Crédit : Simon Clark/Agence QMI

LHJMQ

Le calme est revenu à Baie-Comeau

Le calme est revenu à Baie-Comeau

Mikaël Lalancette

Publié 30 août
Mis à jour 30 août

La nouvelle avait eu l’effet d’une bombe à la mi-juin.

Le grand patron hockey du Drakkar, Steve Ahern, était remercié par l’organisation pour laquelle il avait consacré plus de 20 ans de sa vie.

La stupéfaction était totale aux quatre coins du circuit Courteau : le Drakkar venait pourtant de lui accorder une prolongation de contrat d’une saison un mois plus tôt. Steve Ahern détenait cette année d’option dans son contrat.

La situation a jeté le nouvel entraîneur-chef de l’équipe, Jon Goyens, dans une situation assez embarrassante. Le patron qui venait de l’embaucher était remercié deux semaines après sa nomination. Comme début de relation, on ne peut pas dire que c’est rassurant.

Pierre Desjardins et Daniel Paradis ont assuré l’intérim comme DG durant l'été. C’est finalement Pierre Rioux, qui assumait la fonction de directeur général adjoint de l'autre côté du fleuve chez l’Océanic à Rimouski, qui a été nommé directeur général du Drakkar.

Quatre DG avant même que Jon Goyens ait la chance de diriger son premier match à la barre du Drakkar!

Mais rassurez-vous, tout se passe bien à Baie-Comeau. La chimie a vite opéré entre Goyens et son nouveau patron.

Même que les deux ont l’impression d’avoir ramené l'harmonie et l’ordre au sein de l’organisation, qui a vécu des moments difficiles après l’élimination contre les Wildcats de Moncton au premier tour des séries.

Jon Goyens veut faire du développement des habiletés individuelles sa marque de commerce comme entraîneur-chef de première année dans la LHJMQ.

Le pilote le plus titré de l’histoire des séries de la Ligue midget AAA du Québec en a vu défiler de bons joueurs au Lac St. Louis. Il entend utiliser la même recette à Baie-Comeau, où les partisans ont accueilli sa venue avec beaucoup d’enthousiasme.

«En devenant de meilleurs joueurs, ça fera de nous une équipe améliorée», dit-il.

De la musique aux oreilles de Pierre Rioux, qui a eu une belle carrière en Europe après son stage junior à Shawinigan et dans les rangs professionnels. Il a tout de suite apprécié ce qu'il a vu de son entraîneur-chef.

L’ancien recruteur des Maple Leafs de Toronto a été passablement occupé lors de l’ouverture de la période des transactions en août. S’il a résisté à l’idée de transiger de gros morceaux de sa formation, on pense à Nathan Légaré, Gabriel Fortier et Xavier Bouchard par exemple, Rioux a néanmoins procédé à 10 transactions.

Le visage du Drakkar sera donc différent, sur la glace et au deuxième étage.

Pour le moment, on parle d’une saison de transition.

Si le Drakkar, qui n’a pas repêché au premier tour depuis deux ans, décide de peser fort sur l’accélérateur lors de la période des Fêtes, on devra plutôt parler d’une reconstruction.

J’ai rencontré Pierre Rioux lors du match préparatoire entre le Drakkar et les Saguenéens à Jonquière en début de camp d’entraînement. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander si sa venue à Baie-Comeau réchaufferait les relations hockey entre l’Océanic et le Drakkar, qui n’ont pas dansé souvent ensemble sur le marché des transactions.

Rioux a travaillé pour l'Océanic et a entretenu une bonne relation avec le chef d'orchestre à Rimouski, Serge Beausoleil.

Voici sa réponse : «Une bonne transaction, c’est quand les deux équipes sont contentes. Si c’est le cas, je ne verrais pas pourquoi ça ne se ferait pas!»

On s’en reparle aux Fêtes...