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Pourquoi Rémi Garde a-t-il été limogé?

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Le congédiement de Rémi Garde a secoué plus d’un amateur de soccer.

Certains critiquent ouvertement cette décision, alors que d’autres l’applaudissent.

Toutefois, qu’on soit en accord ou non avec cette annonce, il est justifié de revenir quelque peu dans le passé pour tenter de l’expliquer.

Le TVASports.ca s’est donc penché sur cinq événements/facteurs qui, croit-on, auront finalement mené Rémi Garde à sa perte.

1. Gestion du banc et des joueurs offensifs

Clairement, la relation entre Rémi Garde et certains de ses réservistes et/ou joueurs offensifs n’était plus au beau fixe.

Le cas d’Anthony Jackson-Hamel en est un bon exemple. En seulement sept petits départs en MLS cette saison, le numéro 11 de l’Impact a marqué quatre buts et provoqué deux penaltys. Toutefois, pour une ou plusieurs raisons, certaines connues, d’autres pas, Jackson n’a jamais vraiment eu de véritable chance sous l’ère Rémi Garde. En cette saison où les buts se font plutôt rares, le pilote français, dans la majorité des cas, lui a préféré Maxi Urruti qui ne compte que... deux petits buts en 22 départs.

Autre bon exemple pouvant imager la relation acrimonieuse entre Garde et certains de ses talents : le match de samedi dernier contre Dallas où l’entraîneur, qui avait lui-même choisi d’envoyer Ballou dans la mêlée alors que la marque était de 3-1, n’a pu s’empêcher de critiquer publiquement l’implication défensive de ce dernier.

Tabla, qui avait pourtant créé de belles choses en attaque et qui disputait ses premières minutes en deux ans sous l’uniforme montréalais, espérait probablement mieux comme accueil...

Crédit photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports

2. Le cas Novillo

Décembre 2018. Rémi Garde annonce l’arrivée de l’attaquant français et international martiniquais Harry Novillo, qu’il a bien connu à Lyon entre 2010 et 2013. Dans un communiqué, Garde mentionne que l'attaquant français (qu’il a lui-même recruté) «est promis à une belle carrière, mais a fait beaucoup de bêtises, d'erreurs dans le passé.»

On connaît la suite. Le 22 juillet dernier, l’Impact annonçait avoir résilié le contrat de Novillo. Après 11 matchs et 439 minutes avec le Bleu-blanc-noir, celui qui portait le numéro 7 n’avait récolté qu’un petit but, se démarquant surtout pour ses frasques hors du terrain.

Oubli de passeport, sorties nocturnes régulières, manque d’intensité à l’entraînement, bref... Rien pour faire honneur à son salaire plutôt juteux de 550 000$.

Il est vrai que Rémi Garde ne pouvait prédire l’avenir dans le cas de Novillo. Mais la décision de l’amener à Montréal est quand même venue du pilote français...

Crédit photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports

3. Le massacre des Rocheuses

3 août. L’Impact, au plus fort d’une course pour une place en éliminatoires, se rend au Colorado pour y affronter les Rapids, l’équipe présentant à ce moment le pire bilan du circuit Garber.

Dans un match des plus décousus, le onze montréalais a tout simplement été horrible en défense, accordant de nombreux buts sur phase de jeu arrêté et s’inclinant finalement 6-3.

Une défaite qui, indéniablement, a fait mal au moral des troupes.

Rapids-Impact
Crédit photo : Troy Babbitt-USA TODAY Sports

4. La défaite crève-cœur à Chicago

10 août. Toujours impliqué dans ce sprint final visant l’obtention d’une participation aux séries, Montréal débarque à Chicago pour un match crucial contre le Fire.

Le onze montréalais semble à plat en début de match et accorde deux buts, si bien qu’il tire de l’arrière 2-0 après seulement 17 minutes de jeu.

L’Impact parvient finalement à créer l’égalité, mais alors qu’on semble se diriger vers un match nul inespéré, Montréal accorde (encore une fois) un but sur coup de pied arrêté et perd le match 3-2.

Un autre dur coup pour la formation montréalaise...

Fire-Impact
Crédit photo : Daniel Bartel-USA TODAY Sports

5. Une gigantesque avance perdue... à domicile

17 août. Si les deux résultats précédents ont fait très mal à l’équipe mentalement, ce n’était rien comparativement à ce qui allait se passer ce soir-là.

Devant ses partisans, au Stade Saputo, l’Impact est en plein contrôle et mène 3-0 après 56 minutes de jeu.

Cependant, le club se refuse pratiquement toute percée offensive après son troisième but, préférant conserver le ballon.

Cette tactique finit par revenir hanter les troupiers montréalais.

Dallas inscrit trois buts sans réplique, va chercher le match nul et prive l’Impact de deux précieux points supplémentaires

Lappalainen
Crédit photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports