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Crédit : AFP

Coupe Rogers 2020

Andy Murray ne veut pas brûler les étapes

Publié | Mis à jour

Même s’il se rapproche dangereusement d’un retour au jeu en simple, Andy Murray ne veut pas brûler les étapes. C’est pourquoi il a choisi d’y aller de prudence cette semaine à Montréal et de se concentrer sur l’épreuve de double de la Coupe Rogers en compagnie de Feliciano Lopez. Toutefois, dès la semaine prochaine à Cincinnati, l’Écossais de 32 ans pourrait faire le grand saut.

Ultimement, c’est la perspective de participer au dernier tournoi du Grand Chelem de la saison, en simple, qui anime Murray. Il tentera certainement de le faire, mais pas à n’importe quel prix.

«Je ne veux pas que le US Open soit mon premier tournoi, donc il faudrait que ça se passe la semaine prochaine. Mais je ne suis pas pressé.»

L’ancien numéro un mondial a joué son dernier match en simple aux Internationaux d’Australie, en janvier. Dans la douleur, il s’était incliné au premier tour devant l’Espagnol Roberto Bautista Agut. S’en est suivi une deuxième chirurgie à la hanche droite et une longue réhabilitation. Il a effectué un retour victorieux à Queen’s en juin, en gagnant le titre en double aux côtés de Lopez.

«Quand tu reviens d’une blessure, il doit y avoir une progression graduelle. Cette semaine, j’aurais pu jouer un match de trois sets en simple. Mais il y a une différence entre le faire une fois et, potentiellement, cinq ou six jours de suite. Il faut que le corps soit prêt à prendre une telle charge de travail pour ne pas qu’il subisse une autre blessure. Présentement, je l’habitue à compétitionner à nouveau.»

En plus de participer au tournoi de double, Murray veut profiter de son passage à Montréal pour pratiquer avec les meilleurs joueurs au monde afin d’évaluer son niveau. Et jusqu’à présent, ça se passe plutôt bien pour lui.

«Mon corps supporte bien l’effort, mieux que pendant la saison sur gazon. Je prends ça un jour à la fois, mais je me sens mieux de semaine en semaine (...) Je sens que je suis assez près du but.»

Une autre bataille

Malgré l’excitation entourant son retour, Murray préfère modérer ses attentes. Il ignore s’il retrouvera un jour le niveau qui lui a permis de gagner trois tournois du Grand Chelem et de faire la pluie le beau temps sur le circuit de l’ATP avec Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic.

«Si jamais je reviens à un haut niveau de jeu, ça aura été l’une des choses les plus difficiles que j’aurai eu à faire. Les dernières années ont été vraiment difficiles, a-t-il dit. Me battre sur le court, je l’ai fait beaucoup dans ma carrière. C’est un autre type de bataille que je mène présentement. J’avais été assez chanceux jusqu’ici dans ma carrière. C’est la première fois que je dois me battre pour le tennis, pour revenir sur le court.»

Qu’il gagne ou non son pari, Murray est maintenant convaincu d’une chose.

«J’ai compris récemment que même si je ne peux pas jouer au tennis, je vais être heureux. J’ai toujours pensé que le tennis était la chose la plus importante puisque ça prend une place énorme dans ma vie depuis que je suis tout jeune, a-t-il expliqué.

«Ce n’était pas le cas il y a 18 mois, mais je ne suis pas inquiet si je dois arrêter de jouer dans trois mois ou dans un an. Je sais maintenant que je vais être heureux et que j’aurai une belle vie.»