Lutte

Cette semaine dans l’univers de la WWE: Kevin Owens, le meilleur Québécois

Cette semaine dans l’univers de la WWE: Kevin Owens, le meilleur Québécois

Patric Laprade

Publié 30 août
Mis à jour 30 août

Le Poing : nouvelles et opinions sur la WWE

L’édition 2019 du PWI 500 est sortie hier. Il s’agit, chaque année, du classement le plus controversé, alors que les éditeurs du seul magazine de lutte nord-américain, le Pro Wrestling Illustrated, se prêtent à l'exercice de classer les 500 meilleurs lutteurs au monde. Pour certains, le PWI 500 n’est qu’un classement pour les fans un peu trop crédules, les « marks » comme on dit dans le jargon de la lutte. Pour d’autres, ce classement est quelque peu la bible de ce sport-spectacle.

Je lis et j’entends beaucoup de choses concernant ce classement et je m’aperçois que plusieurs personnes ne savent pas exactement comment le tout fonctionne et à quoi ça sert vraiment. À l’intérieur du PWI 500, il y a 2 classements. Tout d’abord, celui des lutteurs plus connus, qu’on voit à la télévision ou dans les promotions majeures et ce, de partout dans le monde, incluant le Japon et le Mexique. L’autre est un classement des lutteurs qui sont actifs principalement sur le circuit indépendant. Le classement est basé sur la période comprise entre le mois de juillet 2018 et le mois de juin 2019 et non pas pour une année calendrier de janvier à décembre comme plusieurs le croient.

Le commentaire qui revient le plus souvent chez les détracteurs de ce classement est que les critères de sélection n’ont rien à voir avec les qualités de lutteurs de la personne. Il est vrai que les principaux critères sont basés sur l’aspect plus scénarisé de la lutte. En ordre d’importance, ce sont les victoires, les habiletés techniques, l’influence sur le sport, la qualité des adversaires, la diversité des adversaires et s’ils ont beaucoup ou peu lutté durant l’année. En fait, un lutteur doit normalement avoir eu au moins 20 matchs dans l’année ou un match dans sept mois différents. Les titres sont aussi importants, car ils permettent souvent au lutteur d’avoir une meilleure influence, de remporter plus de victoires et d’affronter de meilleurs lutteurs. Les critères sont bien évidemment faits pour qu'à chaque année le classement diffère. Pour avoir parlé avec un des éditeurs du classement, Dan Murphy, les premières positions sont assez représentatives. On peut être en désaccord, mais c’est la base même d’un classement. Peu importe le sport ou peu importe le classement, certains seront en accord, d’autres pas. Dans cette édition par exemple, Seth Rollins est premier. Il n’est pas le meilleur lutteur technique et n’a peut-être pas eu les meilleurs matchs à l’échelle mondiale, mais il a eu une excellente année, il perd peu et est au sommet de la promotion de lutte la plus importante au monde, ce qui lui donne une influence que d’autres n'ont pas.

Comment faire partie du PWI 500?

Toujours selon Murphy, l’ordre est moins représentatif pour la deuxième moitié du classement. Ce sont souvent des lutteurs indépendants que les éditeurs n’ont pas souvent vus en action, bien que Murphy se fait un devoir de regarder au moins un match des 500 qui font partie de la liste.

Parce qu’il ne faut pas oublier une chose. Pour faire partie du classement, les lutteurs moins connus du circuit indépendant doivent envoyer leurs infos ou quelqu’un doit les envoyer à leur place. Avec l’importance qu’a pris la scène indépendante dans les dernières années, ça concerne moins de lutteurs qu’avant, mais tout de même, assez pour que Murphy ait un réseau de contacts à travers le monde qui l’aide dans le processus.

«J’ai un réseau de contacts en qui j’ai confiance et vers qui je vais me tourner afin d’être sûr de couvrir chaque territoire de lutte. Par exemple, j’ai quelqu’un en Californie, au Texas, au Québec, à qui je vais demander leurs opinions sur ce qui se passe dans leur coin de pays», explique-t-il.

Dans les années 90 et au début des années 2000, plusieurs lutteurs de la NCW s’y trouvaient parce que le scripteur en chef de la NCW à l’époque, Bertrand Hébert, envoyait les infos nécessaires. Yan O’Cain a par la suite continué la tradition pendant quelques années. En 2007, le regretté Michael Ryan et moi-même avions envoyé plus d’une vingtaine de biographies et 21 lutteurs québécois avaient été sélectionnées, un record qui tient toujours. Depuis, je suis le représentant du Québec, celui que Murphy consulte.

Les éditeurs regardent donc les différentes biographies, consultent le site cagematch.net, qui est une référence en la matière, afin de vérifier les championnats, les victoires et qui ces lutteurs ont affronté durant l’année, pour éventuellement choisir les lutteurs qui se sont le plus distingués. Pour les lutteurs indépendants, en plus des titres et des victoires importantes, lutter contre un lutteur connu et lutter à l’extérieur de leur territoire vont les aider.

Si on compare ce classement à celui du Wrestling Observer et de ses prix de l’année, les plus reconnus à travers le monde, il y a une grande différence. L’Observer a différents prix pour ses meilleurs lutteurs, comme par exemple le meilleur lutteur technique, le meilleur lutteur de haute voltige, celui qui attire le plus au guichet, etc. Ces prix sont vus différemment pour deux raisons. Premièrement, les votes sont faits par les abonnés du site qui sont habituellement des gens qui connaissent bien l’industrie, s’ils n’en font pas carrément déjà partie et deuxièmement, les critères ne sont pas les mêmes, alors que les victoires ne sont pas importantes. On essaye de prendre le lutteur dans son ensemble, pour ses habiletés dans l’arène, ses qualités d’orateur, les réactions qu’il génère des fans et non pas en se fiant principalement à ses statistiques.

Un bon coup publicitaire

Le top 10 des meilleurs lutteurs québécois que je publie à chaque année est un mélange des deux. Les victoires ne sont pas importantes, en revanche les titres sont souvent plus considérés que dans l’Observer, mais peut-être pas autant que dans le

PWI 500. Les habiletés dans l’arène, le succès à l’étranger, si le lutteur a eu de bons combats, s’il a lutté contre des lutteurs réputés, les rivalités qu’il a eues et la réaction de la foule face à un lutteur sont souvent les critères qui sont les plus utilisés. Encore une fois, tout ça dans le but est d’avoir un top 10 varié à chaque année, même si souvent ce sont les mêmes noms qui reviennent.

Cela dit, malgré le fait que plusieurs vont considérer le PWI 500 comme un classement de « marks », il a une bonne réputation dans le milieu. J’ai déjà parlé à un ancien champion mondial qui était très content d’avoir été bien classé. Pour les lutteurs de la scène indépendante, c’est un beau coup publicitaire. Est-ce qu’ils vont lutter plus souvent? Est-ce qu’ils vont avoir un meilleur salaire? Est-ce qu’ils vont remporter plus de titres? Bien sûr que non. Est-ce que ça veut dire que le 13e meilleur lutteur est vraiment supérieur au 42e ou que le 289e est vraiment meilleur que le 456e? Pas nécessairement. Mais pour un lutteur sur la scène indépendante, ça donne l’occasion de faire parler d’eux, de faire connaître leur nom à l’extérieur de leur territoire et d’avoir plus de réactions sur les réseaux sociaux. Tous les moyens sont bons quand le but est se faire connaître le plus possible. De plus, ça reste un beau souvenir et quelque chose qui est cool pour eux, qu’ils vont se rappeler dans 20 ou 30 ans lorsque leur carrière sera terminée. L’important est de ne pas avoir de réactions exagérées. Ça ne changera pas la vie ou la carrière de personne, mais ça ne la ruinera pas non plus.

Kevin Owens domine le classement des Québécois

Le Québec est encore une fois bien représenté. Pas moins de 15 lutteurs ont fait la liste, soit un de plus que lors des deux dernières années. Kevin Owens est en tête de lice au 40e rang, lui qui a manqué quelques mois suite à des blessures. Il est le Québécois le mieux classé du PWI 500 depuis 2012 et ses 14 nominations consécutives sont un record qu’il partage avec son bon ami Sami Zayn. Ce dernier arrive au deuxième rang des Québécois à la 70e position. Zayn a lui aussi manqué quelques mois d’activités. Tout de suite après Zayn, au 71e rang, on retrouve PCO. Celui qui a fait un retour remarqué en 2018 obtient par le fait même son meilleur résultat en carrière, lui qui s’était classé 79e en 1995.

Parmi les autres, notons FTM (Franky the Mobster), qui s’y retrouve pour la 15e fois, égalant le record de Chris Benoit, ainsi que la toute première présence en carrière dans le classement pour Benjamin Tull. Pour ce qui est des deux Québécois à NXT, Matt Martel et Chase Parker, ils ont beaucoup moins lutté pendant l’année de référence, ce qui explique leur position lointaine. Ayant fait leurs débuts à la télévision, il y a fort à parier qu’ils seront mieux classés l’an prochain. Je n’ai pas la chance d’en parler souvent, mais il y a une excellente scène locale ici au Québec. Je vous encourage à suivre le site www.lutte.quebec afin d’en savoir davantage.

Il est à noter que 12 des 25 meilleurs lutteurs proviennent de l’univers de la WWE, une chute de quatre par rapport à l’an dernier. Voici la liste des meilleurs lutteurs répertoriés par émission. Le chiffre entre parenthèses indique la position au classement général.

Top 10 de Raw

  1. Seth Rollins (1)
  2. Kofi Kingston (4)
  3. Samoa Joe (11)
  4. Finn Balor (19)
  5. Ricochet (21)
  6. Braun Strowman (27)
  7. Bobby Lashley (30)
  8. Le Miz (35)
  9. Drew McIntyre (36)
  10. Baron Corbin (39)

Top 10 de SmackDown Live

  1. Daniel Bryan (2)
  2. AJ Styles (3)
  3. Roman Reigns (7)
  4. Shinsuke Nakamura (31)
  5. Aleister Black (34)
  6. Randy Orton (38)
  7. Kevin Owens (40)
  8. Rusev (49)
  9. Ali (55)
  10. Jeff Hardy (60)

Top 5 de NXT

  1. Johnny Gargano (6)
  2. Tommaso Ciampa (13)
  3. Adam Cole (18)
  4. Velveteen Dream (26)
  5. Matt Riddle (69)

Top 5 de 205 Live

  1. Buddy Murphy (33)
  2. Tony Nese (45)
  3. Drew Gulak (87)
  4. Akira Tozawa (102)
  5. Kalisto (109)

Top 5 de NXT UK

  1. Walter (14)
  2. Pete Dunne (54)
  3. Jordan Devlin (58)
  4. Tyler Bate (107)
  5. Trent Seven (111)

Québécois

40-Kevin Owens; 70-Sami Zayn; 71-PCO; 214-Mike Bailey; 248-Marko Estrada; 259-Stu Grayson; 268-Evil Uno; 288-Matt Angel; 305-Mathieu St-Jacques; 316-Thomas Dubois; 330-Benjamin Tull; 350-Travis Toxic; 421-FTM; 435-Matt Martel (Matt Lee, Big Magic); 440-Chase Parker (Jeff Parker, Scott Parker)

En rafale

Bien que moyennement bien utilisé à SmackDown encore cette semaine, j’ai bien aimé l’explication de Kevin Owens sur les raisons qu’ils l’ont poussé à ne pas vaincre Elias pour le titre 24/7.

«J’ai une famille. J’ai 3 chiens et 3 chats. J’ai des responsabilités. Je ne peux pas toujours vivre dans l’inquiétude d’être attaqué par un gars pendant que je laisse mes enfants à l’école ou lors d’une sortie avec mon épouse. Tout de même, félicitations Drake Maverick. J’espère que tu vas avoir du plaisir avec ça!» a écrit Owens sur Twitter, qui célébrait jeudi le troisième anniversaire de sa victoire pour le championnat Universel.

On a finalement donné les titres par équipe de NXT à Bobby Fish et Kyle O’Reilly. Avec Adam Cole comme champion, il ne reste plus qu’à Roderick Strong de remporter le titre Nord-Américain pour qu’enfin, l’Undisputed Era ait tous les titres.

Toujours pas de nouvelles pour NXT au Canada, mais de ce que j’entends de mes collègues à Toronto, ça ne regarde pas bien pour une diffusion à Sportsnet 360. Le fait que Rogers ait payé le gros prix pour être les distributeurs officiels du WWE Network au Canada serait la principale raison. Étant donné que le WWE Network est un poste de télévision ici contrairement aux États-Unis, Rogers se tirerait une balle dans le pied en diffusant l’émission à SN360 le mercredi soir en direct et ensuite la même émission en reprise à un autre poste 24 heures plus tard. Mais rien n’est encore officiel.

NXT UK TakeOver : Cardiff s’annonce pour être toute une carte. Sérieusement, Walter contre Tyler Bate, Toni Storm contre Kay Lee Ray et le match de championnat par équipe pourraient tous être parmi les meilleurs matchs de l’année à la WWE. J’aime bien aussi l’idée d’envoyer Cesaro à l’événement. On avait fait la même chose la dernière fois alors que Finn Balor était apparu à la surprise de tous.

Matchs de la semaine

  1. Buddy Murphy c. Ali
  2. Undisputed Era c. Street Profits
  3. Chad Gable c. Shelton Benjamin

Vidéo de la semaine

De nouveaux aspirants pour les champions

Résultats rapides

Nouvelle-Orléans, Louisiane

  • Ricochet a battu Drew McIntyre pour avancer dans le tournoi King of the Ring
  • Baron Corbin a défait Le Miz pour avancer dans le tournoi King of the Ring
  • Bayley a vaincu Nikki Cross
  • Robert Roode et Dolph Ziggler ont battu les Viking Raiders, Luke Gallows et Karl Anderson, Lince Dorado et Gran Metalik, le Revival, Zack Ryder et Curt Hawkins et Heavy Machinery dans un match de type gauntlet pour devenir les aspirants numéro un aux titres par équipe de Raw
  • Sasha Banks a defait Natalya
  • Cedric Alexander a vaincu Cesaro
  • Le champion des États-Unis AJ Styles a battu Braun Strowman par disqualification

Vidéo de la semaine

Tout un match encore une fois de Buddy Murphy

Résultats rapides

Baton Rouge, Louisiane

  • Ali a battu Buddy Murphy pour avancer dans le tournoi King of the Ring
  • Bayley a défait Lacey Evans
  • Randy Orton a vaincu Big E
  • (vendredi dernier, R-Truth a battu Elias à Los Angeles. Le journaliste Rob Stone a battu Truth, pour ensuite perdre contre Elias)
  • Drake Maverick a défait Elias pour remporter le titre 24/7
  • Chad Gable a battu Shelton Benjamin pour avancer dans le tournoi King of the Ring

Vidéo de la semaine

Un nouvel aspirant au titre

Résultats rapides

Baton Rouge, Louisiane

  • Ariya Daivari a battu Kalisto
  • Humberto Carrillo a vaincu Oney Lorcan pour devenir l’aspirant numéro un au titre mi-lourd de 205 Live

Vidéo de la semaine

Baszler contre Ripley? Prenez mon argent!

Résultats rapides

Winter Park, Floride

  • Io Shirai a battu Cami Fields
  • Dominik Dijakovic a défait Keith Lee
  • Undisputed Era ont vaincu les Street Profits pour remporter les titres par équipe

Vidéo de la semaine

Voici le résumé de la semaine :

Résultats rapides

Plymouth, Angleterre

  • Ilja Dragunov a battu Tyson T-Bone
  • Joseph Conners a défait Oliver Carter
  • Jordan Devlin a vaincu Kenny Williams

Événement spécial, samedi le 31août, à 14h, sur la chaîne de la WWE

Carte confirmée pour NXT UK TakeOver : Cardiff

  • Le champion NXT Royaume-Uni WALTER c. Tyler Bate
  • La championne NXT Royaume-Uni Toni Storm c. Kay Lee Ray
  • Les champions par équipe NXT Royaume-Uni Les Grizzled Young Veterans (Zack Gibson et James Drake) c. Gallus (Mark Coffey et Wolfgang) c. Mark Andrews et Flash Morgan Webster dans un match triple menace
  • Travis Banks c. Noam Dar
  • Dave Mastiff c. Joe Coffey in a last man standing match
  • Plus, la présence de Cesaro

Ceci complète le tour d’horizon à la WWE pour cette semaine.

Ne manquez pas la lutte WWE Raw, à l’antenne de TVA Sports, tous les mercredis en fin de soirée avec Kevin Raphaël et moi-même, Patric Laprade. Pour plus de détails sur l’heure de diffusion et sur les rediffusions, consultez la grille horaire (https://www.tvasports.ca/television/grille-horaire) de TVA Sports. De plus, ne manquez pas notre baladodiffusion sur QUB Radio à toutes les deux semaines, disponible sur iTunes, Google Play, Spotify et Stitcher.

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Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine, c’est un rendez-vous!