MATCH-DES-LEGENDES-DU-SOCCER

Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Impact

Pour reconnecter avec le public et l’histoire

Pour reconnecter avec le public et l’histoire

Patrice Bernier

Publié 06 août
Mis à jour 06 août

Le soccer, c’est un jeu, mais c’est aussi une passion, une culture et une communauté. Ça va bien au-delà des 90 minutes que dure une partie.

Et le match qui a opposé les légendes de l’Impact à celles du Brésil, dimanche dernier au Stade Saputo, c’était une célébration de tout ça.

Cette rencontre, à laquelle j’ai eu le plaisir de participer, était un retour en arrière sur de bons souvenirs, de bons moments que les joueurs ont laissés derrière eux.

Le public montréalais a pu renouer avec des athlètes qui ont marqué les 26 ans d'histoire de l'Impact, autant en MLS que dans les autres circuits où l’équipe a évolué précédemment. Et cette équipe du Brésil qui s’est présentée sur la pelouse avait aussi de quoi charmer. C'était le talent local contre le talent international et tout ça a convergé à Montréal, dans un Stade Saputo qui a vibré à plusieurs moments au cours de la rencontre.

Ainsi, les partisans de l’Impact ont retrouvé Didier Drogba, qui a fait battre leur cœur durant les saisons 2015 et 2016. Mais de l’autre côté, il y avait notamment Rivaldo, un ancien gagnant du Ballon d’or, ce qui veut dire qu'il a été, pendant un temps, le meilleur au monde. Pas juste un très bon joueur d'une très bonne ligue, c'était LE meilleur. On avait des champions du monde en Cafu, capitaine du Brésil en 2002 et Dunga, capitaine lors de la conquête de 1994. Du bien beau monde.

Amical, mais pas trop

Et attention, ces gaillards-là étaient venus pour jouer!

Oui, le terme «amical» est attribué à des matchs qui ne sont pas officiels, mais un athlète qui aspire au plus haut niveau, ou qui l'a atteint, reste conditionné à y aller pour la victoire.

On l'a vu!

C'était parfois intense. On a vu Hassoun Camara glisser pour bloquer un tir et empêcher Rivaldo de marquer. On a vu des accrochages. Des joueurs qui se plaignent aux arbitres. Ce n'était pas «cochon» ou agressif, mais ça démontre que cette nature compétitive est humaine avant tout. Ça a permis d'avoir un bon spectacle et les 7000 à 8000 personnes présentes au stade en ont eu pour leur argent!

Physiquement, on n'est plus conditionnés à jouer 90 minutes, mais tout les joueurs voulaient démontrer leur savoir-faire, ou au moins un échantillon de ce qu'ils étaient capables de faire durant leur carrière.

On a tenu le coup! Mais dans les jours suivants, on ressent qu'on n'est plus entraînés pour jouer des matchs de 90 minutes!...

Dans les circonstances, certains ont été impressionnants. Cafu, entre autres, a beau avoir 49 ans, il a néanmoins montré plusieurs «flashs» qui rappellent à quel point c’était un joueur à part à son temps. Imaginez à quel point il devait être dominant quand il avait 28, 29 ou 30 ans! C'est probablement l'un des meilleurs latéraux droit de l'histoire du soccer. Il était en forme pour un gars qui ne joue plus régulièrement.

Du côté de l’Impact, oui, Cameron Porter a été bon, il a marqué le premier but, mais c’est encore un tout jeune homme. J’ai particulièrement été surpris par les joueurs qui sont à la retraite depuis plus longtemps, comme Eduardo Sebrango ou Nevio Pizzolitto. Justin Mapp, quant à lui, avait aussi l'air affûté. Au niveau de sa gestuelle, on voyait qu'il n’avait pas perdu grand-chose!

En fin de compte, ça s’est terminé 3-3, puis le Brésil a gagné aux tirs au but. Ce fut un bon match, le public s’est amusé et il n’est pas hors de question de répéter l’expérience un jour. C'est dans la culture mondiale du soccer, ces «jubilés», ces matchs de gala. On espère pouvoir garder ce contact avec les anciens de l'Impact et on va voir si on peut se frotter à d'autres grands du monde du soccer. C’est à suivre!