Rogers Cup Montreal - Day 5

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Tennis

Nick Kyrgios fait encore des siennes dans la défaite

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Imprévisible. Alexander Zverev et Andy Murray avaient utilisé ce qualificatif pour décrire Nick Kyrgios, l’enfant terrible sur le circuit de l’ATP.

Kyrgios débarquait à Montréal en parfaite confiance, fort de sa victoire à Washington en finale contre le Russe Daniil Medvedev. L’Australien avait également éliminé le Grec Stefanos Tsitsipas en demi-finales de ce tournoi dans la capitale américaine.

Durant une semaine, Kyrgios avait joué à la hauteur de son immense talent. Les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas dans l’univers de ce joueur.

À Montréal, la 27e raquette au monde a choisi de présenter son mauvais visage. Il a perdu en deux manches de 6-3 et 6-4 dès le premier tour contre le Britannique Kyle Edmund, le 33e joueur au monde.

«Je suis un peu fatigué, a dit Kyrgios. Je me sentais bien physiquement, mais je ressentais de la fatigue. Je ne veux rien enlever à Kyle. Il a bien joué, il a bien servi. Je n’ai pas réussi à rentrer dans le rythme du match.»

Pour la fatigue, on peut le pardonner. Il a joué une finale dimanche à Washington pour ensuite prendre un vol en direction de Montréal le lendemain. Pour l’attitude et la détermination, c’est une autre histoire.

Des ballounes

D’un tempérament bouillant, Kyrgios s’est mis en colère contre l’arbitre en raison du choix des serviettes. Il a réclamé des serviettes complètement blanches après seulement quelques minutes à la rencontre. Il a finalement reçu une livraison, mais trop tard à son goût.

«Les serviettes étaient correctes», a répondu l’Australien sèchement.

La pluie a également eu son mot à dire dans ce match. Il y a eu une interruption de 89 min lors de la deuxième manche. C’était 4 à 4 lorsque le mauvais temps s’est invité au stade IGA.

Pour Kyrgios, ça sonnait la fin de sa soirée. À son retour sur le court, il n’avait plus le cœur à l’ouvrage.

Lors de l’échauffement, il a servi des ballounes pour exercer ses services. Edmund l’a brisé immédiatement pour remporter les deux derniers jeux en seulement six minutes.

Kyrgios a montré ses talents de jongleur lors du dernier jeu du match. Il lançait sa raquette avant les services de son rival.

«Il est un joueur imprévisible, a noté Edmund après la rencontre. Tu ne peux rien prédire contre lui. Mais j’ai suivi mon plan de match, je suis resté fidèle à moi.»

Encore une fois, le mot imprévisible ressortait pour décrire l’Australien.

Prévisible aussi

Malgré sa victoire, Edmund a répondu à plus de questions au sujet de son rival.

«C’est un joueur très particulier, a-t-il raconté quelques minutes après son match. Avec lui, tu ne sais jamais ce que tu vas avoir. Ce qui est évident, c’est qu’il a un des meilleurs services du circuit. C’est une bataille en soi. Évidemment, certains jeux, il n’y a rien à faire, mais sur d’autres jeux, j’ai réussi à rendre ça serré. J’ai très bien servi aujourd’hui et j’ai contrôlé les balles.»

«Il est imprévisible, mais c’est prévisible qu’il va essayer des choses, a-t-il enchaîné. Il va tenter des coups spéciaux. Tu ne dois pas être surpris et simplement t’y attendre. J’ai appris à m’amuser avec ça, s’il frappe entre ses jambes, tu l’applaudis. Mais j’étais en plein contrôle.»

Au retour de la pluie, Edmund a gardé sa concentration et il n’a pas regardé les bouffonneries de son adversaire durant l’échauffement.

«Ce n’est pas mon problème. Nick peut faire ce que ça lui tente. De la façon dont il a fini de servir, j’avais plus de deuxièmes services, plus de temps, donc je pouvais remettre plus de balles en jeu. Mais il peut très facilement revenir et frapper trois ou quatre as. L’idéal était de revenir et de gagner les deux premiers jeux.»

Au deuxième tour, Edmund affrontera le Russe Daniil Medvedev.