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Une cruciale semaine de négociations à venir

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La Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs (AJLNH) ont une grosse semaine devant eux.

C’est le 15 septembre que l’Association des joueurs décidera si elle se prévaut de l’option de rouvrir la convention collective afin de renégocier celle-ci avec la Ligue.

Le pacte actuel est en vigueur jusqu’en septembre 2022, mais une fin devancée de l’entente pourrait avoir lieu dès 2020 si l’une des deux parties choisit cette avenue. La LNH, de son côté, n’apparaît pas pressée de rouvrir la convention.

Notre collègue Renaud Lavoie a appris qu’en fait, les discussions allaient plutôt bien jusqu’ici. On cherche à s’entendre maintenant pour éviter de se lancer dans une révision en profondeur de l'entente qui pourrait, dans le pire des cas, mener à un autre conflit de travail.

«Une source de la Ligue nationale m'a dit que l'Association des joueurs a fait une offre formelle samedi et que cette offre-là a été étudiée toute la semaine», a-t-il indiqué, vendredi, à «JiC».

Le bras droit du commissaire Gary Bettman, Bill Daly, est resté à New York pour observer tout ça.

«Du côté de l'Association des joueurs, on m'a dit "attention, ne parle pas de proposition ferme", qui contient tous les détails de ce qu'on voudrait obtenir dans une nouvelle convention collective», a poursuivi Renaud, avant d’ajouter que les deux parties avaient échangé des idées durant tout l’été et que cela se poursuit à l’heure actuelle.

Les détails de cette proposition n’ont pas été révélés, mais celle-ci a certainement retenu l’attention de la Ligue.

«On s'entend que si Bill Daly a changé ses plans, ce n'était pas pour discuter de peccadilles, a insisté Renaud. Ça devait être pour discuter de choses pas mal plus importantes, de chiffres, d'avenues, de solutions, pour éviter que le 15 septembre, l'Association des joueurs décide de rouvrir la convention collective. C'est ce qu'on veut éviter. C'est vraiment, présentement, ce qu'on veut faire.»

L’AJLNH et la Ligue ont discuté, vendredi, vraisemblablement des différents points de cette proposition. Les échanges ont été productifs, selon Renaud, et une nouvelle rencontre est prévue lundi.

«La semaine prochaine sera vraiment mouvementée dans ce dossier-là», a-t-il indiqué.

«Une chose est claire: on va négocier, on va négocier fort, et je pense qu'il y a un certain momentum pour qu'on arrive à une solution.»

De la sécurité

Parmi les éléments de l’actuel contrat de travail qui agacent les joueurs, il y a notamment la clause en «fidéicommis» («escrow»), qui leur prend une part importante de leur salaire dans le but de créer un équilibre dans le partage des profits avec les propriétaires. Le capitaine des Blackhawks de Chicago, Jonathan Toews, s’en est plaint publiquement, il y a quelques jours.

L’attaquant des Canucks de Vancouver Antoine Roussel a aussi évoqué d’autres préoccupations.

«Ce qu'on demande, ce n'est pas forcément la fin du monde», a-t-il indiqué à «JiC».

«Notamment, on demande que notre pension continue et aussi, que nos assurances continuent quand on arrête de jouer, a-t-il souligné. Je pense que c'est la priorité des joueurs. Ce n'est pas forcément de gros montants qu'on veut aller chercher, c'est plus une sécurité dans l'après-carrière.»  

L’Association des joueurs a tenu une rencontre, mercredi dernier, sans pour autant qu’une décision ait été prise quant à l’échéance du 15 septembre. Le président de l’AJLNH, Donald Fehr, s’est montré prudent à la sortie de la réunion, indiquant que les «discussions sont cordiales», même si des différends demeurent.

«J'ai appris au fil du temps à ne plus faire de prédictions», avait-il admis.