venus ont apporté un vent de fraîcheur. Une belle unité s’est installée au sein des troupes. Les mauvaises soirées ont été rares, en tout cas beaucoup moindres que la saison précédente. Les joueurs ont joué avec passion et fait montre de persévérance.

Marc Bergevin a obtenu ce qu’il recherchait. De l’attitude. Malheureusement, ça n’a pas suffi pour permettre au Canadien d’obtenir un laissez-passer pour les séries. Tout est à recommencer maintenant.

Marc Bergevin travaille encore dans le but d’améliorer ses effectifs. Il le faut, car la lutte aux séries sera ardue. Les meilleurs éléments de l’équipe devront être en santé et performer au maximum.

Aspirant # 5: Sabres de Buffalo

  • 33-39-10
  • 76 points
  • 226 buts pour
  • 271 buts contre

Les Sabres ont raté les séries au cours des huit dernières saisons et leur propriétaire Terry Pegula en a assez. Il veut des résultats. Pour lui, le moment est venu de gagner.

Quatre des six premiers choix des Sabres, entre 2013 et 2018, à savoir Jack Eichel (2015), Sam Reinhart (2014), Rasmus Dahlin (2018) et Rasmus Ristolainen (2013), ont terminé parmi les cinq premiers marqueurs de l’équipe la saison dernière.

L’autre joueur figurant au sein de ce groupe est Jeff Skinner, qui a connu une saison de 40 buts après avoir été acquis des Hurricanes de la Caroline. Ses performances lui ont valu un lucratif contrat de 72 millions sur une période de huit ans.

Le directeur général, Jason Botterill, a procédé à de bonnes acquisitions pendant l’entre-saison en obtenant le défenseur Colin Miller des Golden Knights de Vegas, l’attaquant Jim Vesey des Rangers et en embauchant Marcus Johansson sur le marché des joueurs autonomes.

Botterill a obtenu aussi Henri Jokiharju, un défenseur de 19 ans, des Blackhawks de Chicago en retour de l’attaquant Alexander Nylander, premier choix de 2016 en qui les Sabres avaient perdu confiance.

Le centre Casey Mittelstadt, premier choix de 2017, en est un autre qui pourrait amener de l’eau au moulin.

Le souhait de Terry Pegula de voir son équipe jouer du hockey de printemps pourrait être exaucé.

Aspirant # 6: Hurricanes de la Caroline

  • 46-29-7
  • 99 points
  • 245 buts pour
  • 223 buts contre

La direction de l’équipe n’a pas perdu de temps à égaler l’offre hostile soumise à Sebastian Aho par le Canadien. En seulement trois ans, le jeune centre finlandais est devenu le joueur numéro un des Hurricanes. À 22 ans, il a encore tout l’avenir devant lui.

L’ailier gauche Teuvo Teravainen (25 ans) et l’ailier droit Andrei Svechnikov (19 ans) sont également dans la fleur de l’âge. Svechnikov a atteint le plateau des 20 buts à sa première saison l’an dernier tandis que Teravainen a terminé deuxième chez les marqueurs de l’équipe avec 76 points.

Le directeur général Don Waddell a offert, par ailleurs, un contrat à l’attaquant Ryan Dzingel, qui a connu des saisons de 22 et 23 buts au cours des deux dernières saisons avec les Sénateurs d’Ottawa. Ce dernier a terminé la dernière saison à Columbus, où il a été improductif, cependant, dans les séries.

Waddell est revenu à la charge hier en embauchant le défenseur Jake Gardiner, un ancien des Maple Leafs de Toronto.

Il y a lieu de s’interroger sur les gardiens Petr Mrazek et James Reimer, acquis des Panthers de la Floride en retour de Scott Darling.

Mais que ça plaise ou pas à Don Cherry, «la bande d’idiots», comme il les a appelés la saison dernière, sera à surveiller.

Aspirant # 7: Rangers de New York

  • 32-36-14
  • 78 points
  • 227 buts pour
  • 272 buts contre

La reconstruction des Rangers est passée en mode accéléré. Le directeur général Jeff Gorton a d’abord transigé avec les Jets de Winnipeg, obtenant le défenseur Jacob Trouba en retour de Neal Pionk et de leur premier choix au repêchage de juin dernier (les Jets ont repêché le défenseur Ville Heinola au 20e rang).

Bénéficiant du deuxième choix au repêchage, les Rangers ont repêché le Finlandais Kaapo Kakko. L’attaquant de 18 ans a récolté 38 points en 45 matchs en jouant contre des joueurs pour la plupart plus âgés que lui dans la ligue élite de son pays.

S’il s’adapte aussi bien à la Ligue nationale que son compatriote Jesperi Kotkaniemi, les Rangers auront un diamant brut entre les mains. Il ne restera qu’à bien le polir.

Les Rangers ont renoué, d’autre part, avec une vieille habitude en faisant un tabac sur le marché des joueurs autonomes sans compensation. Ils ont ouvert leur coffre-fort à Artemi Panarin, qui s’est vu gratifier d’un contrat d’une valeur de 81,5 millions sur une période de sept ans pour évoluer sur Broadway. Panarin devrait devenir rapidement un favori des habitués du Madison Square Garden.

Ces ajouts ne permettront peut-être pas aux Rangers de mériter une place dans les séries cette saison, mais ils seront plus dérangeants.

Aspirant # 8: Blue Jackets de Columbus

  • 47-31-4
  • 98 points
  • 258 buts pour
  • 232 buts contre

Comment les Blue Jackets se remettront-ils de la perte d’Artemi Panarin, Sergei Bobrovsky et Matt Duchene? C’est la question que tout le monde se pose.

L’entraîneur John Tortorella sait une chose toutefois: le style de jeu devrait nécessairement être adapté selon les éléments en place.

Les Blue Jackets misent sur deux trios offensifs respectables. Gustav Nyquist, qui a été embauché sur le marché des joueurs autonomes, évoluera au sein du premier trio en compagnie de Cam Atkinson et Pierre-Luc Dubois, les deuxième et troisième marqueurs de l’équipe la saison dernière. Le deuxième trio sera formé de Nick Foligno, Boone Jenner et Josh Anderson. Oliver Bjorkstrand est lui aussi une valeur sûre.

La brigade défensive demeure solide avec Seth Jones, Zach Werenski, Ryan Murray et David Savard.

Joonas Korpisalo, qui était l’auxiliaire de Bobrovsky, pourrait avoir de la compétition pour le rôle de gardien titulaire.

On dit beaucoup de bien du Letton Elvis Merzlikins, un choix de troisième ronde des Blue Jackets en 2014 qui a évolué avec la formation de Lugano, de la Ligue nationale A de Suisse, au cours des six dernières saisons. Âgé de 25 ans, il s’est illustré aux Championnats du monde de 2017 et de 2018.

Pas pour cette année

Red Wings de Détroit

  • 32-40-10
  • 74 points
  • 227 buts pour
  • 277 buts contre

Steve Yzerman va poursuivre le travail de reconstruction amorcé par son prédécesseur Ken Holland.

Les Red Wings misent sur de bons éléments offensifs avec les jeunes Dylan Larkin, Anthony Mantha, Andreas Athanasiou et Tyler Bertuzzi.

Il faudra voir comment Filip Zadina réagira à sa deuxième saison chez les professionnels. L’ancien porte-couleurs des Mooseheads de Halifax a connu des débuts modestes, la saison dernière.

À la défense, le jeune Filip Hroney a montré un bon potentiel offensif à sa première saison avec l’équipe. Par contre, Trevor Daley, Jonathan Ericsson et Mike Green prennent de l’âge. Il y a du boulot à faire de ce côté.

Les gardiens Jimmy Howard et Jonathan Bernier font un travail respectable.

Les Red Wings sont destinés à rater les séries une quatrième saison d’affilée. Comme bien d’autres équipes avant eux, ils constatent à leur tour qu’il n’est pas facile de remonter dans le tableau des séries.

Ça demande de la patience.

Sénateurs d'Ottawa

  • 29-47-6
  • 64 points
  • 242 buts pour
  • 302 buts contre

On s’encourage chez les Sénateurs en disant que le pire est passé. Souhaitons-leur, mais ils ne sont pas sortis de l’auberge pour autant.

En décidant de repartir à neuf l’an dernier, les Sénateurs se sont engagés dans un processus sans échéancier précis. Une reconstruction complète demande du temps et de la patience. Ça donne parfois l’impression qu’on n’atteindra jamais le but.

Thomas Chabot et Brady Tkachuk sont, pour le moment, les pierres angulaires de cette remise à neuf. Il en faudra plusieurs autres.

Le directeur général Pierre Dorion a obtenu un défenseur prometteur en Erik Brannstrom dans la transaction qui a envoyé Mark Stone à Las Vegas.

Les partisans des Sénateurs peuvent s’attendre à un autre hiver rude.

- Avec la collaboration de Jonathan Bernier