Cyclisme

Granfondo Garneau-Québecor: tous unis pour briser la solitude

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La mission du Granfondo Garneau-Québecor d’aider à briser l’isolement chez les personnes âgées a encore visé dans le mile pour son 11e rendez-vous, dimanche, où près de 2000 cyclistes ont roulé entre Trois-Rivières et Saint-Augustin-de-Desmaures pour lancer un message rassembleur.

Il suffisait de voir le sourire des «vieux amis» assis confortablement sous une tente pendant que défilaient les centaines de cyclistes sous l’arche d’arrivée à quelques centaines de mètres pour comprendre l’impact de la randonnée cycliste de 120 km sur leur vie.

L’événement a permis cette année d’amasser environ 75 000 $ pour l’œuvre des Petits Frères qui veille à ce que les aînés ne vieillissent pas seuls, quelle que soit leur condition. Nommé à la présidence d’honneur, l’animateur de la chaîne TVA Sports, Dave Morissette, n’a pas hésité une seconde à embarquer dans l’aventure après avoir goûté au Granfondo une première fois l’an passé.

«Ça vient me chercher. Vieillir, on va tous passer par là. Je suis rendu à 47 ans. En vieillissant, tu deviens un peu nostalgique. Tu vois tes proches vieillir, et pour moi, des gens qui sont seuls, c’est inacceptable. Pas ici, au Québec. De les accompagner et d’être là, ça leur fait du bien», a souligné l’ancien hockeyeur, qui a récemment amorcé son tour du Québec à vélo dans le cadre d’une nouvelle émission qui prendra l’affiche cet automne.

Un gagnant impliqué

Bénéficiaire de l’organisme depuis cinq ans, Ghislaine Verret ne sait pas ce qu’elle ferait sans l’apport des Petits Frères. Elle affectionne particulièrement les séjours en été au chalet Paul-Garneau aménagé sur les berges du lac Saint-Joseph grâce à la contribution de Louis Garneau. «C’est une famille pour moi et ça m’aide beaucoup. Ça nous permet de socialiser», a résumé la dame de 78 ans après avoir rencontré le président d’honneur.

Si les performances sont reléguées en arrière-plan pendant l’événement, le grand gagnant, Martin Rousseau, a prouvé qu’il est possible de combiner performance et causes sociales.

Cet ingénieur retraité se fait un devoir de s’engager auprès de rendez-vous cyclistes analogues en plus de s’impliquer bénévolement avec un organisme œuvrant auprès des jeunes de la rue du quartier Hochela-Maisonneuve, à Montréal.

«J’essaie de participer à la plupart des événements qui sont collés à des causes. J’ai été élevé là-dedans. Ce sont des choses qui me touchent. En même temps, ça sert d’entraînement», a-t-il mentionné.

Venus de la Rive-Sud de Montréal, Maude Chabot et Olivier Salmond trépignaient d’impatience de vivre l’euphorie du Granfondo pour la première fois. La femme de 30 ans a réussi le défi de maintenir la cadence de son entraîneur pour s’imposer dans sa catégorie.

«C’était notre objectif de la saison. Disons que j’ai un bon ami qui m’a pris sous son aile en Olivier. Puis, c’est une belle cause», a dit cette infirmière aux soins intensifs.

Des projets en tête

La 11e édition étant chose du passé, Louis Garneau a déjà des idées plein la tête en vue du 12e anniversaire en 2020. L’organisateur caresse l’ambition d’attirer une légende du cyclisme sur route en Greg LeMond, triple vainqueur du Tour de France (1986, 1989 et 1990), et d’organiser un critérium en matinée pour les jeunes coureurs dans les rues de Saint-Augustin. En 2015, le quintuple gagnant de la Grande Boucle, Bernard Hinault, avait accepté l’invitation.

«C’est le seul Américain à avoir gagné trois fois le Tour de France. Il a aussi été champion du monde. Je commence les contacts, mais ça se présente bien pour l’an prochain. Je commence les contacts, mais je ne déteste pas non plus avoir des vedettes de TVA», a confié l’homme d’affaires.