Crédit : Kyle Terada-USA TODAY Sports

MLS

Les Whitecaps, comme une équipe d’expansion

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On ne peut pas dire que la première saison de Marc Dos Santos à la barre des Whitecaps de Vancouver se déroule comme il l’aurait souhaité.

Son équipe occupe le dernier rang de l’Association de l’Ouest de la Major League Soccer (MLS) avec 27 points en vertu d’une fiche de 6-13-9, sans doute loin des objectifs que le Montréalais s’était fixés.

Mais il est le premier à le reconnaître, avec plus d’une quinzaine de nouveaux joueurs pour amorcer la saison, les «Caps» allaient vivre une assez longue transition qui, finalement, s’étire.

On lui souhaite au moins que la direction de la formation de la Colombie-Britannique soit plus patiente que celle de l’Impact ne l’a été avec Rémi Garde.

«On a changé 19 joueurs sans repêchage d’expansion. On a tout fait comme une équipe d’expansion sans en être une», a expliqué Dos Santos devant plusieurs médias montréalais, mardi.

«Je sais quel était le plan des propriétaires et il fallait souffrir un peu cette saison parce qu’on voulait rebâtir. On a un groupe de joueurs qui peut former une base.»

Un peu comme l’Impact, l’été a été difficile pour les Vancouvérois.

«Le mois de juillet a été un cauchemar pour nous, l’équipe était complètement déconnectée», a reconnu Dos Santos.

Crépeau s’illustre

Malgré cette campagne difficile, il y a au moins un élément positif et c’est l’émergence de Maxime Crépeau, qui s’est approprié le titre de gardien titulaire.

Le gardien de 25 ans originaire de l’arrondissement de Greenfield Park, à Longueuil, a su tirer le meilleur d’une situation complexe.

Ç’a notamment été le cas lors du dernier match des Caps, samedi à San Jose. Il a établi un nouveau record de la MLS avec 16 arrêts, alors que les Earthquakes ont décoché pas moins de 43 tirs.

Pour les plus vieux, c’est un peu l’équivalent du match de 70 arrêts en 73 tirs réalisé par Ron Tugnutt, des Nordiques de Québec, contre les Bruins de Boston.

Dos Santos croit qu’il s’agit de la meilleure performance de la part d’un gardien dans la MLS.

Dire que l’Impact l’a envoyé à Vancouver en décembre en retour de 50 000 $ et d’un choix de troisième tour au repêchage de 2020.

La page est tournée

Pour celui qui a signé une prolongation de contrat plus tôt cet été, pas question de tomber dans la rancœur à l’endroit de l’Impact, qui lui a finalement préféré le vétéran Evan Bush.

«La page est déjà tournée. Je m’entends super bien avec tout le monde de l’organisation. Je trouve que c’est important de leur dire merci, c’est eux qui m’ont donné une chance à 18 ans et qui m’ont formé. Je suis à Vancouver et je suis extrêmement heureux en ce moment. J’ai eu la chance de recommencer à zéro avec une page blanche et je suis reconnaissant qu’on me donne un vote de confiance.»

Et dans le camp de l’Impact, même si on n’a pas l’intention de faire une fleur à Crépeau, on est fier de son émergence.

«Ça ne change rien qu’il joue ici ou pas, c’est un produit qui a été formé à l’Académie. Je suis content pour lui, ça veut dire que le travail qui a été fait à l’Académie a été bien fait», a soutenu l’adjoint Patrice Bernier.