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À VOIR: le boxeur Éric Martel-Bahoeli sauve une vie

Publié | Mis à jour

Le boxeur professionnel Éric Martel-Bahoeli a sauvé la vie d’un homme qui s’étouffait dans un Tim Hortons de Québec lundi soir. Il lance aujourd’hui un message de prévention, invitant les gens à suivre des formations de premiers soins.

Éric Martel-Bahoeli n’est pas près d’oublier ce qu’il a vécu lundi au Tim Hortons de l’avenue Chauveau. Il a surtout été marqué par le bruit que faisait l’homme en difficulté. 

«C’était comme un silement, vraiment fort, plein de détresse. Je n’avais jamais entendu un son comme ça avant», confie celui qui est intervenant dans un centre jeunesse et entraîneur de boxe.

Méthode de Heimlich

Voyant l’homme recroquevillé et faisant de grands signes pour attirer l’attention, Martel-Bahoeli s’est immédiatement dirigé vers lui. S’installant derrière le malheureux, il lui a fait la manœuvre d’Heimlich, qui consiste à une pression au niveau de l’abdomen.

«Il essayait de demander de l’aide à une madame, mais elle a figé, complètement. Je l’ai pris et je l’ai levé dans les airs, puis ça a sorti presque tout de suite», raconte le boxeur professionnel qui a annoncé sa retraite il y a un peu plus d’un an.

«Dans une situation comme celle-là, c’est une question de secondes. Il aurait perdu connaissance et on ne sait pas ce qui aurait pu arriver parce qu’il ne respirait vraiment plus du tout», ajoute M. Martel-Bahoeli.

L’importance de la formation

Ce dernier raconte n’avoir jamais hésité avant d’intervenir, héritage de son passé de boxeur, mais surtout, réflexe provenant de sa formation RCR.

«Oui mes 20 ans de boxe m’ont permis de garder mon sang froid en situation de stress. [...] Mais je n’ai jamais hésité. C’est comme si le pilote automatique avait embarqué et je savais exactement ce que je devais faire», explique-t-il, précisant qu’un seul autre client parmi la dizaine présents dans le restaurant avait réagi.

Ces réactions, souvent causées par la peur, font dire à Éric Martel-Bahoeli que la formation en premiers soins devrait être plus répandue. Parce qu’on ne sait jamais quand on sera confronté à une telle situation.

«À cause de mon travail en centre jeunesse, je suis obligé de suivre la formation et de la renouveler aux trois ans, mais je réalise à quel point c’est important. Si mon histoire peut encourager quelqu’un à suivre le cours, ce sera ça de fait», souligne celui qui a partagé l’histoire sur les réseaux sociaux avec une photo de sa carte de formation en secourisme. «Le numéro de téléphone est là, ça peut sauver une vie».