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«Pas le temps de niaiser» : Jean Pascal est de retour à l’entraînement

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Trois semaines après sa victoire historique, le nouveau champion intérimaire des mi-lourds de la WBA, Jean Pascal, est déjà de retour à l’entraînement.

«Pas le temps de niaiser, tequila-Heineken!», a lancé le Québécois de 36 ans, en rigolant, à notre collègue Nancy Audet.

«Je fais des farces, mais mon but était de revenir au gym le plus vite possible, a-t-il ajouté. Parce que moins je prends de temps à revenir, plus facile est le retour!»

La carrière de Pascal (36-6-1, 20 K.-O.) est de nouveau sur les rails depuis sa victoire du 3 août dernier contre l’Américain Marcus Browne, à Brooklyn. Cela n’est pas sans effet à l’entraînement.

«C’est sûr que ça donne du positif dans le gym (...) je vois l’ambiance, elle est chaleureuse, les gens sont plus détendus», a-t-il admis.

Et ensuite?

Une ceinture de champion du monde, c’est payant. Au moins pour un combat, et plus encore si le tenant parvient à la conserver. Bien au courant de tout cela, l’agent de Pascal, Greg Leon, a déjà contacté le clan du Mexicain Saul «Canelo» Alvarez (52-1-2, 35 K.-O.), triple champion du monde chez les moyens, afin d’organiser un duel entre les deux hommes.

Nul besoin de dire qu’un tel combat aurait un retentissement incroyable en plus de rapporter un imposant chèque au Québécois.

«S'il est capable de dénicher un combat avec "Canelo" Alvarez, certainement que je vais être preneur, compte tenu que je suis un homme de défis», a rappelé Pascal.

Alvarez, de son côté, aimerait revenir dans le ring le 2 novembre. Et le clan Pascal n’est pas le seul à cogner à sa porte. Le Russe Sergey Kovalev (34-3-1, 29 K.-O.), champion des mi-lourds de la WBO, est sans doute en tête de liste, et il ne faut pas oublier le Québécois David Lemieux, qui rêve d’un tel combat depuis longtemps.

Le Mexicain étant l’un des trois ou quatre boxeurs les plus en vue en monde, actuellement, chaque combat qu’il dispute rapporte gros, autant pour lui que pour son rival. Son prochain adversaire pourrait mettre la main sur 10 millions $ rien qu’en l’affrontant.

Pascal assure qu’il est un homme de défis avant d’être «à l’argent». Il rappelle d’ailleurs qu’il était allé affronter Ahmed Elbiali à Miami, en 2017, pour 25 000 $ parce que le combat pouvait lui permettre de remonter dans les classements.

«Ce n'est pas une question d'argent, mais c'est sûr que 10 millions, ça se prend bien», a-t-il néanmoins laissé tomber en souriant.

Voyez le reportage de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus.