Antonio Pipkin

Photo : Antonio Pipkin Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Alouettes

Les Alouettes s’en remettront à Antonio Pipkin

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En raison de la commotion cérébrale subie par Vernon Adams fils, l’entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, Khari Jones, n’aura d’autre choix que de miser sur Antonio Pipkin comme quart-arrière partant vendredi, contre les Roughriders de la Saskatchewan.

Cette décision prise jeudi par Jones n’est pas une surprise. Adams fils s’était entraîné avec ses coéquipiers mardi et mercredi, sans toutefois recevoir de contacts et sans participer aux simulations de jeu.

«Je ne pense pas que Antonio a grand-chose à prouver. Je connais sa façon de jouer et je ne veux pas qu’il se mette de pression supplémentaire sur ses épaules. S’il arrive à dicter l’allure du jeu, nous aurons du succès pendant ce match», a soutenu Jones.

L’entraîneur refuse de lancer la pierre à Pipkin pour la dernière défaite face au Rouge et Noir d’Ottawa. Pipkin était entré en jeu en cours de partie pour pallier la blessure d’Adams et il s’était contenté de huit passes réussies en 17 tentatives pour des gains de 57 verges.

«Il était un peu rouillé la semaine dernière, puisqu’il n’avait pas beaucoup joué. Il devra faire les jeux qui s’offrent à lui et réussir les plus simples», a précisé Jones, rappelant également que le poste de Pipkin avec les Alouettes ne serait pas en jeu en cas de contre-performance, vendredi.

«Je veux mettre à profit les entraînements de cette semaine. Je souhaite retourner sur le terrain et retrouver cet esprit de compétition. J’ai envie d’aider l’équipe à gagner des matchs», a de son côté mentionné Pipkin, tout en souhaitant explicitement amorcer les rencontres suivantes des siens.

En deux rencontres cette saison, il a complété 15 de ses 34 tentatives de passe pour 114 verges de gains et un touché.

Plesius jouera son premier match

La présence du Québécois Frédéric Plesius a aussi été confirmée par l’équipe. Celui qui s’entraîne avec les Alouettes depuis mardi aura une première chance de prouver sa valeur lorsqu’il évoluera au sein des unités spéciales.

«Chaque partie est une entrevue, je me sens comme une recrue. J’ai beaucoup de choses à prouver encore, mais c’est bien d’avoir ce sentiment-là. J’ai des papillons dans le ventre présentement», a déclaré le numéro 53 des Moineaux.

Afin d’être prêt pour la prochaine rencontre, Plesius a regardé des vidéos pendant plusieurs heures en compagnie du secondeur Hénoc Muamba.

«Hénoc [Muamba] et moi, on a vu des films juste pour qu’il m’apprenne et que je sois prêt si jamais quelque chose arrive. Je suis vraiment reconnaissant de son aide en ce moment, c’est un très bon leader», a spécifié celui qui croit avoir des choses à prouver à la suite de son premier séjour avec les Alouettes en 2017, freiné abruptement par une blessure à la mi-saison.

Enfin, malgré qu’il soit encore tôt pour en parler, Plesius, 31 ans, a émis le souhait de rester avec les Alouettes pour longtemps.

«C’est sûr que j’aimerais vraiment terminer ma carrière avec les Alouettes; ça va dépendre de s’ils ont besoin de moi. Tout est avantageux pour que je reste ici l’an prochain. Je vais commencer par rester en santé cette année, bien performer. On y va une partie à la fois et peut-être gagner le championnat», a dit Plesius.