Pittsburgh Penguins v New Jersey Devils

Crédit : AFP

LNH

Trois anecdotes savoureuses sur Sidney Crosby

Publié | Mis à jour

Il y a de ces athlètes qui marquent les gens et deviennent de véritables ambassadeurs pour leur sport.

Lorsqu’on prononce le mot «hockey», à quel joueur pensez-vous? La très grande majorité des gens répondra «Sidney Crosby». Est-il vraiment nécessaire d’expliquer pourquoi? Allons-y, juste au cas...

Sidney Crosby, c’est 1216 points en 943 matchs, incluant six saisons de 100 points ou plus. C’est aussi 186 points en 164 matchs éliminatoires.

Qui dit Crosby, dit aussi trois coupes Stanley, deux trophées Art Ross, deux trophées Conn Smythe et un trophée Hart.

Pittsburgh Penguins v Philadelphia Flyers - Game Three
Crédit photo : AFP

Mais le plus surprenant, dans le cas de «Sid The Kid», c’est que malgré ce curriculum vitae des plus étoffés, il a toujours fait preuve d’humilité.

Le journaliste Josh Yohe est affecté à la couverture des Penguins de Pittsburgh depuis une dizaine d’années. S’il a évidemment bénéficié d’un siège privilégié pour voir le #87 à l’œuvre sur la patinoire, il aura aussi et surtout, au fil du temps, pu assister à d’incroyables scènes où la générosité de Crosby n’aurait pas pu être plus flagrante.

Voici donc trois anecdotes aussi croustillantes qu’impressionnantes, que Yohe a bien voulu raconter à The Athletic.

1. 22 mars 2010 - Un autographe à... Gordie Howe!

Les Penguins venaient de perdre 3-1 contre les Red Wings, au Joe Louis Arena. Un mois plus tôt, Crosby avait permis au Canada de remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques de Vancouver grâce à un historique but inscrit en prolongation contre les États-Unis.

Alors que plusieurs journalistes se tenaient à l'extérieur du vestiaire des visiteurs après le match contre Detroit, le groupe fut surpris de voir surgir le légendaire Gordie Howe, qui se mêla au groupe. Il avait une photo à la main.

Sur le cliché, on pouvait voir Crosby célébrant son but vainqueur contre les États-Unis.

Crédit photo : REUTERS

Dès que les portes du vestiaire des Penguins furent ouvertes, Howe marcha d’un pas décidé vers Crosby. 

Celui que l’on surnomme «Monsieur Hockey» a alors serré la main du #87, tout en lui lançant : «J'ai besoin de votre autographe».

Crosby, un peu mal à l’aise, regarda son interlocuteur et répondit : «Tu es Gordie Howe. Tu ne veux pas vraiment mon autographe!»

Howe répondit: «Bien sûr que si.»

Médusé, «Sid» s’exécuta. Après avoir signé la photo, Crosby serra à nouveau la main de Howe.

Il regarda ensuite le groupe de journalistes qui l’entourait et s’exclama : «Quand il te serre la main, tu sens que ta main va se casser. Mon Dieu, il est toujours fort!»

2. 11 janvier 2014 – Jamais trop froid pour des autographes!

Les Penguins venaient de gagner à Calgary. Et comme c’est coutume en janvier en Alberta, il faisait extrêmement froid à l’extérieur.

L’autobus des «Pens» était stationné à l’extérieur du Scotiabank Saddledome, tout juste à côté d’une colline escarpée.

Au sommet de ladite colline, plusieurs amateurs des Flames, qui voulaient voir passer Sidney Crosby, avaient confectionné une affiche qui lui souhaitait bonne chance pour les prochains Jeux olympiques de 2014.

Alors que les joueurs des Penguins montaient dans l’autobus, Crosby, voyant l’affiche au loin, a fait demi-tour et a couru vers le haut de la colline pour signer des autographes aux jeunes admirateurs. Ni le froid, ni le vent allaient arrêter le #87 ce jour-là...

3. 6 mars 2014 – Chambouler sa routine... a parfois des conséquences fâcheuses!

Date limite des transactions. Quelques heures plus tôt, les Penguins avaient mis la main sur Lee Stempniak et Marcel Goc.

En soirée, les Penguins doivent disputer un match contre les Sharks, du côté de San Jose.

L’entraînement matinal se termine. Tous les joueurs entrent au vestiaire, puis quittent vers l’hôtel à 12h30.

Même si Crosby a l’habitude de suivre une routine très précise les jours de match, il décide ce jour-là de rester à l’aréna.

À 13h, il est aperçu à l’extérieur du vestiaire des Penguins, silencieux.

Lorsque Josh Yohe lui demande pourquoi, le joueur étoile répond : «Je pense qu'il est important que les nouveaux gars se sentent les bienvenus».

Finalement, vers 13h30, alors que les autres joueurs des Penguins faisaient la sieste, Crosby était là pour serrer la main de ses deux nouveaux coéquipiers.

Ironiquement, l'attaquant des «Pens» a peut-être joué le pire match de sa vie ce soir-là, terminant à -5 dans une défaite de 5-3. À défaut d’avoir joué un bon match, il a néanmoins, avant la partie, démontré à tous qu’il était un grand capitaine...