Football universitaire RSEQ

Football universitaire: le fruit est mûr à McGill

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Si le mot jeunesse rimait systématiquement avec McGill au cours des dernières années, la situation est maintenant fort différente.

«Nous ne sommes plus une jeune équipe, mentionne l’entraîneur-chef Ronald Hilaire d’entrée de jeu, lui qui compte un effectif de 91 joueurs, dont une trentaine de recrues. Pour le moment, l’objectif est de battre Concordia le 30 août lors de notre premier match. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais on a la chance d’accomplir quelque chose de spécial si on travaille bien. On veut atteindre des buts que personne nous croit capables d’atteindre. Notre classe de recrutement de 2016 est à maturité et je suis convaincu qu’ils vont nous en montrer encore plus. Comme groupe de coachs avec une équipe de vétérans, nous avons la responsabilité d’être plus à notre affaire et d’être plus exigeants encore, afin d’offrir la meilleure expérience à nos gars. Il y a une bonne chimie au sein du personnel.»

Éloges

Membre de cette cuvée de 2016, la meilleure dans l’histoire récente de McGill, Jean-Philippe Hudon est confiant à l’aube de sa 4e campagne.

«J’ose croire que nous sommes maintenant une équipe qui peut rivaliser avec tout le monde, a mentionné le maraudeur. Dans notre groupe de 2016, nous avons connu les années difficiles et l’on pousse tous dans la même direction. Nous avons un bon groupe de vétérans et les recrues adhèrent à ce qu’on fait et voient que nous allons dans la bonne direction.»

Le plaqueur étoile Andrew Seinet-Spaulding abonde dans le même sens.

«Il y a une bonne chimie et nous avons pris de la maturité, a mentionné le produit des Spartiates du Vieux Montréal. Je ne veux pas parler d’objectifs. On s’occupe de nous et de notre destinée, et non pas des autres.»

Hilaire est élogieux à l’égard de son plaqueur.

«Il y a de très bons joueurs de ligne dans le circuit, mais il devrait être le meilleur du RSEQ cette année avec les départs de Mathieu Betts et de Vincent Desjardins que j’ai dirigés avec l’équipe du Québec, a-t-il affirmé. Andrew est dans la même catégorie et il n’a rien à leur envier.»

Seinet-Spaulding apprécie le commentaire de son coach, mais il n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses lauriers.

«C’est un beau compliment, mais je veux être meilleur chaque année, a-t-il indiqué. On n’est jamais arrivés et je dois continuer de travailler. Mon but est de jouer chez les professionnels, soit dans la Ligue canadienne de football (LCF) ou la NFL. C’est mon objectif depuis que je suis petit.»

Noyau solide

Absent du Défi Est-Ouest en mai dernier à Carleton, Seinet-Spaulding assure qu’il est en parfaite santé pour commencer ce qui sera fort probablement sa dernière saison universitaire. Il sera admissible au prochain repêchage de la LCF.

Parmi les autres vétérans à surveiller, on retrouve entre autres les demis défensifs Benjamin Carré et Vincent Dethier, les receveurs Jeremy Sauvageau et Joël Soucy, ainsi que le secondeur Antoine Mongeau.

«Nous étions environ 30 dans cette classe de recrutement et elle est vraiment bonne, a rappelé le porteur de ballon Donovan Martel, lequel évoluera comme partant cette année. On a construit un noyau solide.»