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Washington: Auger-Aliassime et Raonic en huitièmes

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C’était un match piège pour Félix Auger-Aliassime, mais il a su se sortir d’embarras au bon moment.

Le Québécois a réussi son entrée mercredi au tournoi de Washington en s’imposant en trois manches de 6-4, 3-6 et 6-4 face à Reilly Opelka, un adversaire coriace et surtout un géant de 6 pi et 11 po au service dévastateur.

Si l’Américain, 43e mondial, a su exploiter son arme favorite au deuxième set, il a connu une baisse de régime dans la manche décisive.

Auger-Aliassime n’a pas caché sa frustration pendant que son rival enchaînait les as. Vingt-deux au total, mais surtout 10 en deuxième manche.

«J’ai tenté d’ajuster ma position sur le terrain et de la changer quand il servait, a raconté celui qui occupe le 22e rang au classement de l’ATP. Mais chaque fois, il réussissait à me déjouer... peu importe où je me plaçais.»

Service moins efficace

Le géant Opelka n’a toutefois pu maintenir le même rythme au troisième set.

«J’ai constaté, a poursuivi Auger-Aliassime, que son service n’était pas aussi efficace. Il plaçait moins ses premières balles. Je l’ai senti plus nerveux et déstabilisé. Il fallait en profiter, et c’est ce que j’ai fait.»

En avance 5 à 4 au troisième set, le vainqueur a réussi son deuxième bris de service, le seul de la manche, pour mettre fin au match.

Auger-Aliassime a remporté 89 % de ses points quand il est parvenu à placer sa première balle en jeu.

Un public... divisé

Opposé à un Américain sur ses terres, à Washington, Auger-Aliassime s’est dit surpris de l’appui de la foule à son endroit.

«Je n’aurais pas imaginé voir autant de gens derrière moi, a-t-il avoué. Si les rôles avaient été inversés et le match disputé au Canada, j’aurais sans doute eu 100 % des supporters derrière moi. Ici, je dirais que c’était 50-50.»

Au troisième tour, jeudi (il avait été exempté du tour initial), le Québécois aura une très grosse pointure devant lui, le Croate Marin Cilic, sixième favori de la compétition (17e au monde), qu’il n’a jamais affronté.

«Je m’attends à un autre duel intense, mais ce n’est pas la première fois que je me mesurerai à un joueur de ce calibre», a-t-il déclaré.

Raonic n’a pas souffert

L’autre Canadien toujours en lice, Milos Raonic, lui, a eu la tâche beaucoup plus facile face à un autre Américain, Tim Smyczek (281e mondial), qu’il a vaincu en deux manches de 6-1 et 6-4.

L’Ontarien, qui a mis à profit sa puissance au service en réalisant 16 as contre seulement deux pour son rival, a connu un léger passage à vide au deuxième set.

Mené 4 à 2, Raonic a su toutefois renverser la vapeur pour gagner les quatre jeux suivants.

Eugenie et Leylah à Toronto

Sans surprise, Tennis Canada a accordé à Eugenie Bouchard un laissez-passer pour le tableau principal du volet féminin de la Coupe Rogers qui débute lundi.

Son classement à la WTA (114e) ne lui aurait pas permis d’y accéder directement.

Elle prendra part à la compétition pour la 12e fois de sa carrière. En 2016, Bouchard avait obtenu son meilleur résultat en accédant au troisième tour. Les deux dernières années ne se sont toutefois pas bien déroulées puisqu’elle n’a pas franchi le premier tour, dont à Montréal en 2018.

Fernandez aussi

On ne s’étonnera pas d’apprendre non plus que Leylah Annie Fernandez a obtenu le même privilège.

La jeune Lavalloise de 16 ans, qui en sera à sa première participation au tournoi canadien, s’est fait remarquer récemment en remportant le tournoi Challenger de Gatineau et en atteignant la finale à Granby.

Quant à Rebecca Marino (171e mondiale et troisième meilleure joueuse au pays), elle était aussi une candidate, mais sa blessure au pied subie il y quelques mois et qui tarde à guérir, l’empêchera d’être de la partie.

♦ Deux laissez-passer de la WTA ont par ailleurs été accordés à Maria Sharapova et à Venus Williams. Enfin, quatre autres Canadiennes ont été invitées à participer aux qualifications (samedi et dimanche) du tournoi en simple, soit Françoise Abanda, Katherine Sebov, Carol Zhao et Gabriela Dabrowski.