Impact

Ignacio Piatti près d’un retour

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L’Impact a repris jeudi matin le terrain pour la première fois depuis son revers de samedi.

Les joueurs avaient profité de trois jours de congé, et mercredi, c’était le tournoi de footgolf de la Fondation de l’Impact.

La séance d’entraînement n’a pas été très intense, on s’est plutôt affairé à se délier les muscles et à refaire un peu l’esprit de corps du groupe.

S’il manque quelques joueurs qui sont avec leur équipe nationale, comme Samuel Piette, Lassi Lappalainen, Jukka Raitala et Daniel Lovitz, on a surtout remarqué les joueurs qui étaient présents.

Ignacio Piatti a participé à l’ensemble de la séance avec ses coéquipiers. Son compatriote argentin, Victor Cabrera, a pris part à la majorité des exercices même s’il porte toujours un bandage au coude gauche.

Enfin

On sent que le retour de Piatti fait plaisir à tout le monde au sein du groupe, d’autant que pour la première fois de la saison le groupe pourrait être complet dans une semaine.

«Ça serait bien qu’on ait tout le monde et que le coach puisse faire ses choix, a reconnu Rudy Camacho. On n’a pas eu Nacho de la saison, c’est entre 10 et 15 buts de perdus.»

Le défenseur central n’est pas le seul à faire remarquer que l’absence de Nacho a contribué aux déboires de l’équipe cette saison.

«Si on a un joueur qui met 15 buts par saison, ça nous fait au minimum six points en plus, a soutenu Saphir Taïder. Avec six points en plus, on est quatrièmes et personne ne parle de la course aux séries. Forcément, Nacho nous a manqué.»

«On a essayé de le remplacer et les joueurs se sont donnés au maximum, mais il y a des joueurs qui ne se remplacent pas», a ajouté Taïder.

Le luxe du temps

Pour la première fois depuis qu’il a pris la barre de l’Impact, Wilmer Cabrera a le luxe d’avoir du temps pour préparer un match.

Quand il a été nommé pour succéder à Rémi Garde, il y a deux semaines, le Colombien n’a eu que deux séances d’entraînement avec ses hommes avant d’attaquer une séquence de trois matchs en huit jours.

Cette fois-ci, le calendrier est en sa faveur avec la pause internationale, ce week-end.

«On veut travailler les automatismes et les relations entre les joueurs. On veut essayer de transmettre les idées du coach sur le terrain, a expliqué son adjoint, Wilfried Nancy. On veut déséquilibrer un bloc un peu plus bas, on a besoin de prendre de la vitesse.»

Autre approche

Si Cabrera a du temps pour préparer le match du 14 septembre contre Cincinnati, il ne l’a pas vraiment pour conclure la saison puisqu’il ne reste que quatre rencontres de MLS et la finale du Championnat canadien.

«Il a une approche différente et les joueurs doivent s’adapter, a souligné Nancy. C’est sûr qu’il ne nous reste pas beaucoup de temps, mais il essaie d’être posé dans son approche et d’être le plus simple possible.»

Parmi les changements proposés, il insiste pour que ses joueurs se projettent plus vers l’avant et qu’ils jouent de façon un peu plus libérée.

«Depuis qu’il est arrivé, tout le monde a vu que c’est quelqu’un qui aime presser et qui aime attaquer, et on n’a plus trop le choix», a indiqué Taïder.

«Il nous a inculqué de nous lâcher pour aller marquer, sachant qu’on est dans une position pas particulièrement confortable.»