Alouettes

Luc Brodeur-Jourdain comme un poisson dans l’eau

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Deux mois après la fin de sa carrière de footballeur, le Québécois Luc Brodeur-Jourdain apparaît déjà comme un poisson dans l’eau à titre d’instructeur-adjoint de la ligne offensive chez les Alouettes.

Celui qui a disputé 168 matchs dans la Ligue canadienne de football apprend son nouveau métier avec plaisir, même si parfois, il peine encore à laisser partir sa mentalité de joueur.

Voyez le reportage de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus.

«Je trouve que mon attitude et ma façon d'aborder les choses est très similaire à quand j'étais joueur, a-t-il admis, mardi, en marge de l’entraînement de l’équipe. Je reste un collègue, ou un coéquipier qui est demandant, qui souhaite que les choses soient bien effectuées, bien exécutées.»

Les gars qu’il doit diriger étaient encore ses coéquipiers il y a quelques semaines. Forcément, la relation est bonne, mais un peu confuse aussi par moments.

«C'est une connexion qui est plus du genre "joueur", même si les joueurs m'appellent "coach", a-t-il observé. Ils le font avec un sourire en coin.»

Brodeur-Jourdain ajoute également qu’il y a une différence majeure par rapport à quand il était joueur.

«Là où c'est le plus complexe, selon moi, c'est de rester dans le moment présent, en tant que coach, a-t-il admis. Parce que dans ta semaine de travail, tu ne penses pas nécessairement qu'à ton adversaire de la semaine, mais tu penses aussi aux adversaires de la semaine prochaine, de la semaine d'après et tu continues à regarder les autres matchs dans la Ligue canadienne.»

De l’aide de Bolduc

L'entraîneur des demis offensifs, André Bolduc, lui donne aussi un coup de main pour faciliter la transition.

«Son éthique de travail est exceptionnelle. C'est un très bel exemple d'entraîneur pour moi, a indiqué Brodeur-Jourdain. Il n'y a rien qui t'empêches d'aimer tes joueurs même si tu dois les évaluer, et c'est quelque chose que moi aussi, je trouve très important.»

Bolduc admet quant à lui qu’il joue le rôle de mentor.

«Mon premier conseil que je lui ai donné, c'est de prendre soin de ce qui se passe chez lui, parce que tu ne veux pas perdre ta famille pour le football. Je m'assure qu'il parte à l'heure qu'on a dit qu'il partirait.

«Pour ce qui est du travail d'entraîneur, je lui ai fait une liste dans Excel. Peut-être qu'il va me niaiser un jour, mais je lui ai fait un document avec ses tâches à faire à chaque jour de la semaine.

«Elle est sur son mur, et le matin, quand il rentre, il peut suivre ça. Quand c'est fait, il vient me le dire, et on peut passer à autre chose. Je lui en donne de plus en plus, parce qu'il est de plus en plus vite. Et il s'améliore!»