Cyclisme

Olympiques du cyclisme: Labeaume juge le coût trop élevé

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Malgré l’intérêt marqué par l’Union cycliste internationale (UCI) pour voir Québec accueillir les championnats du monde regroupés en 2027, le maire Régis Labeaume a mis les freins au projet, vendredi.

L’idée dévoilée en primeur en mai dernier par le collègue Alain Bergeron dans les pages du Journal a fait du chemin, menant à une rencontre informelle jeudi soir entre le maire, le président de l’UCI et d’autres intervenants du milieu, dont le grand patron de Cyclisme Canada.

Or, selon M. Labeaume, les coûts pour ces «Olympiques du cyclisme» regroupant 13 disciplines, dont la première édition aura lieu en 2023 à Glasgow, en Écosse, sont trop importants pour que la Ville aille de l’avant. On estime que ce premier rendez-vous des championnats regroupés coûtera près de 100 millions $.

«Il m'a donné le prix du ticket d'entrée et c'est très, très cher. C'est plusieurs millions juste pour entrer, alors je ne le sens pas pour l'instant. Je trouve que c'est beaucoup trop cher et je pense qu'on n’est pas à maturité pour se rendre là», a affirmé le maire au micro de TVA Nouvelles.

Aucune surprise

Mis au parfum par le représentant du Journal, le président de l’UCI, David Lappartient, n’est pas tombé en bas de sa chaise puisqu’il avait senti l’hésitation du maire à se lancer dans l’aventure.

«Ses propos sont ceux qu’on a reçus hier. Il y a le sujet du vélodrome qui se pose, il n’y a pas de vélodrome ici. Et le budget est assez significatif et il pense qu’il doit peut-être y avoir des étapes intermédiaires pour en arriver là un jour, a expliqué Lappartient.

«On a toujours dit aussi que l’initiative doit venir de Cyclisme Canada. S’il y en avait une, on la recevrait avec beaucoup de plaisir, mais ça doit faire l’objet d’un consensus local entre les municipalités, le gouvernement et Cyclisme Canada. Cela dit, il [le maire] a rappelé son intérêt dans le sport cycliste.»

Sans l’appui de la mairie, Cyclisme Canada n’entend pas gaspiller temps et énergie dans le dossier.

«On est partie prenante dans le projet, mais ça nous prend de la volonté politique et un organisateur, idéalement, avant de déposer notre lettre d’intention, a avancé son président Pierre Laflamme.

«Il n’y a pas de cahier de charges, alors je comprends M. Labeaume que cela est dur à évaluer [...] C’est probablement ce qui l’a refroidi. Il veut probablement attendre qu’il y ait une première expérience en 2023.»

Montréal en 2026?

La fédération nationale a toujours jusqu’au 15 septembre pour signifier officiellement son intérêt aux instances internationales. Montréal pourrait s’avérer une roue de secours de luxe alors qu’un groupe de promoteurs est intéressé à accueillir les Mondiaux sur route en 2026.

«Ça reste les mondiaux les plus complexes à organiser avec le budget le plus élevé. On verra en déposant notre avis d’intention», a rappelé Laflamme.