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Crédit : AFP

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Les vétérans des Astros conquis par Toro

Publié | Mis à jour

Il est sans doute difficile d’être moins stressé qu’un joueur de baseball avant un match. Pendant qu’un groupe de lanceurs, mené par Justin Verlander et Gerrit Cole, s’adonne au cribble et aux cartes, Yuli Gurriel, les cheveux en bataille, consulte son téléphone cellulaire étendu sur un divan comme s’il était dans son salon.

À quelques pas du groupe, George Springer occupe le casier voisin d’Abraham Toro.

«C’est un très bon jeune. Il s’est bien intégré au groupe. Parfois, on l’agace un peu, on lui demande de parler en français», a lancé le voltigeur de 29 ans, sourire en coin.

Plus sérieusement, avec les Astros, meneurs de la section Ouest de la Ligue américaine, Toro ne s’est pas joint à une équipe de pieds de céleri. À l’exception de Cole, tous les joueurs mentionnés plus haut faisaient partie de la formation championne de la Série mondiale de 2017. Tout comme Jose Altuve et quelques autres.

Malgré ce fait, il ne semble pas avoir éprouvé de difficulté à gagner le respect de ses réputés coéquipiers.

«Son succès est attribuable à la qualité des efforts qu’il met pour s’améliorer. Il s’applique sur plusieurs petits détails. À ce niveau, il me semble être en avance pour son âge. J’adore ça !» a louangé l’Américain, choix de premier tour des Astros en 2011.

Une énergie débordante

En 21 apparitions au bâton depuis son rappel, le 22 août, Toro a mis la balle en jeu à cinq occasions (moyenne de ,285). Il a été victime de trois retraits au bâton, mais a su soutirer cinq buts sur balles.

«Je l’avais vu aller un peu au camp d’entraînement. J’avais été impressionné par sa puissance et à quel point il comprend la zone des prises, a analysé Springer. Il joue bien tant en attaque qu’en défense. Je suis content qu’il soit avec nous, car il le mérite.»

Si Toro, 22 ans, a pu mettre son talent au bénéfice des Astros si tôt dans sa carrière, c’est en raison des quelques blessés qui déciment la formation texane. Une blessure au dos à Carlos Correa a forcé le gérant des Astros à déplacer Alex Bregman du troisième coussin à la position d’arrêt-court. Un jeu de dominos favorable au Longueuillois.

«Son ascension rapide ne me surprend pas le moins du monde. C’est un joueur tellement travaillant. Il est plaisant à voir aller. J’adore l’énergie qu’il apporte tous les jours au sein de l’équipe», a déclaré Bregman à l’auteur de ces lignes, tout en marchant vers la cage des frappeurs.

Par ailleurs, Correa ne semble pas aussi près d’un retour au jeu que le laissaient croire certains rapports publiés au cours des derniers jours. Avant cette première rencontre de la série face aux Blue Jays, A.J. Hinch a fait le point sur l’état de santé du Portoricain.

«Il n’y a pas vraiment de développement dans son cas. Il est demeuré à Houston où il s’entraîne en gymnase. Son nom ne sera pas réactivé dans les prochains jours.»

À Toro de continuer d’en profiter.