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Crédit : STEVE MADDEN/AGENCE QMI

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«Si le baseball revient à Montréal, le nombre de joueurs va exploser»

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Avec 5198 circuits amassés par les frappeurs du baseball majeur (MLB) cette saison, le jeu même du baseball est en changement, entre gros cogneurs et puissants artilleurs.

Ce total provisoire, avant les rencontres prévues dimanche, s’approche très rapidement du record établi en 2017 alors que 6105 longues balles avaient été frappées. Avec près de six semaines à disputer en saison régulière, cette marque pourrait ne pas tenir très longtemps. Si la production de circuits reste constante, plus de 6800 balles envoyées par-dessus les clôtures pourraient être enregistrées.

«Le baseball a changé et pas toujours pour le mieux, croit l’ancien lanceur des Expos, Denis Boucher, rencontré à l’Expo Fest de ce dimanche. Dans le temps, il y avait le coup retenu, le coup frappé, les vols de buts, c’était le fun. Maintenant, les lanceurs lancent plus fort. Ils sont plus gros et plus puissants. Les balles à effet sont meilleures, le contrôle est meilleur.»

Boucher, qui a joué quatre saisons au début des années 90, n’est pas seul à penser que les performances des joueurs sont grandement bonifiées depuis les dernières années. Un changement du modèle de balle, plus aérodynamique, pourrait aussi expliquer le total gonflé de circuits.

«C’est complètement fou. Les jeunes travaillent très fort pour garder leur corps en bonne condition pendant la saison morte. Les balles rapides sont aussi très solides. On doit leur donner beaucoup de crédit», déclare quant à lui Brad Wilkerson, auteur de 32 longues balles en 2004, lorsqu’il s’alignait pour les Expos de Montréal.

Un renouveau québécois au baseball?

Peu de Québécois ont évolué dans les ligues majeures depuis les 30 dernières années, mais les anciens Expos croient définitivement que le programme québécois de baseball va en s’améliorant.

«Les instructeurs sont meilleurs, la structure est meilleure et il y a de plus en plus de jeunes qui y jouent. Si les Expos reviennent à Montréal, le nombre de joueurs québécois va exploser», croit le légendaire Claude Raymond.

Boucher, lui, est devenu le premier québécois en près de 20 ans à s’amener dans les grandes ligues en 1991. Y jouant quatre saisons, il a ouvert la porte aux Éric Gagné et Russell Martin de ce monde.

«Ça va bien, ça s’est amélioré depuis les dernières années. On envoie de plus en plus de joueurs dans les collèges américains, alors ils ont au moins une chance de continuer à jouer, ce qu’on ne faisait pas dans mon temps», mentionne Boucher.

L’avenir du Québec au baseball est pour le moment assuré par les jeunes Abraham Toro, Jesen Therrien et Charles Leblanc, qui pourraient se tailler un poste dans le baseball majeur dans les années à venir.