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Nick Suzuki avoue qu'il y pense

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Il y avait deux joueurs encerclés par une poignée de journalistes à la sortie d’un premier entraînement au camp des recrues du Canadien, jeudi. Et il n’y avait rien d’étonnant à cette scène. Même votre grand-mère de 86 ans aurait pu prédire le nom des deux élus : Ryan Poehling et Nick Suzuki.

Poehling et Suzuki vivront un premier camp des recrues avec le CH. À pareille date l’an dernier, Poehling portait encore les couleurs des Huskies de St. Cloud State, alors que Suzuki représentait les Golden Knights de Vegas.

Un an plus tard, les deux choix de premier tour en 2017 partageront un objectif similaire, celui de gagner une place à Montréal. Suzuki n’a pas eu peur de dévoiler son plan.

«C’est difficile de ne pas penser à un poste avec le Canadien, a raconté le 13e choix au total à l’encan de 2017 par les Golden Knights. Il y a toujours plusieurs couvertures sur le Canadien. J’ai regardé plusieurs reportages à la télévision. Le futur de cette équipe emballe plusieurs personnes. Je mentirais si je disais que je ne m’imaginais pas avec le club.»

Au centre et à l’aile droite

Sur papier, il y a peu de place à la position de centre. Les Max Domi, Phillip Danault, Jesperi Kotkaniemi et Nate Thompson occupent les quatre premiers postes. Nick Cousins, un ancien des Coyotes de l’Arizona, pourrait aussi jouer au centre.

Poehling pourrait toutefois déloger un vétéran comme Thompson. Suzuki est conscient de cette congestion au centre. Il a cependant une carte importante dans son jeu et c’est sa polyvalence. Avec le Storm de Guelph et l’Attack d’Owen Sound, dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL), il s’est promené du centre à l’aile droite, et même à l’aile gauche.

«J’ai parlé à Joël [Bouchard, entraîneur du Rocket de Laval] et il sortait d’une rencontre avec Claude [Julien], a dit Suzuki. Pour ce camp des recrues, Joël m’a dit qu’il voulait m’utiliser à l’aile droite et au centre. J’aurai la chance de jouer aux deux positions afin de bien me sentir aux deux endroits. Je suis un bon joueur aux deux positions. Je n’ai pas de préférence, même si j’ai grandi comme centre.»

Avec le départ d’Andrew Shaw pour les Blackhawks de Chicago, il y aura un trou à remplir à l’aile droite au sein du deuxième trio. Ce sera à Suzuki de montrer qu’il a le talent pour devancer un Joel Armia ou Paul Byron au sein de la hiérarchie.

Suzuki arrivera à son deuxième vrai camp avec le Tricolore dans un bon état d’esprit. Il a acquis un bagage d’expérience important en conduisant le Storm à une participation à la Coupe Memorial. Il a remporté le trophée Wayne Gretzky, décerné au joueur le plus utile en séries dans la OHL, grâce à une récolte de 42 points (16 buts, 26 passes) en seulement 24 rencontres.

«Ça me donne beaucoup de confiance, a-t-il souligné. J’ai joué dans de gros matchs et sur une grande scène lors de la Coupe Memorial à Halifax. Il y avait une bonne attention médiatique. C’était une bonne expérience. Mais j’ai hâte de jouer au Centre Bell sur une scène encore plus grande.»

Un bon professeur

Au cours de l’été, Suzuki a patiné chez lui à London, en Ontario. Il s’est entraîné avec des joueurs de la LNH comme Drew Doughty, Logan Couture, Travis Konecny et Lawson Crouse. De ce groupe, il a beaucoup appris de Doughty.

«Drew voit la glace tellement bien, a-t-il noté. J’aime ça le regarder. J’ai aussi joué quelques matchs amicaux avec lui. Il m’a parlé de la vie dans la LNH. Il connaît du succès depuis longtemps avec les Kings.»

«Il m’a juste rappelé que je reste un jeune joueur et que je devrai mériter mon poste tous les jours, a-t-il continué. À mon arrivée au camp, je n’aurai pas de poste, je devrai m’en créer un. J’aurai comme objectif de démontrer que je peux jouer dans la LNH. Drew l’a fait à un très jeune âge [19 ans] à Los Angeles.»