LNH

Samuel Girard reste terre à terre

Publié | Mis à jour

Trente-cinq millions de dollars, ça ne change pas le monde, sauf que... Un peu plus d’une semaine après avoir signé une lucrative prolongation de contrat de sept ans avec l’Avalanche du Colorado, le défenseur Samuel Girard garde toujours les deux pieds bien ancrés sur terre.

Même si le Robervalois touchera le gros lot à raison de cinq millions $ annuellement à compter de la campagne 2020-2021, il n’est pas question pour lui de se la couler douce pour autant. Ce n’est pas dans sa nature. Du mieux qu’il le peut, il tentera de demeurer le petit gars du Lac-Saint-Jean qui poursuit son rêve d’évoluer dans le plus prestigieux circuit au monde.

«Il n’y a pas grand-chose qui a changé», a assuré en marge du Boot Camp qui se tient au PEPS de l’Université Laval l’arrière de 21 ans, qui a participé à l’ensemble des rencontres du calendrier régulier de l’Avalanche à sa deuxième saison professionnelle.

«Homme le plus heureux»

«Quand Joe [Sakic, le directeur général] m’a appelé pour me confirmer, je pense que j’étais le gars le plus heureux sur terre à ce moment. Je suis excité en vue des prochaines années.»

«Présentement, je ne me suis rien acheté encore et je suis encore le même gars. J’ai juste appelé mes parents par FaceTime. C’était d’ailleurs la première fois que je les voyais depuis l’annonce et ils m’ont serré fort dans leurs bras. On aura peut-être un petit souper ce soir [hier] pour célébrer ça», a avoué Girard, qui avait été informé par son agent deux semaines avant la conclusion de l’entente que les négociations allaient s’amorcer.

L’ancien des Cataractes de Shawinigan a tout de même promis à sa famille qu’elle allait profiter de sa nouvelle vie de millionnaire. Une façon de les remercier pour les sacrifices que ses parents et son frère ont dû accomplir pour lui permettre de poursuivre sa carrière lorsqu’il était plus jeune.

«Je vais faire cinq millions par année, mais je vais rester le même gars. Je vais retourner au Lac-Saint-Jean, je vais encore aider les causes là-bas et je vais encore aller faire des activités avec les jeunes. Je ne changerai pas. La seule chose qui risque de changer, c’est que je vais peut-être m’acheter une maison. Je vais me gâter, je vais gâter mes frères et mes parents.»

Le Québécois ne ménage aucun effort depuis le début de la saison estivale comme en témoigne l’augmentation de sa masse musculaire qui saute aux yeux. Il fait désormais osciller la balance à 182 lb.

«Je veux juste être meilleur d’année en année. Je travaille très fort avec Julie Robitaille en power skating à Châteauguay. Je veux être un défenseur complet et jouer dans toutes les facettes», a renchéri l’auteur de quatre buts et 23 aides l’an dernier.

Une défense prometteuse

Si Girard est tombé sous le charme de Denver et de l’organisation de l’Avalanche, l’inverse est aussi vrai. En séries, le petit défenseur a grugé de grosses minutes sur la glace en étant jumelé au jeune Cale Makar d’un an son cadet. Girard a été élogieux envers le produit de l’Université du Massachusetts.

«Ce n’est pas facile de sauter tout de suite dans la LNH, surtout en séries. Il a montré qu’il était capable d’y jouer. Il va être un joueur dominant. Son jeu est quasiment parfait. Il va être bon dans les prochaines années.»

À ce duo prometteur risque de s’ajouter Bowen Byram, quatrième choix au total lors du dernier encan de la LNH. Les partisans de l’Avalanche salivent déjà. Girard aussi. L’avenir est rose au Colorado.

«Je ne l’ai jamais vraiment vu jouer. Je l’ai vu jouer avec Équipe Canada et il a l’air bon. On voit qu’il est mobile avec la rondelle, qu’il est bon défensivement et offensivement. Ça va juste être bon pour nous d’avoir de bons jeunes défenseurs comme ça. On sait que c’est à partir de la défense qu’on supporte l’attaque», a-t-il soutenu.