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Crédit : SÉBASTIEN ST-JEAN/AGENCE QMI

Canadiens

«Tout peut arriver», selon Geoff Molson

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Le président des Canadiens de Montréal, Geoff Molson, est emballé par ce que son équipe peut offrir dans les prochaines années.

Après avoir terminé au 28e rang du classement général en 2017-2018, le Tricolore a rebondi en récoltant 96 points (44-30-8), finissant tout près d’une place en séries éliminatoires. Puis, l’équipe pourrait bénéficier de l’arrivée de plusieurs espoirs prometteurs dans un avenir rapproché.

«Je suis très excité à propos des trois à huit prochaines années, a dit Molson lors d’un entretien avec le site web de la LNH. Avec le groupe qu’on a et les nouveaux venus, je crois qu’on aura une bonne équipe. Tout peut arriver. Des blessures peuvent survenir, mais nous aurons une bonne équipe sur la patinoire.»

Molson se souvient très bien du calvaire qu’avait traversé son équipe il y a deux ans. Il réalise qu'elle a fait beaucoup de chemin depuis, et ce, en peu de temps.

«Nous avions probablement eu notre saison la plus difficile depuis 10 ans, a souligné Molson. Tu peux mentionner toutes sortes de raisons, mais au bout du compte, nous étions une équipe qui a vraiment joué en-deçà des attentes. Mais depuis, beaucoup de choses ont changé, la plupart d’entre elles pour le mieux.»

Souvenirs de 2010

Molson, qui amorce sa deuxième décennie de services à titre de grand patron du club, garde un souvenir impérissable des séries éliminatoires de 2010, durant lesquelles le CH avait réalisé un tour de force face aux Capitals de Washington avant de surprendre les Penguins de Pittsburgh.

«Mes meilleurs moments sont lorsque l’on gagne, car toute la ville s’illumine. Je n’oublierai jamais ma première expérience en séries à titre de propriétaire. Nous tirions de l’arrière 3-1 contre les Capitals [au premier tour]. Je marchais dans la rue et un homme dans un camion a ouvert sa fenêtre pour me dire : "Vous avez intérêt d’arranger cette équipe, monsieur Molson." Puis, soudainement, on gagne la série. Et on bat les Penguins au deuxième tour. Ces moments resteront gravés dans ma mémoire à jamais, même si nous n’avons pas gagné la coupe Stanley.

«Les émotions de nos partisans et de tout le monde, vraiment, étaient puissantes et je veux vivre cela à nouveau. Je peux offrir plus de nourriture, je peux ouvrir des bars sportifs, refaire une beauté aux sièges et aux loges, améliorer l’éclairage, le son et la présentation des matchs, mais il n’y a rien qui est mieux que gagner.»

Pas de coupe

Molson le sait très bien : cela fait un bail que les Canadiens, une équipe au passé glorieux, n’ont pas soulevé le trophée. Vingt-six ans, plus précisément.

«C’est difficile pour moi de ne pas avoir accompli cet exploit, mais en même temps, j’ai appris au fil des ans que tu ne peux plus acheter une coupe Stanley. Tu dois construire. Tu dois être patient, accepter que ce sera dur et que tes efforts te mèneront ou ne te mèneront pas à la gloire. Cette incertitude est difficile, car tu veux offrir la 25e coupe à tes partisans.»

Il évoque le sort brutal du Lightning de Tampa Bay, éliminé en quatre petits matchs au premier tour des séries après une saison régulière historique. «Imaginez si c’était arrivé à Montréal.»