Football universitaire RSEQ

«Nous avons des bons joueurs partout»

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Meilleure défensive au pays l’an dernier sur le plan des points accordés avec seulement 46 en huit rencontres, et pièce maîtresse dans les succès de l’équipe, les Carabins de l’Université de Montréal peuvent-ils présenter un front aussi étanche encore cette année?

«Nous sommes très bons défensivement et aussi bon qu’en 2018, a affirmé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Nous avons des bons joueurs partout. Nous avons plus de profondeur que l’an dernier et cette profondeur m’inspire beaucoup. Je suis très à l’aise avec notre boîte défensive. Ça va être intéressant de voir si nos adversaires vont tester autant Marc-Antoine Dequoy, compte tenu de ses succès de l’an dernier.»

Dequoy a été sacré joueur défensif par excellence dans le RSEQ la saison dernière.

Comme le patron, l’ailier défensif d’expérience Benoît Marion croit possible que l’unité défensive soit aussi pingre cette année.

«On vise aussi bien et même encore mieux, a-t-il résumé. Nous avons pas mal les mêmes éléments que l’an dernier et notre noyau est encore très fort. Ça va être un échec si nous n’avons pas une aussi bonne saison.»

Au sein du front défensif, le plaqueur Karl Prévost est le seul partant qui n’est pas de retour, lui qui a terminé ses cinq années d’admissibilité.

«Karl est un gros morceau sur le terrain et à l’extérieur, et il nous a aidés dans la compréhension, a souligné Marion, mais nous avons les gars pour le remplacer. Peu importe qui va obtenir le poste, je suis très confiant. La beauté, c’est que tout le monde fait confiance à ses coéquipiers et ça amène de la cohésion au sein de l’unité. La ligne défensive a toujours été dominante. C’est une fierté et on veut continuer à être dominants.»

Bataille au poste de quart-arrière

S’il est emballé par la qualité et la profondeur de sa défensive, Maciocia aime ce qu’il voit derrière le centre.

«Nous avons plus de profondeur à la position de quart-arrière que l’an dernier, a-t-il indiqué au sujet du transfert provenant de McGill de Frédéric Paquette-Perreault. Ça fait seulement trois jours, mais il y a une belle bataille et il n’y a rien de décidé. Frédéric a été partant deux ans et il en sera à sa quatrième saison.»

«Les autres équipes de notre Conférence ne la trouveraient pas drôle si elles perdaient leur quart-arrière numéro 1, alors que de notre côté nous avons de la profondeur, poursuit le pilote des Bleus. Le poste est ouvert. Dimitri [Morand] s’est beaucoup amélioré cet hiver en travaillant avec AC (Anthony Calvillo). Il a une meilleure compréhension et il s’est habitué à la vitesse du jeu. Il est prêt mentalement et physiquement.»

Sérénité

Partant dès le troisième match l’an dernier après avoir frappé en relève à Gabriel Archambault la semaine précédente, Morand estime que la venue de Paquette-Perreault ne change rien pour lui.

«Je ne ressens pas plus de pression qu’en 2018, a-t-il assuré. En fin de compte, les coachs feront le choix qui est le mieux pour l’équipe. Je suis en compétition avec les trois autres quarts-arrière et avec moi-même, et non pas seulement avec Fred. On s’entend très bien moi et Fred et on travaille bien ensemble. C’est un privilège de travailler et de compétitionner avec Fred, tout en comptant sur l’appui d'AC. C’est spécial.»

Le futur docteur voudrait bien être le maraudeur

La patience d’Alexandre Hardy pourrait être récompensée à sa cinquième saison.

Avec le départ de François Hamel, qui a été partant pendant cinq ans, le nom de Hardy arrive en tête de lice parmi les candidats au poste de maraudeur partant.

«Ce fut toujours mon but d’être partant et il se présente une opportunité cette année que je veux saisir, a souligné l’étudiant au doctorat en médecine. J’ai une compréhension supérieure du leadership, je suis capable de bien diriger les gars et je suis en mesure de gérer la pression.»

Hardy se dit prêt à assurer la relève de Hamel. «Je suis maintenant un vrai demi défensif et non un ancien quart-arrière qui évolue comme demi défensif», a raconté celui qui s’est retrouvé principalement sur les unités spéciales à ses quatre premières saisons.

«J’ai fait le changement au milieu de ma deuxième saison collégiale. J’avais peu d’expérience à mes débuts avec les Carabins, et mes coachs de position Fabrice Raymond ainsi que Olivier Fréchette-Lemire m’ont beaucoup aidé. J’ai amélioré mes déplacements et mes couvertures d’homme à homme. Mes qualités athlétiques sont meilleures.»

Compétition

Utilisé comme secondeur avec les Spartiates du Vieux Montréal et à ses débuts avec les Carabins, Ethan Makonzo évolue maintenant comme maraudeur et il est dans la course pour le poste de partant.

«La transition dans le changement de position s’est bien passée, a-t-il souligné. Je vise le poste de partant et je suis prêt. J’ai appris de François Hamel et j’aspire à être aussi bon que lui et même meilleur.»

«Au départ, ce ne fut pas facile d’apprendre les jeux, mais mes entraîneurs et mes coéquipiers m’ont aidé, d’ajouter Makonzo. Je joue rapidement et j’ai appris mes couvertures.»

Julien Le Guéhennec voit aussi de l’action au poste de maraudeur.

Avec le départ de Kerfalla Exumé, qui a terminé son parcours universitaire et qui évolue avec les Blue Bombers de Winnipeg, les Carabins compteront un nouveau demi de coin comme partant.

Utilisé comme partant l’an dernier à quelques reprises comme demi défensif quand Bruno Lagacé s’est blessé, Tysen-Otis Copeland est en bonne position pour prendre la relève d’Exumé.

De grandes chaussures à remplir

Qui prendra la relève au poste de receveur chez les Carabins de l’Université de Montréal ?

Les Bleus ont perdu leurs trois meilleurs receveurs au terme de la dernière saison. Régis Cibasu et Guillaume Paquet ont terminé leur parcours universitaire alors que Louis-Mathieu Normandin a décidé de se concentrer sur ses études et la préparation de son examen du CPA même s’il lui restait une année d’admissibilité.

«Nous allons être plus jeunes à la position de receveur et certains auront l’opportunité de s’établir, a souligné l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Nous allons distribuer plus le ballon que dans le passé. Quant à la décision de Louis-Mathieu, je la comprends.»

Retour providentiel

Bonne nouvelle pour les Carabins, Kevin Kaya est de retour au jeu et il se dit à 100 %. Absent toute la dernière saison en raison d’une blessure à une épaule subie à l’extérieur du terrain, le receveur français avait très bien fait en 2017, captant 41 passes pour 476 verges, deux sommets chez les Carabins.

«Je suis très content de revenir au jeu, a indiqué Kaya. J’ai connu des hauts et des bas mentalement pendant ma réhabilitation, mais des gens m’ont bien accompagné. Il s’agit de ma dernière saison et je vais tout donner pour terminer avec une bague. Je suis sûr que le groupe de receveurs sera en mesure de réussir de bonnes choses.»

Utilisé comme partant l’an dernier, Antoine Mailhot était dans l’ombre, mais il pourrait s’avérer une carte importante, lui qui disputera sa troisième campagne.

«De gros noms ont quitté, mais le groupe qui reste est capable d’avoir fière allure comme ce fut le cas au cours des dernières années, a affirmé le produit des Faucons de Lévis-Lauzon. Il s’agit d’une grosse année pour moi et je suis bien content du retour de Kevin, qui est un très bon joueur.»

«J’ai bien appris des vétérans qui m’ont transmis leurs connaissances et je suis capable de prendre la relève, d’ajouter l’ailier espacé de 6 pi 2 po et 190 lb. Il y avait de gros noms devant moi et j’ai accepté mon rôle. J’ai eu la chance de voir du terrain à mes deux premières saisons, mais je ne m’attendais pas à exploser la ligue. J’ai aussi été ennuyé par quelques blessures.»

Autres options

Maciocia croit que Mailhot pourrait exploser. « Il pourrait vraiment éclore. À ses deux premières saisons, il a été ennuyé par quelques blessures et il y avait trois joueurs étoiles devant lui.»

La recrue Carl Chabot, qui a évolué pour l’équipe canadienne junior dans le passé, et Tristan Fiske-Sasault, dont le frère Cédric a opté pour McGill, sont deux autres candidats qui pourraient se démarquer. Remis d’une blessure sérieuse, Raphaël Major-Dagenais est une autre carte dans le jeu du coordonnateur offensif Gabriel Cousineau.