Impact de Montréal

Des partisans déchirés

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La défaite gênante encaissée par l’Impact au Stade Saputo, samedi soir, a semblé être la goutte qui a fait déborder le vase chez plusieurs partisans de l’équipe.

On l’a d’ailleurs vu après le match : certains membres des «Ultras», groupe de partisans très passionnés de l’équipe, ont échangé quelques mots doux avec des joueurs, dont le Québécois Samuel Piette.

Si on se promène sur Twitter, réseau social où les partisans de l’Impact se manifestent le plus, la grogne est très évidente. Certains n’en peuvent plus des performances en dents de scie de cette équipe qui les déçoit régulièrement depuis le début de la saison 2017.

Le sujet du jour, lundi et mardi, était d’ailleurs le renouvellement des abonnements de saison. Certains amateurs, fatigués de voir leur club de cœur se faire humilier même à domicile, ont perdu l’envie de payer les centaines de dollars nécessaires à l’achat de cet abonnement. Ils ont beaucoup moins envie, en outre, de se donner le mal de se déplacer au stade à chaque match pour encourager une équipe qui semble faire deux pas en arrière pour chaque pas en avant.

«Je suis un partisan qui avait des billets de saison et qui a déserté l'équipe à cause de ça», a révélé un amateur rencontré au Café Milano, sur la rue Jarry, à Montréal.

«Manque de stratégie, changements continuels, panique continuelle, président sur le terrain pendant les entraînements, je trouve que c'est difficile de suivre cette équipe-là», a-t-il également indiqué.

Un autre partisan a osé une comparaison avec un autre club montréalais très connu.

«Des fois, on a l'impression que ça sent beaucoup l'improvisation, a-t-il déploré. Si on fait un parallèle avec les Canadiens de Montréal, on voit très bien le plan dont le directeur général (Marc Bergevin) parlait, on voit les jeunes qui s'en viennent, on voit la restructuration et beaucoup d'espoir. Mais dans l'Impact, je ne sens pas ça du tout.»

Mais pour chaque amateur qui pense comme les deux précédemment mentionnés, il y a en a un autre dont la foi et l’amour sont inébranlables.

«Ce que je pense, c'est qu'il faut continuer à supporter notre club», a indiqué un autre partisan.

«On a la plus forte ligue en Amérique du Nord, elle est chez nous, on a un club à Montréal, a-t-il poursuivi. Il va y avoir des hauts et bas, mais que ce soit en Europe ou partout, les gens supportent leur équipe.»

Il reste que l’organisation de l’Impact, pour qui la vente d’abonnements de saison est une priorité, prendra sans doute note de la grogne ambiante. Elle a certainement intérêt à le faire.

L’Impact reprendra cependant ses activités le samedi 14 septembre alors que le FC Cincinnati, un adversaire certainement prenable, sera en ville. Le mercredi suivant, ce sera le match-aller de la finale du Championnat canadien contre Toronto.

Si la formation montréalaise parvient à remporter la Coupe des voyageurs, ou accéder aux éliminatoires de la MLS, ou même les deux, il y a fort à parier que le désamour actuel des partisans de l’équipe se résorbera.

Voyez le reportage de Frédérique Guay dans la vidéo ci-dessus.