Samuel Chénard

Photo : Samuel Chénard Crédit : KEVIN KOLCZYNSKI

Football universitaire RSEQ

L’année de vérité pour Samuel Chénard

Publié | Mis à jour

La saison de vérité est arrivée pour Samuel Chénard.

Après quatre ans derrière Hugo Richard, le pivot a l’occasion de diriger l’offensive du Rouge et Or de l’Université Laval cette année.

«Je me suis préparé tout l’été et j’avais hâte que le camp commence, a raconté Chénard, vendredi, après le premier entraînement. J’ai vécu la même préparation qu’à mes quatre premières années, mais je suis conscient que j’ai une coche de responsabilités de plus avec le départ d’Hugo.»

Même s’il a vu peu d’action à ses quatre premières campagnes et qu’il a souvent été utilisé dans des situations où le Rouge et Or voguait tranquillement vers la victoire, Chénard estime qu’il a connu une belle progression et qu’il est prêt à assumer son nouveau rôle.

«À ma première année, j’avais plusieurs choses à améliorer, mais j’ai connu une très bonne progression au fil des ans, a raconté le produit du CNDF. Je bouge mieux mes pieds et je lance en mouvement. J’ai aussi amélioré mes lectures. Je prends ce qu’on me donne. Justin [Éthier] et Mathieu [Bertrand] m’ont beaucoup aidé.»

Éthier abonde dans le même sens.

«Au début, c’était clair que Samuel était en compétition pour seconder Hugo, a rappelé le coordonnateur offensif lavallois. S’il connaissait une belle progression, il obtiendrait l’opportunité de diriger notre attaque à sa dernière saison. Ce fut difficile au début, mais c’est devenu clair qu’il avait le caractère pour mener l’offensive. Au cours des deux dernières années, il a beaucoup amélioré son jeu de pieds. Il a tout fait pour mériter l’opportunité qui se présente.»

Qu’est-ce que Chénard croit pouvoir apporter à l’offensive des champions de la Coupe Vanier? «Je peux apporter du dynamisme, un bon leadership, j’ai une bonne vision et je suis apprécié de mes coéquipiers, a-t-il indiqué. Il n’y a pas de pression parce que j’attends ce moment depuis cinq ans. Je suis prêt et c’est rassurant de pouvoir compter autant d’armes à ma disposition. Ça va être un travail d’équipe.»

Ajustements

Pour la première fois, Chénard pourra utiliser tous les atouts à sa disposition. «Parce qu’on ne voulait pas manquer de respect à l’adversaire, je pensais que Samuel se disait qu’il ne pouvait rien faire quand on l’utilisait, a raconté Éthier. Il a reçu des miettes en embarquant dans des scénarios pas évidents, et ce n’était pas facile, mais c’est maintenant son moment.»

«Sam possède un bon bras, une bonne vision et compréhension et il dirige bien le trafic à la ligne de mêlée, précise Éthier. Il est capable d’apporter les ajustements nécessaires.»

Éthier ajoute du même souffle que Chénard n’aura pas à traîner l’offensive sur ses épaules. «Comme en 2004 après le départ de Mathieu Bertrand quand nous avons gagné la coupe Vanier avec William Leclerc, ça va être un travail d’équipe. Nous avons la ligne offensive la plus expérimentée depuis 2015 alors que nos receveurs et nos porteurs de ballon n’ont rien à envier à ceux des dernières formations. De son côté, Sam ne devra pas essayer de tout faire seul. Il devra bien distribuer le ballon et être patient.»

Trois autres quarts-arrières sont présents au camp. Le pivot de troisième année David Pelletier part avec une longueur d’avance pour le poste de second alors que les recrues Thomas Bolduc et Jean-Philippe Cordero vivent leurs premiers pas sur la scène universitaire.