Abraham Toro

Photo : Abraham Toro Crédit : AFP

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«Abraham Toro est le joueur le plus travaillant que j’ai vu»

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En atteignant le baseball majeur comme joueur d’avant-champ, Abraham Toro réussit là où bien peu de Québécois l’ont fait avant lui.

Il y a évidemment Russell Martin, qui a participé à une soixantaine de rencontres au troisième coussin, mais celui-ci a disputé la majeure partie de sa carrière comme receveur. Parmi les autres récents Québécois ayant œuvré dans les grandes ligues, on compte surtout des lanceurs et des receveurs, soit Jesen Therrien, Phillippe Aumont, Maxime St-Pierre, Eric Gagné et Pierre-Luc Laforest, pour ne nommer que ceux-là.

Le parcours de Toro, qui a obtenu ses deux premiers coups sûrs en carrière avec les Astros de Houston vendredi, a évidemment été rendu possible après des heures et des heures de travail afin de s’améliorer.

«C’est le plus travaillant que j’ai vu dans le baseball, a tranché Marc-André Ronda, son ancien entraîneur chez les Orioles de Montréal, dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ). Il était toujours celui qui arrivait le plus tôt au terrain et il pouvait passer un bon moment à frapper tout seul sur un tee-ball. Il a toujours voulu se perfectionner.»

«Son coup de bâton explique qu’il ait été en mesure de percer comme joueur d’avant-champ, a pour sa part analysé le commentateur sportif Rodger Brulotte, qui est aussi le président de la LBJEQ depuis 2011. Avant Abraham, il y a eu son frère Douglas qui a aussi joué junior chez les Ducs de Longueuil (de 2001 à 2006). Abraham était souvent au terrain pour pratiquer avec les plus vieux.»

Le crédit revient au joueur

Parmi les rares joueurs d’avant-champ originaires du Québec, Brulotte se souvient du nom de Tim Harkness. Natif de Lachine, celui-ci évoluait au premier coussin. Il a porté brièvement les couleurs des Dodgers de Los Angeles en 1961 et 1962 avant de compléter son séjour dans le baseball majeur avec les Mets de New York lors des deux saisons suivantes.

«L’arrivée de Toro avec les Astros vient démontrer deux choses concernant la Ligue de baseball junior élite du Québec, a poursuivi Brulotte. Premièrement, le calibre est bon, et deuxièmement, le calibre des entraîneurs est également excellent.

«C’est sûr qu’il y a un sentiment de fierté de le voir dans le baseball majeur, mais le plus gros impact sur sa carrière, Abraham le doit à lui-même», a conclu Ronda, avec humilité.