Impact

L’Impact casse encore au Stade Saputo

Publié | Mis à jour

C’était le match le plus important de la saison de l’Impact, et c’est cette rencontre que l’équipe a choisie pour connaître une première demie atroce qui l’a menée à une défaite de 3 à 0 contre le D.C. United devant une salle presque comble de 18 285 spectateurs au Stade Saputo.

L’Impact a été mauvais pendant la première demi-heure de jeu, et ç’a été suffisant pour que le D.C. United lui creuse un trou bien profond duquel il a été incapable de sortir. Et c’est carrément inacceptable dans le contexte actuel.

Un D.C. United qui s’est amené à Montréal sans Wayne Rooney, suspendu, faut-il le rappeler.

«Ce sont des erreurs sur des choses de base qui ne devraient pas arriver et qui se sont produites», a commenté Wilmer Cabrera au sujet des trois buts accordés.

Phases arrêtées

L’Impact a donc accordé trois buts dans les 32 premières minutes de jeu, dont deux marqués sur phases arrêtées, le talon d’Achille de cette équipe.

Ola Kamara a ouvert la marque dès la 20e minute quand un coup franc a traversé le mur défensif, laissé sans couvreur, l’attaquant de Washington a sauté sur la balle libre pour battre facilement Evan Bush.

Trois minutes plus tard, les visiteurs doublaient leur avance quand un dégagement du gardien Bill Hamid a été repris par une très haute tête arrière de Samuel Piette. Le ballon est tombé aux pieds de Paul Arriola qui est parti en échappée pour battre Bush à la 23e minute.

Kamara a frappé de nouveau à la 32e minute, prolongeant une tête de Frédéric Brillant à la suite d’un coup de pied de coin.

Fierté

On le disait donc, c’était pratiquement le match le plus important de la saison pour le Bleu-blanc-noir qui, avec une victoire, pouvait grimper au classement et améliorer ses chances de faire les séries éliminatoires.

Au lieu de ça, l’équipe se retrouve encore une fois en dehors du portrait des séries, glissant à nouveau au 8e rang à la suite du verdict nul de 1 à 1 entre le Toronto FC et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, à Foxboro.

Toronto a une priorité d’un point, mais deux matchs en main. Dire qu’une victoire aurait signifié la 5e place.

Oui, il y a une part de chance sur les buts de D.C., les deux premiers du moins, mais on a surtout vu un Impact complètement désorganisé et à la recherche de ses repères.

On se demande même où est la fierté de certains d’entre eux. C’est peut-être dur comme constat, mais c’est juste dans les circonstances, et si on en juge par les nombreuses huées entendues au cours de la rencontre, les partisans en viennent eux aussi à la même conclusion.

On a même vu l’un d’entre eux lancer son maillot sur la pelouse du stade, un message sans équivoque.

Mieux, mais...

L’Impact a amorcé la seconde demie avec un peu plus de conviction, mais avec 45 minutes pour sauver sa saison, le XI montréalais avait besoin de plus.

Et face à un des meilleurs gardiens de la MLS, Bill Hamid, remonter un écart de trois buts à la demie, c’est presque mission impossible.

L’Impact a peut-être décoché 25 tirs dans ce match, mais il n’en a cadré que 4, et peut-être un seul était réellement dangereux.

Cette équipe se devait d’être énergisée sur le plan offensif, et Wilmer Cabrera aura finalement attendu la 71e minute pour faire entrer Ballon Tabla dans le match.

Pis encore, il y est allé d’un changement poste pour poste en faisant sortir Orji Okwonkwo.

Dans une situation où ton équipe a besoin d’au moins trois buts en trente minutes, pourquoi ne pas sortir un défenseur et mettre plus de poids à l’attaque ?

«Ballou n’a pas eu beaucoup de minutes dernièrement, l’équipe poussait et je voulais les voir se battre. Je voulais leur donner la chance de corriger les erreurs de la première demie», a expliqué Cabrera.

«Je voulais donner mon soutien aux joueurs qui ont commencé le match, je ne voulais pas que le blâme retombe sur eux, je suis le seul responsable.»