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Crédit : AFP

NFL

«Je n’en peux plus d’attendre de frapper quelqu’un!»

Publié | Mis à jour

CHICAGO - Au beau milieu du vestiaire des Bears, un monument, qui n’a rien d’une statue, impose le respect. Une carrure impressionnante, des abdominaux découpés au couteau et d’énormes paluches font contraste avec la voix posée et le sourire détendu du monstre Khalil Mack. Le message, lui, est toutefois puissant : «Je n’en peux plus d’attendre de frapper quelqu’un!»

Si la vedette du front défensif des Bears salive à ce point à l’idée de sauter sur le terrain, c’est qu’il a encore de travers dans la gorge le revers aux mains des Eagles en séries, qui a coupé court à une saison de renaissance pour les Bears.

«Ça fait tellement longtemps! J’ai juste envie d’aller au travail avec mes frères. J’ai hâte de faire sortir le méchant», a renchéri le mutant qui revendique 53 sacs du quart en 78 matchs en carrière, sans compter d’innombrables pressions qui ont saboté une pléiade de jeux offensifs.

La première cible de sa séance de défoulement sera donc le quart-arrière des Packers, Aaron Rodgers, vendredi soir.

Plusieurs à Chicago et Green Bay font grand état de la rivalité historique qui oppose les Bears aux Packers. Une rivalité que Mack, en un an, a appris à résumer à sa plus simple expression.

«J’aime "sacker" Aaron Rodgers, "man"!» a-t-il souri.

«C’est toujours agréable de se mesurer à l’un des meilleurs au monde. Le fait que ce soit une si grande rivalité ne fait que rehausser notre niveau de jeu. Ce sont les matchs les plus cool.»

Contexte différent

Cette saison, Mack s’amène dans un contexte complètement différent de l’automne dernier, lorsqu’il avait été acquis des Raiders par voie de transaction une petite semaine avant le début de la campagne.

C’était justement face aux Packers qu’il s’était allègrement délié les muscles à son premier match avec sa nouvelle équipe.

Un match dans lequel il avait terrorisé l’offensive de l’ennemi avec un sac, un échappé forcé et un touché sur un retour d’interception.

«La seule chose que je retiens de ce match, c’est qu’on avait perdu. Quand tu fais de tels jeux, c’est pour te mettre en position de gagner. C’est tout ce que j’ai en tête», a-t-il précisé.

Un échange rare

Pour mettre le grappin sur Mack, les Bears ont envoyé aux Raiders deux choix de première ronde, en plus de choix de troisième et sixième ronde. En plus de Mack, ils ont hérité de choix de deuxième et cinquième tour.

Voilà un échange qui se produit rarement dans la NFL et que les Bears referaient les yeux fermés.

«Il est tout simplement destructeur. Le moins que l’on puisse dire est qu’il est un casse-tête pour l’adversaire», se réjouit le nouveau coordonnateur défensif, Chuck Pagano, qui en a pourtant vu d’autres durant sa longue carrière.

«La meilleure chose à propos de Khalil, c’est qu’il est un très bon gars qui ne fait pas qu’aimer jouer au football. Il adore ça et c’est contagieux. Sa passion infeste les autres et quand il se retrouve sur le terrain, il est heureux comme un gamin. Ce sera agréable de voir ce groupe de joueurs à l’œuvre, surtout le numéro 52.»

Mack, pour sa part, est d’avis que les amateurs n’ont encore rien vu et qu’ils n’ont qu’à bien se tenir. Les Bears n’ont rien d’un feu de paille, foi de la bête.

«Ce qui nous définit, c’est la camaraderie. Il n’y a pas un joueur égoïste dans ce vestiaire. On le sent dans la bâtisse, dans le caucus et quand on joue. C’est un peu ça le football. On joue pour nos frères. On veut juste gagner, c’est tout ce qui compte.»