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«La pire situation», selon Don Meehan

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Nous sommes à quelques semaines des camps d’entraînement de la Ligue nationale de hockey et plusieurs joueurs autonomes avec compensation n’ont pas de contrat. Que se passe-t-il au juste?

En vidéo, ci-dessus, voyez les commentaires de Don Meehan.

De gros noms attendent que leurs cas soient réglés : Mitch Marner, Patrik Laine et Brayden Point, pour en nommer quelques-uns. Si certains dossiers sont dans une impasse, d’autres parties négocient dans l’espoir de s’entendre.

C’est la situation de l’attaquant des Flames de Calgary, Matthew Tkachuk.

«Dans notre approche, nous avons été proactifs et progressifs. Nous avons enclenché le processus tôt», a raconté l’agent Don Meehan, lundi, à l’occasion d‘un tournoi de golf organisé par Serge Savard, à Laval.

«Nous avons fait nos devoirs. Nous nous sommes assis avec le joueur pour déterminer ce que nous croyons être une valeur juste dans le marché et nous avons soumis nos demandes au début de juin.»

Pas question d’attendre

Don Meehan possède plus de 40 ans d’expérience dans le milieu de la représentation de hockeyeurs professionnels. Il a vécu les conflits de travail et les nombreux changements à survenir dans la ligue.

L’influent agent ne voit pas la pertinence d’étirer trop longtemps le processus de négociation entre la direction et le camp du joueur.

«Pour nous, ce n’est pas un jeu de patience, a-t-il déclaré. Nous avons pris des décisions en fonction de ce qui est équitable pour (Tkachuk). Les négociations se poursuivent et nous travaillons avec Calgary.»

«Nous avons commencé le processus assez tôt avec Calgary et nous sommes satisfaits de l’avoir fait.»

Présentement, il semble que plusieurs agents attendent le dénouement du dossier Marner. Pour certains, le contrat que paraphera l’attaquant des Maple Leafs pourrait déterminer la valeur des autres joueurs autonomes avec compensation.

«Je ne sais pas pourquoi le marché est bloqué. Si tu le connais bien sa valeur, tu dois être proactif et progresser.

«La pire situation serait un (autre) scénario à la William Nylander, quand un joueur ne se présente pas au camp. Ce n’est pas bénéfique pour le joueur ni le club.»

Le cas Aho

À savoir si les offres hostiles pourraient être plus fréquentes pendant l’été, Meehan croit que cette stratégie, adoptée par les Canadiens de Montréal à l’endroit de Sebastian Aho, des Hurricanes de la Caroline, sort de l’ordinaire.

«Ça confirme que le marché change, a-t-il indiqué. On voit que certains agents attendent. Ils sont réticents à l’idée d’accepter une offre en pensant que les enchères pourraient monter à partir d’une certaine date.»

«Ce n’est pas un phénomène courant. Ça pourrait le devenir, surtout chez des équipes qui ont des difficultés avec plafond salarial.»

Pour certaines équipes, l’offre hostile est parfois une tactique de recrutement désespérée.

«Je pense que c’est viable lorsqu’une équipe ne parvient pas à recruter des joueurs ou lorsqu’il y a des cas comme celui de Nylander (l’an dernier).

«C’est permis dans la convention collective.»