Crédit : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Impact: des besoins demeurent en attaque

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Mine de rien, la fenêtre de transferts estivale se referme dans une toute petite semaine, mercredi prochain, et pour le moment, l’Impact n’a ajouté qu’un joueur.

Bon, il faut dire qu’avec un seul match à son compteur, Lassi Lappalainen se présente comme une fort belle acquisition.

Le jeune finlandais, qui aura 21 ans ce mois-ci, a inscrit deux buts de qualité samedi dernier dans une victoire de 4 à 0 sur l’Union de Philadephie, au stade Saputo. Et il a été nommé joueur de la semaine dans la MLS.

On réclamait une étincelle offensive et on l’a eue. On peut aussi ajouter le retour d’Ignacio Piatti dans cette catégorie.

Sans parler de nouvelle acquisition, quand on connaît tout le talent que possède l’Argentin, force est d’admettre que son retour au sein de la formation donne un nouvel élan à l’Impact puisqu’il n’avait joué que cinq matchs avant celui de samedi.

Des besoins en attaque

Tout est maintenant une question d’établir les besoins de l’équipe. Défensivement, ça semble tenir malgré la perte prolongée de Victor Cabrera en défense centrale. L’Impact compte sur Zakaria Diallo, Jukka Raitala et Rudy Camacho à cette position.

En milieu de terrain, l’équipe pourrait profiter de l’ajout d’un milieu défensif pour venir en aide à Samuel Piette, de même que d’un milieu offensif pour mener le jeu.

Toutefois, dans la configuration présentée par l’entraîneur-chef Rémi Garde samedi passé, ce poste était rendu moins nécessaire avec la présence de Nacho Piatti en attaque et de Saphir Taïder derrière lui.

C’est donc en attaque que les questions demeurent puisque sur les ailes, on retrouve Lappalainen et Piatti qui peuvent jouer à gauche alors qu’Orji Okwonkwo et Omar Browne pilotent le flanc droit.

L’homme de la situation?

La grande question est donc de savoir si le Bleu-blanc-noir est à l’aise d’aller à la guerre avec Maxi Urruti comme attaquant.

L’Argentin ne marque pas, mais quand il offre une performance comme celle face à l’Union, il contribue largement aux succès de l’Impact.

Il faut aussi se demander si Garde a l’intention de poursuivre l’expérience du 4-4-2 avec Piatti et Urruti devant.

Il faut admettre que les deux compatriotes ont fait du bon boulot ensemble, mais cette combinaison ne sera pas toujours possible ce mois-ci avec les huit matchs qui attendent l’équipe.

On sait que l’Impact détient encore une place de joueur étranger. On ne sait toutefois pas quelle est sa marge de manœuvre sous le plafond salarial, si ce n’est qu’elle n’est pas bien grande.

On sait également que le propriétaire Joey Saputo a toujours été réticent à investir dans un troisième joueur désigné.

On ne peut pas dire que les autres équipes de l’Association de l’Est se sont grandement améliorées, outre le Toronto FC qui compte désormais sur Omar Gonzalez, Erickson Gallardo et Patrick Mullins.

Quelques options

Mais pour le simple plaisir de la chose, jetons un coup d’œil à quelques joueurs d’envergure qui sont toujours sans contrat.

On retrouve l’attaquant anglais de 28 ans Danny Welbeck, un ancien de Manchester United et d’Arsenal qui aurait besoin de relancer sa carrière. Daniel Sturridge, un autre attaquant anglais sous les 30 ans est encore disponible, mais il accumule les blessures depuis quelques années.

Toujours sur le plan offensif, il y a le milieu italien de 33 ans Claudio Marchisio, l’avant-centre espagnol Fernando Llorente ou l’attaquant italien Mario Balotelli, mais celui-ci est un cas à problème.

La Major League Soccer a indiqué que la saison 2020 s’amorcera à la fin février plutôt qu’en mars.

Intensité renouvelée 

Depuis deux semaines, on voit une intensité accrue dans les séances d’entraînement de l’Impact, ce n’est donc pas un hasard si l’équipe a remporté ses deux matchs la semaine dernière.

«On veut améliorer l’intensité et je crois que c’est ce qui a fait qu’on a obtenu un bon résultat contre Philadelphie», a expliqué le milieu de terrain Shamit Shome, indiquant qu’il y a peut-être eu un excès de confiance.

«Je crois qu’on est devenus complaisants et qu’on a pensé qu’on n’avait plus à travailler aussi fort, ce qui fait qu’on est devenus un peu lâches. On a retrouvé notre cadence et les deux dernières semaines ont été assez bonnes.»

Saphir Taïder a mis les choses en perspective, mentionnant que les apparences sont parfois trompeuses.

«C’est bizarre parce qu’on a la chance d’avoir les données GPS, et, dans le match contre Philadelphie, on a couru beaucoup moins que dans celui contre York alors qu’on semblait avoir mis plus d’intensité contre Philadelphie. Le foot n’est pas une science exacte.»

Un poids de moins

Coïncidence ou pas, l’intensité a monté d’un cran depuis que Harry Novillo a quitté le navire.

Sans le nommer précisément, Shome a reconnu qu’un seul joueur qui n’est pas complètement investi peut corrompre tout le groupe.

«C’est bien de conserver un groupe où tout le monde veut travailler. On le voit dans les matchs et les séances d’entraînement, quand un joueur ne veut pas travailler, une équipe peut se faire brûler juste à cause d’un joueur.

«On le voit dans les mini-matchs à l’entraînement et ça devient évident que quelque chose doit changer afin que tout le monde reste concentré et imputable.»

Piette de retour

Absent depuis deux semaines et demie, Samuel Piette a repris l’entraînement avec ses coéquipiers, mercredi matin.

Le milieu de terrain de 24 ans s’était blessé aux côtes lors du match contre le Toronto FC le 13 juillet.

Piette, dont l’absence était prévue pour une période de trois semaines, a raté deux rencontres de MLS et le match retour du Championnat canadien contre York.

Il ne serait pas surprenant de le voir dans la formation lors du premier match de demi-finale du Championnat canadien contre Calgary, mercredi prochain, au stade Saputo.