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Auger-Aliassime et Raonic rendent les armes à Washington

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Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas pour Félix Auger-Aliassime, dont le parcours s’est terminé jeudi par une amère défaite au troisième tour du tournoi de Washington.

Le Québécois, battu en deux manches de 6-3 et 6-4 par Marin Cilic, n’a pas cherché les excuses pour expliquer sa contre-performance.

«J’ai disputé l’un de mes pires matchs de l’année, a avoué Auger-Aliassime d’entrée de jeu. Rien n’a fonctionné, c’est aussi simple que ça.»

Auger-Aliassime s’est montré chancelant dès ses premiers coups de raquette sur le court central du complexe Rock Creek. Au service pour amorcer la rencontre, il a ouvert la porte à son rival croate, 17e joueur mondial, en commettant deux doubles fautes.

Puis un autre bris, survenu cette fois au cinquième jeu, a permis à Cilic de se forger une confortable avance de 4 à 1.

Plus de doubles fautes que d’as

«Ce n’est pas seulement mon service qui a fait défaut, a-t-il renchéri. C’est l’ensemble de mon jeu.»

N’empêche que son service lui a causé de gros soucis. Si bien qu’il a commis plus de doubles fautes (11) que d’as (10) pendant la rencontre.

Après avoir rendu la pareille à Cilic pour réduire la marque à 4 à 3 au premier set, Auger-Aliassime a repris ses mauvaises habitudes par la suite. Le Croate de 30 ans a scellé l’issue de la manche avec un troisième bris de service.

«Honnêtement, je ne comprends pas ce qui s’est passé, mais il va falloir trouver, s’est interrogé le Québécois. Je n’étais même pas près de mon niveau de jeu habituel. Je n’ai pas grand-chose de positif à retirer de mon match.»

Une mauvaise journée au bureau, quoi.

Mais quand on a seulement 18 ans et qu’on occupe le 22e rang mondial à l’ATP, ça peut effectivement arriver.

«Une défaite du genre est une occasion pour s’améliorer, a-t-il poursuivi. Ma prestation a clairement démontré que j’ai justement besoin de m’améliorer. Ce n’est jamais facile et je tente toujours de faire de mon mieux.»

«Je n’ai rien d’autre à faire que de retourner à l’entraînement en fin de semaine, à Montréal. Je ne peux revenir en arrière. Il faut tout oublier.»

Un moment décisif

En deuxième manche, alors que la marque était égale à 4 partout, Auger-Aliassime n’a pu convertir une balle de bris, ratant ainsi une belle chance de servir pour la deuxième manche au jeu suivant.

«Oui, on peut parler de moment décisif, a-t-il répondu. C’est vrai. Mais dans ce cas précis, je n’ai pas grand-chose à me reprocher. Mon adversaire a répondu en réalisant un excellent service pour se sortir d’embarras.

«C’est surtout au premier set que ça s’est passé, d’après moi. Je n’ai pas été en mesure de m’accrocher.»

«Jouer de cette façon contre un adversaire de qualité comme Cilic, ça ne pardonne pas. Il y a quelque chose que je devrai ajuster pour faire mieux la semaine prochaine à Montréal.»

C’est par une double faute qu’Auger-Aliassime a mis fin au match, à la faveur de son adversaire.

En double lundi, en simple mardi

Auger-Aliassime rentre à Montréal vendredi matin en prévision de la Coupe Rogers qui s’amorcera pour lui dès lundi, alors qu’il disputera un match de double en compagnie de son compatriote et ami Vasek Pospisil.

Puis, le lendemain, c’est en fin d’après-midi qu’il doit livrer son premier duel en simple. Son rival sera connu vendredi à l’occasion du tirage au sort.

«Montréal est un tournoi important pour moi, a conclu Auger-Aliassime, mais ça demeure une compétition comme les autres. Ma préparation ne changera pas, ma routine non plus. Et j’ai des matchs à jouer.»

Raonic peine également 

À l’instar de son compatriote Félix Auger-Aliassime, Milos Raonic s’est fait montrer la porte de sortie jeudi au troisième tour du tournoi de Washington.

Le meilleur joueur de tennis au Canada (classé 20e au monde) s’est incliné en deux manches identiques de 6-4 face à l’Allemand Peter Gojowczyk (122e à l’ATP).

Raonic, âgé de 28 ans, a fait appel à un soigneur sur le terrain alors qu’il menait 2 à 1 en deuxième manche. Pendant une bonne dizaine de minutes, il a subi des traitements pour soigner son dos.

Un dos qui lui cause des ennuis depuis un bon bout de temps.

La fatigue

«Ce n’est pas une source d’inquiétude pour moi, a indiqué Raonic. Aucun spécialiste ne m’a dit jusqu’ici que c’était sérieux. Je pense plutôt que c’est la fatigue qui est la cause de mes malaises. J’ai subi d’autres traitements après mon match, ça m’a fait le plus grand bien.»

L’Ontarien n’a pas su exploiter son puissant service, ne réussissant que sept as, soit seulement un de plus que son rival.

«Je n’ai pas bien joué, a-t-il reconnu. Et mon service n’est pas aussi efficace que d’habitude.»

Escale importante

Raonic doit arriver vendredi à Montréal pour participer à la Coupe Rogers qui s’amorce lundi.

«J’ai toujours dit que c’était l’une des escales les plus importantes inscrites à mon calendrier, a-t-il souligné. Cet événement est pour moi comme un tournoi majeur.

Je veux toujours bien faire devant mon public, que ce soit à Montréal ou à Toronto, même si je n’y ai pas toujours obtenu le succès espéré.»

Victoire en double

Il ne reste plus qu’un seul représentant de l’unifolié à Washington et sa victoire jeudi lui permet de poursuivre sa route.

En double, la Canadienne Sharon Fichman et sa partenaire britannique, Noami Broady, ont uni leurs efforts pour vaincre leurs rivales indonésiennes, Jessy Rompies et Beatrice Gumulya, en trois manches de 6-7 (5), 6-1 et 10-5.

En demi-finale, elles affronteront les troisièmes têtes de série, la Russe Anna Blinkova et la Japonaise Miyu Kato, tombeuses d’Eugenie Bouchard et de l’Américaine Sofia Kenin, mardi.