Canadiens vs Bruins

Crédit : Eric Bolte/Agence QMI

LNH

Tim Thomas brise le silence

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Tim Thomas fera partie des cinq nouveaux intronisés au Temple de la renommée du hockey des États-Unis, en décembre prochain. Peu volubile, l’ancien gardien de but des Bruins de Boston a accepté de parler publiquement pour la première fois depuis sa retraite en 2014, mercredi.

«Tout le monde sait probablement maintenant que je n’ai pas grand-chose à dire, du moins publiquement. Dans ce cas-ci, je suis honoré de recevoir un tel honneur», a lancé Thomas en conférence de presse. Ses propos ont notamment été rapportés par le «Boston Globe».

Cette reconnaissance ne l’a toutefois pas convaincu de se rapprocher de la Ligue nationale de hockey (LNH), dont il s’est tenu éloigné depuis cinq ans.

«Je ne crois pas, a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé s’il voulait s’impliquer dans la LNH. Je ne sais pas, mais j’en doute énormément.»

Après avoir passé près de 10 ans en Europe et dans les ligues mineures, Thomas avait connu une brillante carrière dans la LNH. Quatre fois candidat et deux fois récipiendaire du trophée Vézina, il est devenu le plus vieux vainqueur du trophée Conn-Smythe lorsque les Bruins ont gagné la coupe Stanley en 2011. Il était alors âgé de 37 ans.

Il avait ensuite créé la polémique en n’accompagnant pas l’équipe à la Maison-Blanche, alors occupée par Barack Obama, en guise de protestation.

Suivant la conquête des Bruins, Thomas avait fait l’impasse sur la saison 2011-2012 pour se «concentrer sur sa famille, ses amis et sa foi» comme il avait écrit sur Facebook. À sa dernière saison, en 2013-2014, il avait disputé 40 matchs avec les Panthers de la Floride et huit avec les Stars de Dallas.

Vivre en retrait

Aujourd’hui âgé de 45 ans, Thomas vit son après-carrière de manière très privée, dans un endroit qu’il ne souhaite pas révéler, loin du hockey.

«Mon attention et mon esprit sont portés sur l’apprentissage d’autres choses. J’ai déjà tellement appris sur le hockey et ce milieu. J’ai l’impression d’avoir appris tout ce que j’avais à apprendre là-dessus» a-t-il dit au «Boston Globe».

Par ailleurs, Thomas a fait allusion aux problèmes de santé qui l’affligent conséquemment aux nombreuses commotions cérébrales subies pendant sa carrière. Le sujet a fait surface lorsqu’il a été questionné sur une rumeur concernant une possible apparition de sa part au TD Garden lors du match numéro 7 de la dernière finale de la coupe Stanley.

«Avec l’état de mon système nerveux depuis que je me suis retiré, je n’aurais pas été capable de gérer l’énergie de la foule à Boston, a indiqué Thomas, qui a toutefois recommencé à regarder le hockey lors des dernières séries éliminatoires.

«Boston faisait tellement bien.»