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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens

«J'ai un peu d'habiletés offensives...» - Josh Brook

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Il y avait un intrus au camp d’entraînement de l’agence Octagon à Westmount, vendredi, alors que l’espoir des Canadiens de Montréal Josh Brook était parmi les joueurs qui participaient à un match amical.

Le défenseur de 20 ans a obtenu la permission du gourou de cette firme, Allan Walsh, à une condition.

«Ceux qui ne sont pas nos clients, on leur dit de revêtir un maillot Octagon. Si tu veux jouer, tu dois porter le logo!», a raconté le sympathique agent à TVA Sports en s’esclaffant.

À une semaine du camp des recrues du Tricolore, le jeune Brook s’est donc entraîné avec l’attaquant du CH Jonathan Drouin, le capitaine du Rocket de Laval Xavier Ouellet, ainsi que d’autres joueurs de la Ligue nationale comme David Perron, des Blues de St. Louis, Anthony Duclair, des Sénateurs d’Ottawa, et Derick Brassard, nouveau membre des Islanders de New York.

D’une certaine façon, c’est comme s’il avait goûté au calibre des ligues majeures.

«C’était stimulant. Ils sont rapides... et très habiles!»

Rendez-vous au camp des recrues

Brook, un droitier de 6 pi 1 po que les Canadiens ont repêché au deuxième tour à l’encan de 2017, a disputé sept rencontres avec le Rocket, la saison dernière, après que les Warriors de Moose Jaw ont été balayés au premier tour des séries de la Ligue de l’ouest (WHL).

À l’automne, le Manitobain fera son entrée à temps plein dans les rangs professionnels. Il figurera d’ailleurs parmi les huit défenseurs qui se présenteront au camp des recrues, jeudi prochain, à Belleville, en Ontario.

Ensuite, ce sera la tenue du camp d’entraînement du grand club à Brossard. Sent-il la pression de créer une surprise et forcer la main aux décideurs?

«Je veux jouer mon style de jeu et faire de mon mieux. Il n’y a rien de plus que je peux faire», a-t-il fait savoir.

«Je ne ressens pas de pression. Je vais me présenter aux camps pour donner le meilleur de moi-même.»

Dans l’incubateur

Brook fait partie de la prometteuse relève dans l’incubateur des Canadiens à la ligne bleue. Cale Fleury est également du lot, lui qui a participé à 60 matchs avec le Rocket l’an dernier. Il a été sélectionné un tour plus tard que Brook, tout comme Scott Walford.

Depuis le repêchage de 2017, l’état-major a repêché pas moins de 11 arrières, dont cinq en juin dernier. Drôlement un hasard, et on peut affirmer sans se tromper que Brook représente un beau projet : il a conclu la récente campagne au premier rang de la WHL, chez les défenseurs, avec 75 points en 59 parties.

«J’ai beaucoup de vitesse et un peu d’habiletés offensives, a-t-il lancé avec sarcasme. J’aime transporter la rondelle pour alimenter les attaquants et je m’implique dans le jeu offensif.»

«Tant les défenseurs que les attaquants, nous sommes un bon groupe d’espoirs qui frappe à la porte.»

Ryan Poehling, le coloc

Si Brook et Ryan Poehling, un des espoirs les plus attendus au camp à l’attaque, sont souvent aperçus ensemble, il ne faut pas s’étonner.

Ces deux jeunes partagent un condo depuis quelques temps et ils semblent s’entendre à merveille.

«J’habite avec lui et on traîne ensemble tous les jours! C’est assez impressionnant jusqu’ici.»

Enjoué en ce qui a trait à la vie de coloc, Brook est tout aussi emballé lorsqu’il parle des habiletés de l’Américain, qui a enfilé trois buts au dernier match de la saison avec le CH.

«Il a tellement de talent, s’est-il exclamé. Il est fort. C’est un colosse. Il a le bagage complet (pour jouer dans la LNH).»