SPO-FOOTBALL-CARBINS-CALVILLO

Crédit : TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Football universitaire RSEQ

Danny Maciocia : un homme dédié à ses joueurs

Publié | Mis à jour

Lorsque questionnés sur l’épreuve que leur fils a vécue en 2019, les parents du botteur des Carabins de l’Université de Montréal Louis-Philippe Simoneau ont prononcé des mots assez révélateurs sur la personnalité de l’entraîneur-chef Danny Maciocia.

«Danny était le premier à être là pour lui, Louis-Philippe. Il a été là pour le soutenir tout au long de sa lutte contre le cancer. Comme parent, c’est vraiment précieux de voir que ton enfant est si bien encadré», a d’abord exprimé Michel Simoneau durant la mi-temps du match de vendredi dernier.

«Il aime tous ses joueurs, a renchéri Nathalie Côté-Paquet. Louis-Philippe avait besoin de lui et il lui a donné tout ce qu’il pouvait lui donner. Si c’est un autre joueur qui était en difficulté, Danny aurait fait exactement la même chose. Il s’agit d’une personne très humaine et il sait le démontrer au bon moment.»

Informé de ces déclarations, Maciocia a humblement préféré dire qu’il s’agissait d’une culture d’entreprise dans sa formation.

«Ce n’est pas seulement un individu, mais c’est qui nous sommes chez les Carabins, a affirmé le père de trois jeunes filles. C’est dans nos valeurs de prendre soin de notre monde. Qu’ils parlent de moi ou d’un autre membre de notre équipe, c’est touchant.»

«Quand quelqu’un fait le choix de venir jouer chez toi pour quatre ou cinq ans, tu deviens plus qu’un entraîneur pour lui, a-t-il ajouté. Tu peux le guider dans plusieurs aspects. Pour certains, tu es un père et pour d’autres, un conseiller. Moi, ce que je veux, c’est qu’ils deviennent des gagnants et pas seulement sur un terrain de football, mais dans la vie en général.»

Des relations qui perdurent

La relation de Maciocia avec ses athlètes ne se termine pas après leur parcours scolaire. Celui qui est à la barre des Carabins depuis la saison 2011 a d’ailleurs pris l’habitude de s’entourer de ses anciens poulains pour former son équipe d’entraîneurs.

C’est notamment le cas de Byron Archambault, qui est revenu à son alma mater après une brève carrière avec les Tiger-Cats de Hamilton.

«Personnellement, Danny est une figure paternelle, a indiqué le coordonnateur des unités spéciales des Bleus. [...] Il est très humain et proche de son cœur. Il nous parle régulièrement de la famille et il amène cet esprit tous les jours au bureau.»

C’est entre autres parce qu’il s’ennuyait de cet esprit de famille qu’Archambault a décidé de mettre fin à son aventure dans le football comme joueur.

«Cet aspect, je ne l’ai pas vu chez les professionnels et cela me manquait énormément. Je trouvais que mon sport ne ressemblait plus vraiment à ce que j’avais connu. Il a un côté amour et passion pour le jeu dans les rangs universitaires. C’est important pour nous [les entraîneurs] de passer du temps avec les jeunes et d’avoir un impact dans leur vie.»

«Ça, je l’ai appris de Danny Maciocia!»