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À VOIR: Jean Pascal met le feu aux poudres en point de presse

Publié | Mis à jour

Jean Pascal (33-6-1, 20 K.-O.) disputera, ce samedi au Barclays Center de New York, un 41e combat en carrière et il se frottera, comme il a l’habitude de le faire, à un boxeur dont la feuille de route est très étoffée.

Le boxeur québécois aura comme adversaire Marcus Browne (23-0-0, 16 K.-O.), dans un combat où le titre intérimaire des mi-lourds de la WBA sera à l’enjeu.

Fidèle à son habitude, Pascal a fait des flammèches à l’occasion d’un point de presse présenté en marge du combat.

Faisant référence au passé trouble de Browne en termes de violence conjugale, il s’est présenté devant les médias avec une perruque de femme, et s’est adressé directement à son rival.

«Si j’enfile cette perruque, tu me promets que tu vas me battre?».

Cette déclaration, jumelée à quelques gestes de provocation de part et d’autre, a fini par déclencher une bousculade entre les deux pugilistes (À voir dans la vidéo ci-dessus). Les policiers new-yorkais ont d'ailleurs dû intervenir pour calmer le jeu.  

En entrevue à l’émission «Les Partants», l’entraîneur de Pascal, Stéphan Larouche, est revenu sur les événements.

«Jean aime donner un spectacle. Il est dans son élément quand ces choses se produisent.  Il vient encore d’en faire la preuve.»

Un adversaire pas piqué des vers

À son dernier combat, Jean Pascal a subi la défaite contre le Russe Dmitry Bivol. Cette fois, en Marcus Browne, le Québécois retrouvera un adversaire tout aussi dangereux, mais peut-être plus imprévisible.

«Bivol est un boxeur extrêmement actif, mais il fait souvent les mêmes choses sur le ring, ce qui le rend un peu prévisible. C’est d’ailleurs une facette de sa boxe qui lui cause quelques ennuis. Sauf que dans le cas de Browne, on parle d’un boxeur plus subtil, qui a énormément d’outils. Il est patient, intelligent et salaud, surtout lorsqu’il combat à courte distance. Il bénéficie également d’une bonne portée.», a analysé Larouche.

Feuille de route parfaite contre les gauchers

Jean Pascal n’a jamais subi la défaite contre un boxeur gaucher.

Il tentera de poursuivre dans la même veine contre Browne, dont la main forte est la gauche.

«Pour un boxeur confiant comme Jean Pascal, une statistique du genre peut aider énormément. S’il faut donner quelque chose à Jean, c’est sa confiance. Pour lui, c’est très plaisant d’aborder un camp d’entraînement en sachant qu’il a toujours eu du succès contre des gauchers.»

Larouche y est ensuite allé d’une intéressante comparaison.

«Marcus Browne est grand et a une longue portée, tout comme Chad Dawson (que Pascal avait vaincu en 2010). Justement, on s’est préparé pour le combat de samedi avec Chad Dawson. On sait donc parfaitement ce que Jean devra faire pour sortir Browne de son style de boxe habituel.»

Et la suite?

On ne peut pas nier que Jean Pascal a moins de boxe devant lui qu’il en a derrière. Le Québécois, même s’il semble toujours en très grande forme, vieillit et se frotte souvent à des rivaux beaucoup plus jeunes que lui.

Comment Stéphan Larouche voit-il la suite des choses pour son poulain?

«Ce que Jean fera dans le futur dépendra beaucoup du combat qu’il va livrer samedi. On va analyser sa performance après le duel et on prendra une décision qui, bien sûr, sera directement liée à sa santé et à son bien-être.»