Rogers Cup Montreal - Day 5

Crédit : AFP

Tennis

Un match éreintant pour Pospisil

Publié | Mis à jour

Le poignet droit enrubanné, des crampes dans plusieurs régions du corps, mais un désir de rester debout. Vasek Pospisil a livré un combat de plus de deux heures contre Félix Auger-Aliassime.

À la fin du match, Pospisil a serré la main de son bon ami pour ensuite sortir du court central sous les applaudissements de la foule. S’il a perdu ce match-marathon contre l’une des vedettes montantes du circuit, il a gagné une bataille psychologique. Il sait maintenant qu’il peut encore cogner à la porte du top 100 ou même du top 50.

«Avec les blessures, j’ai chuté au classement, a rappelé Pospisil. Je veux vraiment retourner parmi les 50 meilleurs joueurs au monde ou même mieux. J’ai réussi à me maintenir parmi ce groupe pendant quelques années. Je crois que si je peux jouer comme je l’ai fait aujourd’hui, je serai capable de regagner ce niveau. J’aimerais réintégrer le top 50 d’ici un an. Ce serait bien. Il s’agit de mon objectif. Mais j’aurai besoin d’être libéré de la douleur et des blessures.»

À 29 ans, Pospisil a encore du bon tennis dans le corps. Il l’a démontré en poussant Auger-Aliassime jusqu’à un bris d’égalité en troisième manche.

Relégué au 205e rang mondial en raison de nombreuses blessures au cours des derniers mois, l’athlète originaire de la Colombie-Britannique jouait un deuxième match seulement cette année sur le circuit de l’ATP. Et les deux fois, il a croisé Auger-Aliassime sur son chemin. La dernière fois, c’était lors du premier tour à Wimbledon où il avait perdu en quatre manches contre son jeune compatriote.

Exténué

En conférence de presse, près d’une heure après son match, Pospisil avait le regard hagard. Il a fait répéter les questions à plus d’une reprise, autant en anglais qu’en français. Il cherchait ses mots et il oubliait rapidement le contenu des questions. Il était déboussolé à cause de l’épuisement physique et de la consommation de médicaments pour contrer les crampes durant la rencontre.

«J’ai eu des crampes aux mollets et aux cuisses, et aussi dans mon poignet, a-t-il précisé. C’était partout dans mon corps. J’ai aussi pris des pilules pour réduire la douleur. J’ai probablement pris le double de la dose habituelle. J’ai eu mal au ventre pendant la troisième manche en raison de ça. C’était vraiment dur pour mon estomac.»

Pospisil a ressenti une douleur plus vive alors que le pointage était de 2 à 2 en troisième manche. Même s’il a pratiquement vomi sur le terrain (pour reprendre ses mots), il n’a jamais abandonné et il a procuré une bonne frousse à son rival.

«Je suis heureux de mon match, c’était probablement ma meilleure prestation en trois ans», a-t-il lancé.

Un grand respect

La veille, Pospisil a subi l’élimination lors du premier tour en double avec Auger-Aliassime comme partenaire. Quelques heures plus tard, les deux joueurs se retrouvaient sur le court en tant que rivaux.

«C’était difficile, il n’y a pas de doute, a admis Auger-Aliassime. J’ai célébré ma victoire modestement, car c’est un bon ami. Quand je lui ai parlé au filet, je ne trouvais pas les bons mots. Je lui ai dit que nous venions de jouer un très bon match. Je lui ai souhaité bonne chance pour le futur. Je l’ai recroisé dans le vestiaire et je lui ai encore rappelé que c’était un bon match.»