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Crédit : AFP

Paul Rivard

Le «jeune Federer»

Le «jeune Federer»

Paul Rivard

Publié 03 août
Mis à jour 03 août

Depuis qu’il a été ciblé à 14 ans comme un formidable espoir du tennis international, Félix Auger-Aliassime n’a jamais pu être un adolescent comme les autres.

Avec un talent exceptionnel et doté (déjà) d’une solide tête sur les épaules doublée d’un environnement protecteur, il a réussi à justifier son énorme potentiel tout en développant une personnalité mature et attachante.

J’ai eu le privilège de le rencontrer en tête-à-tête, à la mi-juillet, avant son départ pour le tournoi de Washington. À ce moment, pendant une trentaine de minutes, nous avons fait le tour du Stade IGA, de son centre national d’entraînement, de la classe où il poursuivait ses études en parallèle, et du court central bien évidemment.

Le Stade IGA : sa deuxième maison, comme il le dit si bien.

Une conversation qui a permis d’aborder les habituels sujets tennistiques, mais aussi d’entendre Félix sur la pression d’être une tête d’affiche dans sa propre ville (c’est son immense visage qui accueille le public, sur la façade du Stade IGA), du contrat de vie avec ses parents, du respect qu’il porte au public comme à ses rivaux dont ses ses amis Shapovalov et Pospisil, ainsi que de ses études et de sa nouvelle vie à Monte Carlo.

De beaux moments que nous partagerons avec vous, tout au long de la semaine de la Coupe Rogers, sur les ondes de TVA Sports, et dont j’ai inséré un exemple, au bas de cette chronique.

Quelle maturité!

Non, clairement, je n’avais pas l’impression de discuter avec un ado, mais bien avec un adulte des plus mûrs. Avec des choix de mots et des constructions de phrases à faire pâlir d’envie bien des personnalités publiques, le jeune homme de bientôt 19 ans (8 août), nous donnait plus l’impression d’avoir 30 ans.

En fait, depuis qu’il s’est signalé au monde du tennis par des prouesses au Challenger de Granby, il y a cinq ans de ça, on peut avoir l’impression qu’Auger-Aliassime a vieilli de deux ans, chaque année.

Lorsque des amateurs me demandent comment il est, le jeune Félix, je me surprends à le surnommer le «jeune Federer». Pas pour son style de jeu, bien sûr, mais par ses propos articulés et son respect des personnes avec qui il s’entretient et des autres dont il s’entretient. Si sa carrière est aussi longue et fructueuse qu’on le souhaite, il pourra aussi être reconnu comme un modèle tous azimuts pour la jeunesse.

Comme Roger...