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Pourquoi les «fans» de sport désertent-ils les stades?

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Les chiffres ont de quoi faire réfléchir.

Jusqu’ici, dans le baseball majeur, 1 014 509 partisans de moins que l’an dernier se sont déplacés dans un amphithéâtre pour assister à un match. Et ce n’est pas seulement «la faute» des moins bonnes équipes.

Les Yankees, par exemple, connaissent jusqu’ici une saison exceptionnelle à tous les points de vue, mais doivent tout de même composer avec une diminution d’assistance de 180 000 personnes par rapport à l’an dernier. Chez les Jays, on parle de 500 000 spectateurs de moins!

Effrayant, dites-vous?

En fait, plus de la moitié des équipes du baseball majeur sont actuellement en déficit aux guichets par rapport à l’an dernier.

Et la situation, bien que légèrement plus positive, est loin d’être parfaite du côté de la NFL et de la LNH, où seulement le 1/3 des franchises disputent leurs matchs devant des salles combles.

À l’occasion du segment «Le club du vendredi», Jean-Charles Lajoie, Biz et Jean-Michel Dufaux se sont penchés sur la question en se demandant si les chiffres mentionnés ci-haut indiquaient un déclin de l’empire du sport.

«Si on se disait que les gens désertent les stades pour aller voir des spectacles d’opéra, on pourrait se poser des questions.», a d’abord lancé Biz.

«Sauf que là, ce qu’on voit, c’est que l’intérêt pour le sport n’a jamais été aussi grand. On n’a qu’à regarder l’état des cotes d’écoute pour les événements sportifs en direct!»

Une question d’argent?

Pour le chanteur du groupe Loco Locass, l’aspect financier joue cependant un grand rôle dans la diminution du nombre de spectateurs dans les stades sportifs.

«Maintenant, les gens sont bien équipés. Ils ont de grosses et bonnes télévisions et organisent des soirées entre amis. Ça coûte moins cher, tout simplement! Il y a aussi l’aspect de liberté qui entre en jeu. Chez toi ou au restaurant, tu consommes le sport comme tu le veux.

«La télévision nous montre de mieux en mieux le sport. Les gens se demandent maintenant si cela vaut encore la peine de se déplacer pour voir un match au prix qu’on nous charge.»

Une «offre divertissement» grandissante

Jean-Michel Dufaux, lui, est d’avis que le nombre grandissant d’activités sportives joue peut-être en défaveur des sports plus traditionnels.

«L’offre est énorme. On vit dans un monde où les gens ont l’embarras du choix. Même les eGames sont devenus un phénomène. Je ne sais pas si la prochaine génération aura le même engouement pour les Canadiens.

«Difficile d’ignorer, également, que les matchs sont beaucoup trop longs. Certains événements sont carrément interminables. Quand je regarde la situation actuelle, je ne suis pas sûr du tout que la situation des assistances va s’améliorer.»

Couper dans «les marchés en mauvaise santé»

Pour «JiC», la solution serait peut-être de réduire le nombre de formations dans les différentes ligues.

«Les équipes vont-elles devoir abandonner quelques marchés jugés plus petits? À Miami, dans la NFL, on parle de 15 000 sièges inoccupés par match. Les matchs de football universitaire américain se déroulent aussi devant 25 000 sièges vides. C’est épouvantable!»

Voyez le segment complet dans la vidéo ci-dessus.